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Mars, ninja Christie


















Ca peut servir



























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mercredi 31 janvier 2007

nos réactions

Je ne suis pas très forte pour prendre du recul, et je crois qu'en matière d'éducation c'est l'une des qualités à acquérir assez vite.

Hier matin, en revenant d'accompagner les filles qui à l'école, qui chez la nounou, je croise mon voisin et sa petite fille qui a un mois ou deux de moins qu'Alma. 18-19 mois. Quel dommage d'ailleurs, ils habitent en dessous de chez nous, leur fille est mignonnissime, eux ont l'air sympa, et la mayonnaise n'a jamais pris. J'imagine que la dame (qui a mon âge !!) a pu me prendre à une ou deux occasions pour une hystérique autoritaire ; vision pas entièrement fausse ; et malgré tout, vous en conviendrez, partielle. Mais elle ne doit pas lire mon blog..

Je croise donc ce voisin, costume-cravate-attachécase, et la petite Marguerite trottant à ses côtés, toute heureuse de farfouiller à droite à gauche et de ne surtout pas aller tout droit. Vous auriez vu son sourire ; et comme il tranchait avec l'air contrarié du papa ; on aurait dit Alma et moi il y a 6 mois, la première fois que j'ai eu l'idée de l'amener chez sa nounou sans poussette. Ca a pris une heure, j'en pouvais plus !

Image_bleue

Et ce qui clochait, ce n'était pas sa joie de marcher et de courir partout, non, c'était moi qui clochais, toujours pressée d'arriver, dans mon emploi du temps même pas si minuté que ça...

Est-il possible d'élever nos enfants sans les brider ? sans restreindre leur envie de découvrir, leur joie de faire tout seul ? Comment s'astreindre à prendre le recul nécessaire pour se dire : Bon, il en est là, comment lui permettre de s'épanouir à ce stade, ou éventuellement, quand ça ne va pas, comment rectifier le tir ?

Trop souvent nous pressons, nous grondons, nous les culpabilisons, alors que c'est nous qui ne savons pas nous adapter à leurs bonds de géants.

[Une qui m'aide bien pour le recul et les idées...]

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Commentaires

C'était tellement long, que je l'ai posté chez moi.
Pour dire que ça me parle, admettre de lâcher, quand arrêter, quand et comment laisser faire.
Bises.

Rédigé par: L'autre Agnès | 31 jan 2007 11:40:37

Ton post fait écho en moi, je me pose régulièrement cette question. Et dans les mêmes circonstances : quand je me rends compte qu'Antoine a besoin de plus de temps que je ne lui en laisse, quand je m'énerve parce que "on est en retard !", et les jours où, étant plus disponible, tout se passe mieux....
Equilibre à trouver entre la disponibilité pour son(ses) enfant(s) et l'ouverture au monde que nous leur proposons en ayant nos propres activités hors du cercle familial... Equilibre toujours instable pour ma part, et occasionnant trop de remises en question à mon goût, mais bon... J'ai fait le choix de concilier boulot et famille, alors j'assume dans la mesure de mes moyens !

Rédigé par: Anne-So | 31 jan 2007 11:41:18

que je me sens bête (et m'en mords les doigts) quand, ayant grondé (parce que impatiente, excédée, fatiguée) pour quelque chose de cassé, renversé, dérangé... je réalise qu'il voulait juste m'aider, ou m'imiter...

Rédigé par: camille | 31 jan 2007 11:58:04

J'adhère complètement.
Parfois je me surprend à élever la voix, et après coup, je me demande pourquoi je crie?
Prendre du recul, c'est comme faire des pas de géant parfois tant c'est difficile!
Merci pour le lien!

Rédigé par: camaienne | 31 jan 2007 12:14:19

C'est sans doute un lieu commun que de dire que l'épanouissement se fait aussi avec certaines formes de "limitations" (éducation conviendra mieux comme terme).
Mais ce que je retiens surtout de ton post, ce sont tous ces petits moments que les enfants nous rappellent, tous ces petits moments ou d'un éclat nous percevons toutes sortes de limitations pas toujours nécessaire que nous nous imposons sans même plus nous en apercevoir.
Les adultes éduquent les enfants, et les enfants ré-éduquent les parents (ceux qui veulent bien les entendre).

Rédigé par: LaVitaNuda | 31 jan 2007 12:14:40

Je ne suis pas encore maman mais il n'empêche que ce post me touche et plus précisément dans le "toujours pressée d'arriver...". Souvent, je lutte contre cette horloge imaginaire toujours en décalage avec mon propre rythme. Il m'arrive de perdre la bataille. Mais parfois, je gagne. Et ce jour-là je sens que je suis vivante.

Rédigé par: marlou | 31 jan 2007 14:11:51

limitation, oui, mais pas pour toujours plus d'efficacité, pas parce que nous peinons à nous réinventer.. pas parce que notre amour propre est blessé de voir que ce sont nos petits qui nous apprennent à regarder le monde..

