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Nous étions trois Françaises, Caro, Laure et moi, trois grandes filles en bermuda, t-shirt, petites baskets, et nous nous baladions sur l'une des collines de Valapraiso. Pas la plus riche, si mes souvenirs sont bons. Rues très escarpées bordées de maisons de parpaings colorées, recouvertes d'un toit en tôle.
Nous étions arrivées au sommet d'une colline, quand Laure poussa un grand cri : derrière nous un homme était en train de tirer sur sa banane, le petit sac avec son argent qu'elle portait autour de sa taille.
Le type n'était pas violent ; il n'avait pas l'air armé ; il tirait simplement sur la banane, et avait réussi à la détacher du dos de ma copine. Laure la tenait par un bout, lui par un autre, quand Caro et moi nous sommes mises à le frapper avec la seule arme que nous avions à la main : nos cannettes de Coca.
Au bout d'une dizaine de coups de cannettes, le type s'est arrêté de tirer sur la banane ; nous avons arrêté de le taper ; nous nous sommes regardés, de l'air de dire, "Bon, assez joué !" ; et il est reparti tranquillement de l'autre côté de la colline.
[Ce qui nous a donné la chair de poule, ne fut pas l'altercation avec cet homme. Une fois que nous avons été calmées, nous vîmes, aux fenêtres, des gens ; ils nous avaient regardé nous faire assaillir sans bouger le petit doigt.]
6 mois plus tard - j'étais rentrée en France - rebelote, dans un autre genre. Après avoir passé la soirée, dans une soirée, à danser avec un beau p'tit gars, le charme s'est rompu d'un coup d'un seul, quand nous sommes sortis prendre l'air de juin et nous sommes demandé, avec des mots "Hmm, on fait quoi ?"
Ben rien, on n'a rien fait, il est parti se coucher et moi, je suis retournée danser.
[Des centaines de témoins ont assisté à cette scène, mais bien sûr, ils ne s'en souviennent pas ! Le charme des soirées étudiantes... ]
novembre 28, 2006 dans autoficcion | Permalink | Commentaires (16) | TrackBack (0)
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Moi aussi je suis souvent choquée par le fait que les gens ne réagissent pas.
Il y a peut-être un mois, dans le bus pour aller au travail, 4 gamins s'en sont pris à un cinquième: 2 qui le tiennent, 2 qui le frappent de toutes leurs forces. Personne n'a réagi... Ni les 2 hommes assis juste derrière moi, ni le chauffeur que j'avais alerté en déclenchant l'alarme... Le bus a continué et une fois qu'ils l'ont eu assez frappé, ils l'ont jeté bas du bus...
J'ai vraiment été choquée...
Rédigé par: Laurencej | 28 nov 2006 09:54:34
mais c'est horrible ! pauvre gosse...
Rédigé par: Christie | 28 nov 2006 09:58:30
Et oui et devant ma réaction indignée, les suposés adultes m'ont répondu "Oh, il l'avait surement mérité".
Fascinant de voir comme certains peuvent si facilement se cacher derrière une excuse.
Rédigé par: Laurencej | 28 nov 2006 10:01:25
Il y a quelques mois, je me suis fait accosté sur la quai de la gare par un type qui voulait me faire un tas de trucs que je ne citerai pas.
Il y avait deux types plus loins et je suis allée me réfugier auprès d'eux en pensant qu'ils allaient prendre ma défense, rien.
Quand je suis montée dans le train, il y en a même un des deux qui m'a regardée avec un air moqueur et ma dis "bonne soirée, hein, mademoiselle".
Une fois dans le train, j'ai appelé la police pour les prévenir qu'il y avait un type louche sur le quai, ils m'on demandé s'il m'avait fait mal. Non, alors on ne peut rien faire.
J'étais dégoûtée. Mais j'ai pris mon courage à deux mains et je suis allée porter plainte, le type m'avait touché la cuisse, il sont enregistrées ma plainte sous la mention "attentat à la pudeur". Malheureusement, les policiers m'ont dit qu'ils étaient plusieurs à passer leurs journées à effrayer les jeunes femmes. Et je me demande combien regardent et laisent faire.
Rédigé par: Nathalie | 28 nov 2006 11:04:17
Ca me rappelle le jour où je me suis fait agresser par un type qui voulait mon argent en me mettant un objet (pas vu lequel) sous la gorge. Comme c’était dans une rue passagère, je me suis dit dans ma candeur naïve que si je protestais bruyamment, quelqu’un s’arrêterait. Il n’en fut rien, mais j’ai quand même fait peur au type, qui a lâché prise.
Quand je suis rentrée chez moi, les résultats du Bac étaient arrivés, mais cette histoire m’a empêché de savourer mon succès.
Rédigé par: swahili | 28 nov 2006 11:06:20
Le karaté devrait être obligatoire à l'école.. au moins des rudiments, pour prendre confiance en soi ! Remarque la course de vitesse l'est, obligatoire, c'est déjà assez utile.
Rédigé par: Christie, courage, fuyons | 28 nov 2006 11:08:37
Un test caméra cachée fait par une chaine de tv allemande mettait en scène 2 comédiens. Ils commençaient par se disputer, puis l'un des deux sortait un couteau et menaçait longuement l'autre puis enfin, il le poignardait.
