« fruits d'été | Accueil | contagion (2) : les générosités »
Hier soir je rentre chez moi, feliz de la vida, une baguette de la bonne boulangerie un peu croquée à la main, joliment perchée sur mes chaussures de grande fille... La voisine du dessous est en grande conversation avec le gardien, un bonsoir joyeux et zouip je me faufile, pop dans l'ascenceur. Zut, le plop de la porte et les talons de la dame, la politesse m'impose de maintenir la porte ouverte.
Vous êtes en beauté ce soir
Merci..
Dites donc, samedi matin elles ont commencé à 7 heures vos filles !
(Je le sais, c'est moi qu'elles ont tirées de ma nuit les gougnafières)
Vous pourriez les laisser dans leur chambre
(Et toi ma grande si t'arrêtais de me dire comment je dois vivre ma vie)
Et le même soir, jusqu'à 1h45 du matin je vous ai entendus
(ça m'étonnerait on n'était pas chez nous ce soir-là !)
Elle est descendue sur son palier du deuxième et continue à égrener ses accusations. Cette fois, je ne fais rien pour retenir la porte qui se referme sur sa litanie.
Quand je pousse la porte de chez nous, je suis d'une méchante humeur triste qui mettra quelques heures à se dissiper.
[ça fait des jours et des jours que je voulais vous en parler, de ce texte de Garance à cause duquel je plonge désormais chaque matin dans un abyme lorsque je m'habille... Merci pour tes bonnes ondes, belle brune.
Et oui, je choisis consciemment de m'entourer de personnes qui cherchent à mettre la joie dans leur coeur, dans leur vie et dans la vie des autres. ]
[Je râle je tempète et toute à ma fureur j'en oublie le principal - et ce que je voulais VRAIMENT écrire : toutes ces fois, beaucoup plus nombreuses, où je me sentais désespérée, tétanisée, vide, merdouillette, et une voix, une simple voix au téléphone, ou bien la présence d'un corps ample et doux, voire même d'un corps sec et osseux (je pense à ma grand-mère !)... en une seconde, une toute petite seconde, m'ont rassénérée, rassurée, donné un peu de leur énergie pour qu'à mon tour je la transmette au monde. Ben voilà l'oubli est réparé ! Et fuck les immeubles mal insonorisés !]
[Et tant que je suis dans les liens et dans les bonnes ondes je viens de lire cette belle profession de foi d'un jardinier ; ça faisait longtemps que j'étais pas allée faire un tour chez jp, ben c'est chouette car je suis toute émue d'avoir lu ça ! (j'adore les retrouvailles amicales!)]
mai 20, 2008 dans Une femme | Permalink | Commentaires (19)
Faut pas vivre en immeuble si on aime pas le bruit. Oui les gens ont des enfants, et oui les gens font parfois des micro fiestas. Dans ces moments la, ma devise c'est "live and let live". A Strasbourg j'avais une voisine du dessous qui me reprochait de... marcher.
Rédigé par: dany | 20 mai 2008 09:37:21
Nous elle nous reproche de marcher. Et nous demande de nous coucher plus tôt... Je me fais la demande de me mettre très fort en colère à sa prochaine intrusion.
Rédigé par: Christie | 20 mai 2008 09:43:08
ça doit être usant et rageant et... avec une personne comme ça qui fait feux de tout bois je serais tentée d'en rajouter, marcher avec des talons par exemple. Elle comprendrait peutêtre, une fois la normalité revenue que ça pourait être bien pire. Mais je ne sais pas si ce type de personne raisonne.
Rédigé par: alice | 20 mai 2008 09:51:42
Ses reproches font surtout naître en moi une grande culpabilité... qui n'est pas juste. Car on fait de notre mieux pour vivre paisiblement et joyeusement.
Rédigé par: Christie | 20 mai 2008 09:53:56
Je suis un peu étonnée du commentaire :"Faut pas vivre en immeuble si on n'aime pas le bruit"!
On n'a pas toujours le choix! On pourrait répondre "faut pas vivre en immeuble si on n'a pas un minimum d'égard pour les autres"...
Je parle de la généralité de la phrase, pas du problème de ta voisine qui est peut-être très différent.
