Je ne suis pas très forte pour prendre du recul, et je crois qu'en matière d'éducation c'est l'une des qualités à acquérir assez vite.
Hier matin, en revenant d'accompagner les filles qui à l'école, qui chez la nounou, je croise mon voisin et sa petite fille qui a un mois ou deux de moins qu'Alma. 18-19 mois. Quel dommage d'ailleurs, ils habitent en dessous de chez nous, leur fille est mignonnissime, eux ont l'air sympa, et la mayonnaise n'a jamais pris. J'imagine que la dame (qui a mon âge !!) a pu me prendre à une ou deux occasions pour une hystérique autoritaire ; vision pas entièrement fausse ; et malgré tout, vous en conviendrez, partielle. Mais elle ne doit pas lire mon blog..
Je croise donc ce voisin, costume-cravate-attachécase, et la petite Marguerite trottant à ses côtés, toute heureuse de farfouiller à droite à gauche et de ne surtout pas aller tout droit. Vous auriez vu son sourire ; et comme il tranchait avec l'air contrarié du papa ; on aurait dit Alma et moi il y a 6 mois, la première fois que j'ai eu l'idée de l'amener chez sa nounou sans poussette. Ca a pris une heure, j'en pouvais plus !
Et ce qui clochait, ce n'était pas sa joie de marcher et de courir partout, non, c'était moi qui clochais, toujours pressée d'arriver, dans mon emploi du temps même pas si minuté que ça...
Est-il possible d'élever nos enfants sans les brider ? sans restreindre leur envie de découvrir, leur joie de faire tout seul ? Comment s'astreindre à prendre le recul nécessaire pour se dire : Bon, il en est là, comment lui permettre de s'épanouir à ce stade, ou éventuellement, quand ça ne va pas, comment rectifier le tir ?
Trop souvent nous pressons, nous grondons, nous les culpabilisons, alors que c'est nous qui ne savons pas nous adapter à leurs bonds de géants.














































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