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D'où il vient, l'ennui ?
Et d'où elle vient l'intensité avec laquelle je me plonge dans la discussion, dans la relation avec mes 4 mousquetaires de clients, l'un après l'autre ou tous ensemble ? Ou dans nos papotis du soir avec Nico... Et pourquoi avec les filles par exemple, je sens la fatigue et l'envie de m'enfuir-m'enfouir alors qu'elles m'ont tellement manqué la semaine dernière ; ou avec d'autres personnes, la plupart, une certaine absence, je suis là sans être complètement présente ; et par ricochet eux aussi ont envie de se tirer.
L'absence pour moi, est absence de projet commun ; absence de compréhension mutuelle, ou jugement porté sur le moi du moment, encore plus flou que d'habitude ; je ne pesais déjà pas beaucoup, et voilà que je mets à peser encore moins ! "Tu t'y prends mal, tu as tort." Que répondre à cela ? je ne vais pas argumenter sur ma méthode : marcher à l'intuition et au tatônnement ça ne se justifie pas. Et c'est ce qui fonctionne pour moi. Et je suis preneuse d'autres suggestions, pourvu qu'elles ne soient pas des couperets.
J'aspire à retrouver dans chacune de mes vies une présence et une bonne intensité de relation ; et sans doute cela passera d'abord par la case "me retrouver professionnellement", avancer dans la redéfinition du moi professionnel - et du moi tout court.
Allé ; au boulot.. (je n'ai jamais autant bossé qu'à ces deux étapes charnières où je cherchais ma nouvelle voie, en 2001 et aujourd'hui, donc. ça vous fait ça à vous aussi ?)
[Et une photo quand même, pour égayer l'ennui ; jolies bouées-boulets qui ariment à la terre..]
mai 7, 2008 dans Au boulot ! | Permalink | Commentaires (15)
Tu devrais accepter au contraire cette période de flottement,d'incertitude et d'ennui qui est génératrice de beaucoup de choses dont la créativité.
Rédigé par : Marc_B | 7 mai 2008 11:30:28
Oui tu as raison, l'ennui je le prône pour les enfants et quand c'est moi.. je chougne !
je l'accepte, alors, et vais essayer de ne pas remplir le temps de manière artificielle
Rédigé par : Christie | 7 mai 2008 11:44:22
J'ai découvert ce blog il n'y a pas très longtemps, et j'ai tout de suite accroché. pas à cause du style, ni même des sujets, mais par l'ambiance et par son caractère introspectif. En plus, j'écris ce billet, juste à coté de l'image de l'album de portishead (vraiment un excellent choix, soit dit en passant)qui va bien en fond sonore quand je lis, ici.
Et puis cette petite touche de désepoir qui caractérise ceux qui vivent avec un fraction infinitésimale de seconde de décalage avec le monde. l'impression de louper l'armonie universelle pour une histoire de synchronisation.
pfff !
Encore bravo, grace à vous peut être un jour je commencerais le même voyage.
Rédigé par : dude | 7 mai 2008 11:47:40
Une marche intuituve qui passe entre les suggestions-couperets me semble une bonne option. Se trouver, se retrouver soi-même. Il me semble que la vie est une éternelle partie de cache-cache tant nous changeons. Enfin, c'est mon sentiment du moment. Certaines personnes sont parfois stables très tôt. Moi j'ai l'impression de subir de brusques accélérations depuis quelques temps.
Et les enfants... je les adore. Mais je me sens envahie. Et je me dis que c'est à moi de trouver la solution pour que ça ne rejaisse pas trop sur eux...
Rédigé par : Marie | 7 mai 2008 11:53:45
je suis aussi en période de flottement de doutes et d'incertitude.. je déteste cette sensation de malaise... d'autant plus que j'ai l'impression que personne ne me comprend, ne m'entend... en espérant que Marc.B ait raison et que ce moment soit générateur de créativité! Je suis en congé 6 jours je profite du beau temps aujourd'hui pour faire un tour à la médiathèque, faire qq boutiques et me faire bronzer ensuite sur la terrasse! Bisous Christie!
Rédigé par : lapetitecatherine | 7 mai 2008 11:58:49
Idem que la petite Catherine et toi, moi aussi, période de flottement en ce moment.... J'aspire aussi à cette intensité de relation dont tu parles, et la trouve si peu en ce moment... Malheureusement, je ne la trouve pas vraiment avec mon mari, au contraire, il me rend triste en ce moment, alors j'ai décidé de me reprendre en main, de vivre un peu moins selon son jugement, me retrouver...
Mais me retrouver passe aussi par les autres, paradoxalement... Je me retrouve dans ce que tu appelles le "tatonnement", qu'il est difficile d'expliquer du ressenti et des intuitions....
Difficulté aussi de profiter pleinement des relations... Le conseil de Marc B doit être le bon, accepter cette période.. Et je rajouterai : être disponible pour les belles occasions. Suivre son intuition, ses envies profondes... Bisous.
Rédigé par : Anne-So | 7 mai 2008 12:57:55
Après réflexion je suis même convaincu que cette période de mai ou les rythmes de chacun et chacune sont pertubés avec les ponts et même le retour du beau temps peut être mis à profit.
Le désir d'être rassurer par la maitrise des choses est compréhensible car elle permet de masquer cette peur du vide qui nous hantent.