Rédigé par: Christie | 31 jan 2007 14:12:43

oh lala, Camille, j'en pleurerais...: l'autre soir, ma biquette de 3 ans va chercher sa brosse à dents et se met à gribouiller avec sur la table...colère de maman que les tâches du soir épuisent, s'ensuivent colères, pleurs, histoires lues sans coeur. Et à la fin du mois, quand la maitresse nous rend le carton à dessins, je vois parmi les "oeuvres" de mon ange, une peinture joliment réalisée... à la brosse à dents. Mortifiée, la mère en colère.

Rédigé par: Clea | 31 jan 2007 14:41:49

On en a toutes un sac plein à notre actif.. et comme disait Dolto je crois, ce qui est fait est fait

en revanche, prendre du recul, faire autrement, ça c'est à notre portée..

Rédigé par: Christie | 31 jan 2007 14:58:27

En tout cas, qu'est-ce que ça fait du bien de ne pas se sentir seule.

Rédigé par: Clea | 31 jan 2007 15:11:07

et oui, nous sommes toutes des mères indignes !

Rédigé par: Christie | 31 jan 2007 15:15:25

J'ai souvent l'impresion que mon rôle de mère, c'est d'abord de faire preuve d'une véritable élasticité psychique :ne pas rigidifier mes positions de principe ; chaque jour, être capable de petites "conversions" pour m'ouvrir aux besoins et désirs de l'enfant. Mais il ne faut pas que l'élastique devienne trop souple et ne s'emmêle : il faut quand même mener la barque, donner le cap, contenir tous les désirs anarchiques et leur donner une forme ... Il nous faut aussi gagner cette distance qui fait que l'enfant peut prendre conscience de son désir. Quel boulot!
Dans la pratique, je suis totalement débordée et je remarque que trop écouter, c'est souvent me laisser bouffer. Après je décompense et c'est traumatisant pour les enfants de voir leur mère hurler ou s'effondrer. Ce que j'aime, c'est reprendre après, au calme avec eux. Qu'ils comprennent qu'être mère, ça s'apprend, que je ne suis pas infaillible...

Rédigé par: Laurence courau | 31 jan 2007 15:45:27

Hi Dear Christie,
Tu seras peut-être contente de savoir que c'est toi (et Dolto je crois) qui m'a parfois aidée à prendre du recul, à comprendre qu'ils (ces étranges créatures, nos mômes chéris!) ne vivaient pas au même rythme que nous et que c'était BON aussi pour nous de marcher moins vite, de regarder par leurs yeux toutes ces choses qui nous entourent et qu'on ne regarde même jamais!
Donc, comme souvent, je me retrouve aussi dans ton post, je pense souvent à cela, et je me répète "hé oui, il a presque 5 ans, pas 33!"(heu presque 34 en fait, gasp, je vieillis!)
Je t'embrasse

Rédigé par: small head | 31 jan 2007 15:46:23

Oui ça m'a enchantée, cet été, de redécouvrir le brésil à hauteur d'enfants ; les gens nous demandaient souvent 'mais vos enfants, ce n'était pas une contrainte ?', alors à la fois, oui bien sûr, mais en contrepartie, qu'est-ce qu'on voit plus de choses quand on marche plus lentement..

Rédigé par: Christie | 31 jan 2007 15:51:51

Le coup de la brosse à dent, ça me conforte dans l'idée que la parole est FONDAMENTALE. Et j'ai été vraiment soulagée de voir mon bout se mettre à parler à sa trop bouchée de maman. Du coup, mes colères s'arrêtent plus vite(attends, y a un truc, elle essaye de m'expliquer). Bon nuançons, des fois je crie tellement fort qu'elle n'ose même plus m'expliquer. Oups...

Rédigé par: L'autre Agnès | 31 jan 2007 16:23:40

rô punaise j'ai eu l'impression de me lire, si tu savais le nombre de fois ou je presse le pas de mes enfants. Y compris lundi à la neige (ben ouai on habite à 1h30 du ski donc on a fait l'ecole buissonière et hop session snowboard , juste lui et moi sur les pistes bref) je comprenais pas que mon fils prenne son temps moi qui adore aller vite, et lui faisait ses virages tranquillou bilou, je me suis un peu enervée, je suis conne mais je m'en rends compte après seulement..
ma mère me raconte souvent que les papis chinois qui elevent leurs petits-enfants qd ils marchent ensemble ils les laissent aller à droite à gauche , tourner autour du même poteau pdt des plombes, bref ils y vont a leur rythme ils apprennent mieux la vie, les petites choses, ouyouyou comme j'aurais du mal moi... merci pour toutes ces rencontres virtuelles, je me sens moins seule ds mon impatiente

Rédigé par: caro | 31 jan 2007 16:58:44

Un jour mon fils m'a fait remarquer : "maman, pourquoi tu dis tjs "allez"". Allez, dépêches-toi, allez, viens ici - allez, mets tes chaussures - allez, on va être en retard - allez, mets toi en pyj - allez sors de ton lit - allez, viens diner... une vraie ritournelle ces allez. A banir de mon vocabulaire dés aujourd'hui.
Du coup il prend un malin plaisir à butiner, prendre son temps, se prélasser... c'est sa résistance à lui pour exister et me mettre au suplice!
Allez, faut qu'y aille...

