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Depuis l'âge de 4 ans, je me souviens avoir été amoureuse. Dans ma classe, il se trouvait toujours un garçon mignon, ébouriffé, peu sûr de lui, ou l'air-très-sûr-de-lui-mais-en-fait-pas-tant-que-ça... vers lequel je penchais. Il suffisait qu'on me sourie gentiment pour que je flanche.
Je m'habillais pour lui, espèrais le croiser sur le chemin de l'école, toutes mes pensées tendaient vers ce moment du frôlement... qui n'arrivait jamais... Lorsque nous échangions quelques mots, c'étaient des banalités (bredouillantes pour ma partie du dialogue) ; mes oeillades brûlantes étaient payées de regards endormis (ça c'est de 4 à 14, par la suite les situations se sont enrichies de nouvelles configurations).
Invariablement, à quatre heures et demie, je rentrais à la maison, déçue.
Parfois, l'élu de mon coeur (à qui je ne me déclarais jamais) me balançait une grosse méchanceté et là, et là... Mon monde s'effondrait. Je n'ai jamais aimé les méchants (de 4 à 14 ans, j'étais formelle ; aujourd'hui, il me semble qu'une pincée de cruauté...)
Pendant quelques jours, je n'aimais plus. Finies, les chimères. Petits matins tristes.
Vers qui tendre ?
[Est-ce à cause de mon goût immodéré pour les chimères, que nous avons prénommé notre première fille Chimène ? ]
décembre 5, 2006 dans Deseo | Permalink | Commentaires (37) | TrackBack (0)
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Très belle photo.
Les couleurs surtout m'impressionnent.
(Peu de temps avant ta rentrée en CP ?)
Rédigé par : aymeric | 5 déc 2006 10:19:52
bah oui, je crois.. je ne m'en souviens pas à vrai dire..
Rédigé par : Christie | 5 déc 2006 10:20:40
Je ne te perds pas de vue et reviens te lire régulièrement.Ce matin, je ne résiste pas.......te faire un petit coucou ! Je suis souvent émue par la tendresse et la vivacité de tes propos pour commenter les souvenirs ou le quotidien
Très bonne journée à toi et à tout ton petit monde !
Rédigé par : Fifi | 5 déc 2006 10:35:00
c'est gentil ! cela fait quelques jours que je me la berce, cette note..
Rédigé par : Christie | 5 déc 2006 10:38:34
J'aime aussi ce sourire espiègle qui a grandi avec........
Rédigé par : Fifi | 5 déc 2006 10:43:27
'reusement, aujourd'hui je ne me laisse plus photographier avec des fleurs sous le nez !
Rédigé par : Christie | 5 déc 2006 10:44:19
Et si tu le permets, je reviendrais de temps en temps te dire bonjour.......
Rédigé par : Fifi | 5 déc 2006 10:46:43
Sûr, promis, pas d'envahissement !!!!!!!!!!
Je t'embrasse et passe à la cuisine
Rédigé par : Fifi | 5 déc 2006 11:02:05
pas de souci
ça me fait plaisir quand tu viens !
Rédigé par : Christie | 5 déc 2006 11:04:18
ici on dit un coeur de beurre pour les amourettes comme celles-ci.
Rédigé par : sophie | 5 déc 2006 11:21:04
comment tu traduis ça en portugais ?
Rédigé par : Christie | 5 déc 2006 11:23:57
C'est fou comme tu traduis bien l'état d'esprit de mon enfance, adolescence et vie de jeune adulte. Qui a changé depuis que j'ai rencontré mon p'tit mari, je précise !
Je me retrouve dans ce besoin de fixer mon attention sur quelqu'un, d'espérer, et finalement d'apprécier ces rêveries, les voir se transformer en réalité y aurait peut-être mis fin...
Ma première inclination, c'était au CP (déjà), un petit blond nommé Clément, qui m'avait dit "je t'aime" (quel sérieux!), mais qui les années suivantes ne s'est plus souvenu de moi ! J'ai soupiré après lui jusqu'en 6e ! Et même un peu après (nous étions aussi dans le même collège, ne nous sommes quittés qu'au lycée), alors même que l'on ne se parlait plus du tout. Quelle constance quand j'y repense ! Et après quelques petits "coups pour rien" (surtout pour dire que je l'avais eu, ce premier baiser), je n'ai connu l'amour partagé qu'en terminale. Mais finalement, aurais-je été mûre avant ?
