Cherchez, trouvez


  • (avec google)
    Web ce blog

Mars, ninja Christie


















Ca peut servir



























« le monstre | Accueil | la minuterie »

vendredi 15 décembre 2006

la pudeur

Le_tronc

Vu tout ce que je cause... tout ce que j'écris... tout ce que j'ai besoin de dire... les gens, souvent, enfin on a tendance à penser que je n'ai pas de pudeur.

Ce jugement m'a toujours étonnée.

Je crois juste que je place le curseur autre part ; la pudeur, ailleurs. Moi, un homme qui me quittait ne m'a jamais vue pleurer (ou alors, 3 petites larmes de rien du tout, rien à voir avec les torrents qui se déversent quand je suis seule, lits de rimmel sur les joues). Je ne me suis pas couchée en travers de sa porte.

Si je me suis battue, c'est avec les armes de la ténacité, de la joie, des projets communs.

Voilà ce que j'aimerais garder comme ligne de conduite, en ce qui concerne la dignité et la pudeur.

décembre 15, 2006 dans Deseo | Permalink | Commentaires (29) | TrackBack (0)

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d8341c4e0d53ef00d83504b09a69e2

Listed below are links to weblogs that reference la pudeur:

Commentaires

Hello Christie !

Comme toi, je suis plutôt "exposée" avec mon site, mon myspace et mon enthousiasme débordant qui me pousse souvent à beaucoup parler (autrement, je suis plutôt réservée). Et pourtant, je cache bien plus de choses que je n'en dis : les choses qui me tiennent vraiment à coeur, mes projets de création, les sentiments que j'éprouve pour telle ou telle personne, je planque tout ça dans un coffre-fort enfoui dans mon jardin secret.

Je considère que la pudeur s'applique vraiment aux choses intérieures, très intimes, qui nous bouleversent ou nous émeuvent profondément, c'est difficile à définir. Par exemple, je peux dire en public "je déteste untel" mais je n'arrive pas à dire "untel me chamboule en ce moment avec ses petits coups de tête farouches quand il m'embrasse". Mmmhh...

Un ancien copain me disait, chez toi pas besoin de fouiller, on voit tout (effectivement, j'ai peu de placards et bien des choses sont en évidence). Il a même poussé le bouchon un peu loin en disant qu'ainsi il savait tout de moi, mais quand je lui ai dit que derrière tout ce qui était visible il y avait autant de choses invisibles : concrètement - et symboliquement, les livres sont en double ou triple épaisseur dans mes bibliothèques. C'est sans doute pareil pour nous et nos sentiments, nos émotions, nos pudeurs. L'arbre qui cache la forêt en quelque sorte...

Rédigé par: Ingrid à plume(s) | 15 déc 2006 13:15:03

Pas très feng shui ta photo, du bois mort et une tombe... ;-)

Rédigé par: Ingrid à plume(s) | 15 déc 2006 13:17:22

(Encore moi, il manque un bout de phrase : après "bibliothèques", "il était tout décontenancé et méditatif".)

Rédigé par: Ingrid à plume(s) | 15 déc 2006 13:19:10

ah ben c'est exactement ce que je ressens ; et que plus on en dit, plus on en cache...

Rédigé par: Christie | 15 déc 2006 13:26:50

ton billet me sert le coeur, je t'envoie plein de pensées toutes douces, des bulles de savon, des bisous, des clochettes, des clémentines et des petites bougies.

Rédigé par: alice | 15 déc 2006 14:31:11

Et peut-être que la pudeur est ne pas savoir dire. Euhm, non, en fait, je ne sais pas. Quoi qu'il en soit, je n'ai jamais trouvé qu'il y avait de l'impudeur dans les écrits d'ici.

Rédigé par: katar | 15 déc 2006 14:32:32

merci, Alicette..

salut Katar !

Rédigé par: Christie | 15 déc 2006 14:34:00

Oui, oups, pardon, je n'ai pas dit bonjour et alors que c'est la première fois que j'ose laisser un commentaire, en plus.

Salut, donc.

Rédigé par: katar | 15 déc 2006 14:38:41

oh ben, je disais bonjour juste comme ça hein..

Rédigé par: Christie | 15 déc 2006 14:42:00

Voui mais je me suis senti un peu malappris, voilà tout. Euhm, bon, j'arrête de vous embêter et retourne au plaisir de vous lire.

Rédigé par: katar | 15 déc 2006 14:45:44

Je m'aperçois aussi avec honte que je n'ai pas dit bonjour hier pour mon premier commentaire, pardon vraiment.
Je trouve cette photo magnifique, et particulièrement pour illustrer ce texte.
C'est une photo qui ne laisse pas indemne...

Rédigé par: sophie L.L | 15 déc 2006 15:44:04

en même temps, le mec en dessous qui s'est pris la bûche, ça ne lui a pas fait grand chose, il était déjà mort !

Rédigé par: Christie | 15 déc 2006 16:06:58

Certes !!
Mais justement c'est dingue que cette photo apparaisse aussi "dérangeante", enfin pour moi en tous cas...
ça doit être un de mes monstres !

Rédigé par: sophie L.L | 15 déc 2006 17:10:51

non non, enfin, à moi elle parle aussi !