Rédigé par: irène | 20 mai 2008 09:55:02
La mienne de voisine tape dans les murs comme une dératée à tout bout de champ, et à tout heure du jour et de la nuit. Chaque fois que je tire la chasse d'eau pendant la journée, chaque fois que quelqu'un tire sa chasse d'eau dans l'immeuble, on y a droit, alors qu'elle passe son temps à hurler des atrocités à son mari, lui lancer des assiettes, etc. C'est le sujet de conversation de tout l'immeuble. Au début, je n'osais plus marcher que sur la pointe des pieds, ni tirer ma chasse d'eau, ni chanter, et puis merde, je vis tout simplement, alors je suis allée déposer une main courante parce qu'elle abuse vraiment (et je suis très patiente sur ce coup-là), et un soir dernièrement en rentrant vers 1h du mat', j'ai fait exprès de laisser tomber mes bottes sur le parquet au-dessus de sa chambre et de tirer la chasse d'eau ;-)
C'est fou ces empêcheurs de tourner en rond ...
Courage Christie ! Tu vas y arriver à faire comme si elle pouvait pisser dans un violon ;-))
Rédigé par: Ingrid ♥ Light | 20 mai 2008 10:57:00
Disons que je suis persuadee qu'on peut apprendre a ne plus faire attention au bruit. Pour moi c'etait une decision consciente quand j'avais une colloc' un peu bruyante: j'avais pas envie de brider ses elans alors j'ai decide d'apprendre a aimer ma colloc comme elle etait.
Au bout d'un moment je m'en fichais de ses fetes et de ses copines, meme, j'aimais bien le passage qu'elle amenait a la maison. Dans un autre appart le mec d'en dessous chantais des prieres musulumanes plusieurs fois par jour. Intrusion ou pas, je trouvais ca joli. La vie en soi n'est pas une intrusion.
Je trouve ca super deplace (et rabat-joie) de tenter de brider les jeux de gamines, ou des evenements de sociabilite tout a fait anodins. Ce temoigne d'une veritable hostilite envers des choses qui sont la vie de tout les jours. Elle veut quoi au juste? Que les voisins du dessus se tiennent a carreaux tout le temps?
Bon je m'emporte un peu la. C'est moi l'intrusion du coup ;-)
Rédigé par: dany | 20 mai 2008 11:04:32
Ben non Dany : je vais imprimer ton comm et l'emmener avec moi quand j'irai voir ma voisine pour lui demander de me foutre la paix. Une vraie antisèche... Merci. Y'a de la colère en moi qui ne demande qu'à sortir, et qui n'ose pas trop.
Rédigé par: Christie | 20 mai 2008 11:19:13
contagion de fou rires : http://www.mae-bd.fr/
decouvert récemment je l'ai lu d'une traite (en pleurant de rire) et il n'y a pas une seule planche qui ne raconte ma vie et celle de tellmt d'autres parents...
tu n'as qu'à donner l'adresse à ta voisine!!
biz
Rédigé par: caro(rocarossi) | 20 mai 2008 11:24:31
Cette sacrée voisine est de retour... c'est pire qu'une épine dans le pied...
Mais tu as raison, fâche toi.
A partir du moment où vous faites des efforts (ce qu'elle ne sait peut-être pas), et du jour où elle note vos horaires et s'immice dans votre vie, alors tu as le droit de lui dire stop, de lui faire comprendre qu'elle va trop loin.
Nos voisins sont très tolérents, à chaque fois que je les vois je leur demande si on ne fait pas trop de bruit... En revanche, celle que je vois moins souvent est plutôt du genre à me demander d'interdire à ma fille de marcher. ça tombe bien, elle a appris à voler dernièrement !
Rédigé par: Marie | 20 mai 2008 14:11:57
Et tes filles te ressemblent, c'est hallucinant. Enfin... peut-être pas tant que ça... signé : une maman à laquelle ses enfants ne ressemblent pas ;o))
Rédigé par: Marie | 20 mai 2008 14:14:22
Et oui les traits de visage et les expressions sur la figure aussi sont contagieux !
Rédigé par: Christie | 20 mai 2008 14:46:37
Moi, les rapports tendus entre voisins, c'est le type de situation qui me FATIGUE, je suis comme vous, d'un côté, je culpabilise, de l'autre, j'aurai envie de l'envoyer CH..., j'aime pas les conflits qui durent, tout simplement.