Rédigé par : Anne-So | 5 déc 2006 11:52:29
ah, le premier baiser..
Rédigé par : Christie | 5 déc 2006 12:14:12
hum, dans mon cas, c'était plutôt "bah, le premier baiser".. Il était pas doué... Et je n'étais pas vraiment amoureuse, non plus ! :o) Mais bon, après, je l'avais fait...
Rédigé par : Anne-So | 5 déc 2006 13:08:32
Jolie photo, ça me rappelle me propres souvenirs, et puis cela vaut aussi pour tes chimères. Oui, et c'est déséspérant de s'habiller, de tout faire pour attirer son attention, et qu'invariablement il ne voit rien (ou ne daigne rien montrer de son trouble). La déception est à la mesure de l'investissement...
Aujourd'hui encore, je préfère les oiseaux tombés du nid (dixit mes amies), ébouriffés, pas sûrs d'eux et sensibles, ce qui n'est pas toujours simple (bien qu'enrichissant). Vers lequel tendre ? Je ne sais pas, bien souvent j'ai l'impression de mal viser et que "le bon" était le copain de "ma cible", mais que je ne le vois pas tant je n'ai d'yeux que pour "la cible". D'ailleurs c'est souvent avec le copain que je garde contact.
Rédigé par : Ingrid à plume(s) | 5 déc 2006 13:13:01
Tu nous emmène au pays de l'enfance, cette terre habitées de nos rêves et de nos chimères...
Mais l'avons nous vraiment quitté?...
On s'y envole , on s'y heurte et on s'y renouvelle sans cesse...
Qu'il est beau ce prénom de Chimène!
Rédigé par : corinne | 5 déc 2006 13:16:12
hmm, tu as lu ma question sous-jacente, Corinne.. mais il faudrait que le mariage nous vaccine de tout !
Rédigé par : Christie | 5 déc 2006 13:40:02
comme il est dificile d'en vouloir à nos parents quand on voit des photos de nous enfants... tu es toute mignone.
ça a été un vrai, petit, travail de deuil quand j'ai compris que ma vie imaginaire continuerait alors même que je pouvais décider ma vie réelle et qu'elle semblait me convenir. On reste toute sa vie insatisfaite ?
Rédigé par : alice | 5 déc 2006 13:57:47
hélas...!! le mariage n'y fait rien. l'enfance est toujours là, chevillée au corps comme les chimères. un paquet trop lourd (parfois)!
Rédigé par : maya | 5 déc 2006 13:58:43
je passe souvent par ici...
j'aime ces morceaux de vie qui me redonne le sourire.
ton site est ajouté sur mes favoris internet...
je te remercie pour tous les sourires que tu créée chez moi, ainsi que pour ce truc indefenissable de quand je lis tes articles...
bisettes
clochette
Rédigé par : clochette | 5 déc 2006 14:03:52
ah la la, au début de mon mariage j'ai été très stupéfaite, et triste, de comprendre que je n'avais pas été guérie de moi-même
aujourd'hui, je dis ouf ! car ce petit zeste d'insatisfaction dont tu parles, Alice, n'est-ce pas aussi celui qui nous pousse à bouger (quand il ne s'agit pas d'avaler le citron entier, bien sûr..) ?
Rédigé par : Christie | 5 déc 2006 15:06:53
Pourquoi le mariage devrait il nous vacciner de notre part de rêve?
Je parlais de ce monde invisible et impalpable pourtant relié à notre vie de tous les jours...
Rédigé par : corinne | 5 déc 2006 15:33:40
tout à fait d'accord... mais la frontière est parfois bien mince entre les rêves qui font avancés et les rêveries qui nous tirent vers le bas. Biba dans un article percutant avait d'ailleur bien résummé la situation "ok : imaginer de repeindre un mur du salon en lavande, non : penser à ce qu'on ferait si on gagnait au loto"
Rédigé par : alice | 5 déc 2006 16:04:59
(oui bon c'est vrai hier soir j'ai répété mon discours pour les césars.... mais c'est parce que j'attendais que mes cheveux sèchent !)
Rédigé par : alice | 5 déc 2006 16:20:19
tu m'éclates Maxette ! tu devais être trop marrante !
Rédigé par : Christie | 5 déc 2006 17:03:47