Rédigé par: Christie | 15 déc 2006 17:29:16

J'ai d'abord vu dans la photo un monstre qui surgissait derrière la pierre, dressé sur des pieds tentaculaires et qui se précipitait vers moi pour me happer. An deuxième regard je vois le mouvement inverse : un bras qui vient d'où je suis et plonge vers la pierre, trois doigts écartelés, au-delà, dans un effort pour amener la pierre vers l'avant de l'image. Peut-être pour l'enserrer, la cajoler. (Ou pour dévoiler / accéder à - la vie,la joie qui se trouve derrière, dans les couleurs des fleurs.) D'impudique, l'image est devenue tendre, même si elle reste désolée (ou désolante alors?). Par rapport à la pudeur, je me sens agressé quand quelqu'un de proche, en toute naïveté, dit de moi des choses que je n'ai pas envie de voir (entendre) sur la place publique. Un bull-dozer qui écrase ma sensibilité.

Rédigé par: Un-lecteur-silencieux | 15 déc 2006 20:57:44

... et donc, ce qui est impudique dans l'image ce n'est pas de bousculer la pierre parce que quelqu'un se trouve en-dessous. Ce qui est impudique, c'est de vouloir dévoiler les fleurs derrère la pierre, de les laisser piétiner par le regard de tout le monde.

Rédigé par: Un-lecteur-silencieux | 15 déc 2006 21:02:29

C'est drôle ce que chacun y voit et c'est la beauté de cette image! je viens de comprendre pourquoi pour moi l'image est violente: j'y vois un arbre qui se jette sur une tombe pour la protéger, comme dans les films policiers quand quelqu'un se jette par terre sur quelqu'un parce qu'une bombe va exploser...
mais aussi un acte de possession...
euh l'arbre est terriblement masculin et la tombe féminine, non?

Rédigé par: sophie L.L | 15 déc 2006 23:20:18

J'ai souvent remarqué et bien avant les blogs que le curseur de la pudeur n'était pas du tout le même pour tous. Question de tempéramment et d'éducation d'origine, mais pas seulement. Ce qu'on vit intervient aussi et on peut changer en cours de vie, entre ce qu'on dévoile (partage ?) naturellement ou ce qu'on tait par pudeur ou de peur de trop peser.
On peut aussi avoir des niveaux différents entre l'écrit et la parole. Je fais partie des gens qui ont un grand écart entre les deux. C'est sans doute aussi parce qu'on peut supposer que quelqu'un qui lit s'il est gêné peut poser le papier ou éteindre l'écran alors que quelqu'un à qui on "dit" ne peut pas s'ensauver.

Rédigé par: gilda | 16 déc 2006 11:12:32

Juste sur la photo, j'avoue ne pas en être satisfait. L'idée était là : montrer le tronc qui s'impose sur la tombe, la nature qui reprend le pouvoir sur la civilisation. D'où le fait de ne presque pas faire apparaitre les fleurs, et la place large laissée au tronc, pour montrer son emprise sur la pierre.

Mais je trouve que l'ensemble est plat, finalement. Sans contraste, avec un manque de la violence qu'il y avait dans cette scène... Faudrait y revenir (peut-être que quelqu'un est passé, a remis les choses en ordre...).

Rédigé par: Nicolas | 16 déc 2006 16:02:10

Nicolas, un manque de violence dans la photo? Pas du tout ! Au contraire !

Rédigé par: sophie L.L | 16 déc 2006 18:00:58

La pudeur est une chose qui me laisse perplexe également... Et dans mon cas, ce ne serait pas une question de beaucoup dire pour encore plus en cacher mais plutôt vraiment à quoi on applique ce mot. Je te suis parfaitement quand tu expliques que pleurer au départ de l'aimé relève pour toi de l'impudeur (j'ai écrit "le chantage au sentiment" mais bonne résolution 2007, être moins juge). J'ai une tendance forte à être nudiste, mais mon compagnon m'a surnommée Mona Lisa, car je souris même triste pour ne pas déranger les gens.
Voilà, la pudeur serait pour moi de l'ordre du respect de l'autre. Si l'autre n'est pas dérangé, par la nudité, la logorrhée, il ne peut pas y avoir d'impudeur.

Rédigé par: L'autre Agnès | 16 déc 2006 19:00:42

ah, j'aime bien ta définition

et j'avoue que dans ce cadre, je me soigne, j'essaye de ne pas envahir les gens avec des histoires qu'ils ne peuvent pas, ne doivent pas recevoir.. et parfois c'est super dur ! et je me soigne.

Rédigé par: Christie | 16 déc 2006 19:21:15

Je te rassure, moi aussi je dois me soigner et c'est trés difficile. Là, j'aime vieillir, on apprend de nos erreurs, on en fait des nouvelles...

Rédigé par: L'autre Agnès | 16 déc 2006 19:31:10

moi ce qui m'énerve, c'est de faire une erreur, de m'en rendre compte, de me jurer que jamais plus, et puis, quelques temps plus tard, retomber dans les mêmes panneaux

et ce qui est satisfaisant, c'est que je m'arrête plus vite "oh pardon, je t'envahis, oups, j'arrête !" (au lieu de le faire les yeux fermés pendant 3 mois !à

Rédigé par: Christie | 16 déc 2006 19:47:17

Pour des gens impudiques, on n'aime pas envahir ;)

Rédigé par: L'autre Agnès | 16 déc 2006 19:54:41

Poster un commentaire






Ma Photo

mars 2010

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        

(...)


...