En revanche, laisser couler le temps, les émotions, les ressentis, les craintes en se disant simplement : "je fais une pause avec moi même" peut s'avérer très ressourcant voir même excitant puisque l'on touche du doigt une certaine liberté.
Pour y arriver il faut sans nulle doute :
- une petite dose d'égoisme
- une pincée de sourire
- un soupçon de curiosité
- et surtout une absence (momentanée) de culpabilité
Faites mijoterà feu doux et servir en quantité modéré (le plaisir n'en sera que plus grand)
Voici pour la recette. Le plus difficile étant certainement de passer par dessus la case "oui mais..." et d'essayer car la seule chose que vous auriez à y gagner (moi y compris) se serait d'y arriver et n'ayons pas peur d'y prendre gôut...ce sont bien ces petites incertitudes qui mettent du piquant dans notre vie, non ?
Rédigé par : Marc_B | 7 mai 2008 14:42:50
je m'ennuie aussi... Tellement envie d'être ailleurs et de faire battre mes ailes au vent marin !
je sais d'où il me vient, l'ennui, c'est d'avoir été à St Malo le week-end dernier, d'y avoir tant ri que j'en ai eu mal aux côtes, d'y avoir senti la mer... et de savoir que je ne la retrouverai pas avant longtemps !
J'en meurs...
(et puis aussi ces pieux plantés un à un dans ma peau par l'odieux Ex...)
Rédigé par : LOutre | 7 mai 2008 14:59:03
Allez une petite musique pour vous remettre d'aplomb...
http://fr.youtube.com/watch?v=-YUxbDEPFiM&feature=related
Rédigé par : Marc_B | 7 mai 2008 15:03:07
ah ben dis donc je ne savais pas qu'on était si nombreux à s'ennuyer !
LOutre quelle peut être votre prochaine perspective enchanteresse ? là, aujourd'hui, ou demain (même si ce sont de petites choses..)
moi : préparer une pizza avec les filles (ce soir)
aller voir ma grand-mère (ce soir)
courir dans la campagne (demain)
gros bisous
merci Marc pour votre recette que je vais appliquer de ce pas !
Rédigé par : Christie | 7 mai 2008 16:06:14
j'aime bien votre recette Marc!
et bien pour moi les perspectives de ces qq jours de vacances: faire du pain maison, un café sur la terrasse au soleil avec "lignes de faille" que j'ai enfin trouvé à la médiathèque, une balade dans la campagne pour faire des photos, un barbecue entre amis vendredi soir...
Tu pars à la campagne ce we Christie?
Rédigé par : lapetitecatherine | 7 mai 2008 16:18:51
Quand je pense qu'il y a un môssieur qui a réussi à te trouver "inconsistante"...devait avoir les capteurs sensoriels encrassés le môssieur...
[euh, je ne sais pas ce qu'est l'ennui...et pourtant je suis pas du genre superactive/remontée comme un ressort...tiens, faut que je creuse!]
Rédigé par : Snödroppe/Sophie | 7 mai 2008 20:00:07
l'ennui si dévastateur , que l'on veut fuir sans cesse en s'engouffrant dans le travail , le tourbillon des tâches, des sorties et des listes. Pourquoi ne pas l'apprivoiser enfin , attendre la vieillesse pour cela où alors il sera si présent mais si transparent ? Merci à tous, ce blog sans cesse amène le questionnement . En tout cas Christie : tu sais "désennuir" et réunir vu la qualité des com. ici. Bon jeudi à toi et bonne course (je m'y suis remise au lieu de trop travailler..)
Rédigé par : chicorée | 7 mai 2008 22:04:53
L'ennui serait comme une forme d'expérience du vide. Des femmes connaissent cela, surtout celles qui s'activent. Féminité et professionnalisme entrainent des contradictions. Les idéaux virils prédominent encore dans le monde du travail. Alors, quelle représentation d'elles, qui serait avenante, les libérerait de l'angoisse d'exister ?
Il y a des moments où le corps d'une femme ne dit rien même si elle se montre. Dans le film étrange et beau de Fellini, Juliette des esprits, le travestissement onirique du corps de l'héroïne déploie un aspect inquiétant de son sexe et fascinant aussi. Juste cette femme qui multiplie des images d'elle changeantes et dans l'absence d'une parole.
Il faudrait peut-être un texte pour se dire, une métaphore révélatrice d'une représentation inédite de soi. En somme, un point de vue de son individualité, comme s'il était écrit. Cette figure nouvelle de sa personnalité se découvre dans le plaisir structurant de la transformation. L'expérience nous change et l'être se métamorphose.
Cette dimension de l'esprit, car ne sommes-nous pas dans un "récit", doit se retrouver avec bonheur, dans la jouissance de l'"écriture" de sa personne. A ces conditions, le recommencement pourrait s'avérer enviable.
Rédigé par : Egide | 8 mai 2008 18:21:27
L'ennui me fait peur..c'est plutôt le vide, le creux, l'absence de projets que je crains. Et je remplis les journées, les week-ends, les vacances. J'ai peur que l'ennui réveille mes *mauvaises* habitudes, la paresse, la mélancolie ...
Le truc, c'est que toutes ces activités occupent l'esprit un moment mais ne rendent pas la vie vraiment *vivante* ...
Rédigé par : B. | 8 mai 2008 18:24:21
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