Depuis 4 ans, je vis en pavillon de banlieue (un samsuffit, hein), mon ami chante à tue-tête, mes enfants font un ramdam pas possible, quand j'ai une fuite, aucun voisin n'est en cause, ça aussi, les fuites d'eau, ça me fatiguait, dans ces vieux apparts parisiens...
Rédigé par: madamàparis | 20 mai 2008 16:53:57
J'ai longtemps habité un immeuble en banlieue parisienne.
Ses bruits. Des paroles indistinctes, cris, raclements sur les sols, rires. Les conversations de palier. Les portes qui claquent, les rythmes des montées et des descentes d'escalier, les crieries des enfants qui jouent dehors, la télé bruissante. L'épisode festif des musiques qui sourdent en force. Les disputes qui jaillissent des murs, le côté noir de l'intime exposé. La nuit, des sons insolites qui réveillent. Et l'astreinte de se contenir chez soi. Les rapports d'intimidation pour imposer un mode de vivre. Trouver à dire fermement les mots qui mettent la distance. Mode d'emploi de la vie collective, se faire respecter.
J'avais vraiment oublié ce voisinage.
Rédigé par: Egide | 20 mai 2008 17:45:12
Elle doit surtout s'ennuyer, la voisine... La prochaine fois, suggère-lui de sortir un peu !!
Rédigé par: Estelle | 20 mai 2008 17:50:27
Ce qui est sûr, c'est que c'est très dur de savoir qui a raison et comment remédier à cette situation..
Rédigé par: Christie | 20 mai 2008 18:31:25
Pour être en contact avec plein de gens toute la journée dans mon magasin, il y a un truc que j'ai compris (et qui me sauve la vie quand je suis face à quelqu'un d'hostile, voire de méprisant): la plupart du temps, les gens passent leur frustration sur la première personne qu'ils croisent. Et ça a finalement peu à voir avec moi en tant que personne. Je ne suis qu'un prétexte - n'importe qui d'autre aurait fait l'affaire.
Donc oui, évidemment qu'il faut savoir faire preuve de courtoisie quand on vit en communauté, évidemment qu'il faut prendre en compte ses voisins, mais franchement, êtes-vous aussi bruyants qu'elle le dit? Et est-ce que vous en ferez jamais assez pour la satisfaire? Est-ce que le problème vient vraiment de vous?
Tout ça pour dire: ne culpabilise pas trop, ma belle, il y a sans doute derrière tout ça quelque chose de plus profond et qui n'a rien à voir avec vous...
Rédigé par: Marie | 20 mai 2008 18:36:58
question voisins pénibles, mon oncle en avait qui mettaient de la musique à toute heure du jour et de la nuit, super fort et fenêtres ouvertes... jusqu'au jour où mon oncle a joué de la trompette à 3h du matin pour leur montrer...
Rédigé par: Titoune | 20 mai 2008 20:36:43
Moi je parlerai ce matin de contagion de la déception... Je me sens souvent déçue des choses (qui n'était pas comme je l'attendais, le souhaitais) et des personnes... D'où le manque de confiance que j'accorde aux personnes sauf certaines, mais peu nombreuses... Une nouvelle déception ce matin: j'avais contact depuis plusieurs semaines avec quelqu'un pour le remplacer pendant un congé maternité en libéral... La personne me donnait jusqu'à juillet pour prendre ma décision définitive mais à ce jour pour moi c'était ok, super motivée! Et là ce matin j'ouvre mes mails, les annonces anpe et là je vois une annonce pour ce poste en libéral... Déception... Incompréhension... Colère...
Pourquoi cette entourloupette? Quel sens celà a t il?
Moi qui ai souvent peur de froisser les gens, qui fait attention à ne pas m'engager si je ne peux tenir parole... Je suis de nouveau à dire qu'avec cette attitude c'est moi qui en patit et qui me fait berner...Il faut que j'apprenne à penser à moi et à être un peu plus égoiste je crois...
Heureusement que je n'avais pas arrêté mes recherches et donc pas perdue d'occasion de boulot à cause de cette proposition parce que là je suis .. Déçue...
Rédigé par: lapetitecatherine | 21 mai 2008 08:18:05
Les commentaires récents