Cette scène a été jouée dans 3 lieux:
- dans une rue commerçante très fréquentée, en pleine journée: personne ne bouge, tous continuent leur chemin et un ou deux passants finissent par réagir quand l'agresseur est parti et que la victime est au sol.
- dans une rue peu fréquentée, en journée: personne n'intervient directement mais certains donnent l'alerte en appelant la police.
- dans une rue avec un seul passant, le soir: étant le seul à pouvoir intervenir, il le fait directement et met en fuite l'agresseur.
Conclusion dutest: la foule est bête et chacun se réfugie derrière " il y a bien qqn d'autre qui va bouger"...
Rédigé par: Laurencej | 28 nov 2006 11:14:37
ça me fait mal de lire ça. J'ai tellement de mal à éloigner la peur pour élever mes filles dans un climat de confiance en l'autre. Tout ça me terrorise, vraiment.
Vivement le prochain billet.
Bises
Rédigé par: Clea | 28 nov 2006 12:14:11
dimanche aprem pour le gouter au quick (1ere et derniere fois) les enfants jouaient et hurlaient ds ce petit espace qui leur est reservé (avec piscine à balles, toboggan etc) tout d'un coup une fille (environ 9 ans) se bat avec un garçon (environ 6 ans), la fille prend le dessus tres rapidement et continue , aucun enfant ni parent ne reagit, moi en revanche je me suis mise à crier , fort , je me suis enervée et ordonné à la petite de s'arreter immédiatement.
J'etais ds un état second , personne ne voyait cette scène qui se passait au milieu de tout le monde comme si c'etait qlq chose de normal
La gamine a essayé de remettre ça derriere 1 cloison et j'ai du de nouveau intervenir
Lorsque sa mère est venue la chercher(je precise parceque ça me fait du bien de le dire, qu'elle avait tout d'une mère de bonne famille genre prout prout) elle m'a nargué (la fille pas la mère) et m'a lancé un regard a faire froid ds le dos . quelle adulte va t-elle devenir?
Rédigé par: caro(rocarossi) | 28 nov 2006 12:52:57
quand je pense que ds les cours de récré c idem, j'ai envie d'aller chercher mes enfants.
Rédigé par: caro(rocarossi) | 28 nov 2006 12:53:29
Dans la Boca a Buenos Aires, deux gars nous accostent couteau a la main (on parlait anglais dans une rue deserte durrr).
Celui qui "s'occupe" de moi avait l'air très très jeune, 13 ou 14 ans. Il me dit de lui filer mon fric, je lui répond, moqueuse, que je suis pas assez folle pour venir dans la boca avec du fric, enfin pas beaucoup, et si tu le veux, prends le. (En fait, j'etais plutot contente parce qu'en effet j'avais juste dix dollars sur moi, et une photocop de mon passeport)
Tout interloqué que je lui réponde en Espagnol et que je ne le prenne pas au serieux, il menace a moitié, argumente meme. Son complice plus vieux lui fait signe de dégager. Et seulment aprés les locuax sont sortis, pour commisérer que c'etait lamentable etc... on les a envoyé bouler sechement et on s'est barrés.
Rédigé par: Dany | 28 nov 2006 13:11:37
C'est quand je te lis, que je me demande pourquoi je n'ai jamais eu ta vie si tranquille, avec quelques mésaventures qui se terminent bien pour l'émailler.
Et je me demande...
Rédigé par: Otir | 28 nov 2006 14:26:09
Once again, je ne vois pas bien le rapport entre les 2 anecdotes. Le charme rompu (de la ballade d'une part, de la séduction d'autre part) ?... Bon, tu vois, j'essaye de faire travailler mes méninges :o), j'aime bien comprendre - sauf que parfois, il n'y a rien (à comprendre) et ça me perturbe !
Rédigé par: Anne-So, qui a besoin d'explications de texte... | 28 nov 2006 14:54:43
héhé je suis restée pucelle de la langue trooooop longtemps tout ça parceque les garçons à chaque fois avant de se lancer me parlaient "j'ai envie de t'embrasser" ça me bloquait complêtement !
Rédigé par: alice | 28 nov 2006 17:04:58
oh la la les amis, je ne voulais pas vous angoisser !
Anne-So, ya toujours un lien, si tu ne le comprends pas, c'est que j'écris mal, ou qu'on n'est pas tunées sur le même cable !
Rédigé par: Christie | 28 nov 2006 17:34:44
Retour en métro un dimanche soir. Je ramène ma fille et sa copine, dix et onze ans, d'un weekend scout. Elles sont sales. Un clochard m'engueule. C'est une honte, dit-il, vous êtes propres et vos filles sont sales. C'est une honte, me hurle-t-il au visage, défiguré par la colère. Les rares voyageurs qui ne baissent pas la tête ont l'air de trouver la situation très amusante. C'est tellement drôle en effet un clochard qui fout la trouille à des gamines. Après que le clochard eut quitté la rame en lançant encore quelques "c'est une honte", il a fallu parler aux enfants de ce qui s'était passé parce que, étonnamment, les filles, elles, n'avaient pas saisi ni le caractère anodin ni le pittoresque de cette scénette.
Rédigé par: Barbie | 28 nov 2006 19:24:16
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