Rédigé par: Laurence matricielle | 31 jan 2007 17:42:25

fantastique site, merci christie!

j'ai beaucoup aime ton post! dans ma premiere vie d'etudiante, c'est a dire celle ou j'etais nounou a mi-temps pr financer mes etudes, j'ai lu "eduquer son enfants autrement" de catherine dumonteil-kremer, et si tout ne me parlait pas, ca a ete une prise de conscience dingue, en tant qu'ancienne enfant, nounou et puis future maman...

notamment respecter le rythme de l'enfant qd je pouvais, etait, quand je ne pouvais vraiment pas, ce qui me permettait de lui dire en assumant "ecoute d'habitude on a tt notre temps, ms la pr etre a l'heure chez le pediatre il FAUT que tu co-operes" ; et ca passait hyper bien du coup!

se mettre a leur niveau qd on peut, et se demander ce qui est imptt ou pas...un sacre programme! quand en meme temps il y a les contraintes de la vie, de nos propres besoins d'adultes (je trouve la limite pas facile a cerner, alors qd on rajoute la fatigue et ce qui chez nos petits fait resonner nos propres blessures d'enfants.. dur dur!)

pr revenir a CDK, elle cite Janusz Korszak, auteur hongrois engage pr la cause des enfants, qui disait qu'avec les enfants ce qui est fatigant ce n'ets pas de se baisser pr se mettre a leur niveau, mais de se hausser sur la pointe des pieds jusqu'a atteindre le leur...
la vraie citation est plus belle ms je ne la retrouve plus...

aujourd'hui Catherine dumonteil-kremer a plusieurs livres a son actif, un celebre sur la pose de limites respectueuse, une bible ( et qui devrait resonner avec ton bouqin sur l'ecoute des emotions) et un tout dernier sur le jeu avec les enfants -comment jouer ou trouver l'envie pr que ca ne soit pas une obligation, jeux cooperatifs etc... pas mal!
je ne l'ai pas achete n'etant pas tres en fonds actuellement ms je le regrette, il a l'air super!

Rédigé par: Ysens | 31 jan 2007 20:38:41

toujours très fins, très bien vus tes post

Rédigé par: pat | 31 jan 2007 21:25:57

cette semaine, zom n'est pas là... le temps s'étire, il ne faut plus que la maison soit rangée juste pour l'heure de son retour, que les dents soient lavées exactement avant 19h30 parce que la babysitter va arriver parce qu'on sort... non, le temps est souple, et on fait mille choses. (et le salon est en bazar). (et je lis jusqu'à point d'heure, oui...)

Rédigé par: LOutre | 1 fév 2007 02:13:29

cette semaine, zom n'est pas là... le temps s'étire, il ne faut plus que la maison soit rangée juste pour l'heure de son retour, que les dents soient lavées exactement avant 19h30 parce que la babysitter va arriver parce qu'on sort... non, le temps est souple, et on fait mille choses. (et le salon est en bazar). (et je lis jusqu'à point d'heure, oui...)

Rédigé par: LOutre | 1 fév 2007 02:13:31

Oh lala, je me dis ça si souvent! J'ai pitié de mon petit rèveur-inventeur-découvreur, toujours secoué, obligé de se presser pour suivre notre rythme à nous, les grands, nous qui nous plaignons tout le temps d'être trop stressés...
Bien sûr les enfants s'habituent à tout, bien sûr ils ont besoin d'être "encadrés", ... mais parfois j'ai des doutes ...
(celà dit, les promenades au rythme du fiston, c'est parfois un peu pénible: il a la sale manie de macher en zigzag et d'être TOUJOURS dans les pieds! Je me demande s'il le fait exprès...)

Rédigé par: lili | 1 fév 2007 13:20:08

Je vous trouve toutes géniales! Je voulais juste vous le dire. Inquiètes, capables de se remettre en question, pleines de doute.... des supers mamans pour moi.

Rédigé par: Marie | 1 fév 2007 13:40:51

Moi, j'aimerais tant avoir plus de certitudes parfois...

Rédigé par: lili | 1 fév 2007 14:22:48

je viens de decouvrir une grande partie du site de Catherine dumonteil-kremer grace à Ysens , effectivement y'a pas mal de choses bonnes à lire, c loin d'être facile cette ecoute et j'avoue que ça me culpabilise aussi mais j'y retournerai des fois pour me remettre mes pendules à l'heure

Rédigé par: caro(rocarossi) | 1 fév 2007 15:40:45

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