En me mariant avec toi, j'ignorais que l'harmonie dans mon couple, je la trouverais grâce aux absences. J'ignorais que la séparation et le manque seraient des moteurs forts de mon désir, de ton désir. Sans doute, tu l'ignorais aussi, en tout cas, nous n'en avons pas parlé.
Aujourd'hui, nous n'ignorons plus ces choses-là... Et on se quitte régulièrement.. Pendant un week-end, ou une semaine, chacun vit comme il veut - moi la femme des bois et des petits pieds embrassés, toi l'homme des écrans, du boulot-boulot-boulot et des cafés - fumée, l'homme de tout ce que tu ne me dis pas, tout ce que je ne devine pas.
Pendant la semaine au loin, je pense à toi, à nous, je me dis "Toutes choses, nous ne les ferons plus comme ça, et puis, voilà ce qu'on fera à la place, et qui sera mieux..." Ta voix tendre au téléphone, quand on arrive à se trouver au bout de si loin. Pas si loin, 4 heures 30 avec la voiture.
Et puis je reviens. C'est toujours moi qui reviens - avec cette joie mêlée de crainte, et si je ne te reconnaissais pas après t'avoir rêvé ?
Et toujours, la surprise de te retrouver si beau ; de ta peau douce ; et la douloureuse découverte que les murs sont toujours là, je ne sais pas si cette frange de toi à laquelle j'accède est nodale, ou reste une frange, petite, petite frange de celui que tu es.
[A part ça, à part ça moi aussi je suis heureuse d'être rentrée !!
J'ai décidé de mettre les photos plus grandes..
Et ampm, qu'était d'ailleurs pas tellement parti en vacances, est rentré lui aussi..
Gros baisers ! J'ai 10.000 idées de textes, trop dur de ne pas tous les écrire dès ce soir... C'est bon, bon, bon, de partir, revenir, partir, revenir, comme une mer, petite mère...]
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