Tout à l'heure j'ai appelé une copine pour la remercier d'un déjeuner que nous avons eu récemment, et elle m'a répondu de sa voix chaleureuse : "Le moment que nous avons passé ensemble a illuminé ma journée !" Et c'est bien ce que je ressens très souvent lorsque je sors d'un déj, cette chaleur qui m'irradie pendant plusieurs heures. L'intensité et la tendresse de nos regards, les réflexions profondes échangées, les épiphanies - même si nous ne sommes pas amies intimes - oh on ne parle pas de fringues ni du petit dernier, mais de nos projets de boulot et de nos freins à parvenir à ce qu'on veut et de nos hommes, si précieux et pesant lourd sur nos énergies, dans les deux sens du terme.
Souvent j'ai les larmes aux yeux, tellement je suis emplie de leur détresse ou de la mienne, de leur bonheur ou du mien.
Oui lors de ces déjs de filles il nous arrive d'atteindre une communion qui n'a rien à envier à l'amour ; et le beau c'est qu'il n'y a pas d'enjeu, pas d'angoisse "et si ça s'arrêtait ? on se revoit quand ? il m'a dit un truc bizarre..", on le sait qu'on va se revoir dans un mois ou deux, et si c'est pas aussi chouette et ben.. on se retrouvera mieux la fois d'après !
[En entrant en prépa à Franklin il y a 15 ans, je suis entrée dans l'ère des amitiés bienveillantes (c'est grâce à Franklin, directement ou indirectement, que j'ai connu Nico et les 3/4 de mes amis d'aujourd'hui). Auparavant, toutes mes connections étaient à double tranchant ; la camaraderie se doublait de jugement et de castration. On se dit qu'avec des amis pareils, pas besoin d'ennemis.. ben en fait les gens qui me détestaient ou me méprisaient étaient vraiment, vraiment pas gentils avec moi. Je me demande ce qui a changé, car cette misère relationnelle semble derrière moi, bien loin. J'espère, j'espère bien ne plus avoir à boire de cette coupe amère.]

[Et hop, une photo mal cadrée du port de Palais, qui n'a rien à voir avec le choucroute, si ce n'est faire plaisir à mes cousins Raf et Fabien quand vous passerez par là.. et que le port lui aussi a this unique glow présent chez chacune de mes amies. Hou la la ça fait longtemps que je n'ai pas mangé une assiette de sushis.]
(Hier, horreur malheur : en arrivant à une soirée, sur qui je tombe ? sur H. un de mes ex amoureux d'il y a hou très longtemps, avant Franklin je compte même plus - tu te rappelles Raf, c'était l'été de notre première... Ca n'avait pas été un grand amour, mais H. était beau gosse, son nom à ralonges m'avait impressionnée, total j'ai été un peu vexée lorsqu'il m'a annoncée au bout d'un mois ou deux qu'il sortait avec une autre minette. C'est la première personne que j'ai vue en arrivant à la soirée, et comme j'ai tendance à voir des fantômes de mes ex partout je l'ai bien regardé.. puis avec ma finesse légendaire, -H. c'est toi ?? oh ça me fait plaisir de te revoir, tu te rappelleson est sortis ensemble il y a trèèèèè longtemps, et je me lance.. puis remarque une nana à ses côtés (pas jolie), oh bonjour, tu es la femme d'H. ? Je me penche pour lui faire la bise.. la fille ne se penche pas.. et H. me demande : - Tu t'appelles comment déjà ?
Ca me vexe grave d'être sortie avec un muffle, en plus je ne le trouve même plus beau gosse (pourtant il a pas tellement changé). Allé, on a tous le droit à nos erreurs de jeunesse.
Et toujours cette phrase de mon père.. "Cultive tes amours de la vie.. d'ailleurs là je vais enfourner une fournée de tomates pour les faire sécher, hmm.. j'ai trop envie d'un petit sandwich baguette-kiri-tomate, si vous saviez comme c'est bon ! Ah, vous savez ?)
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