Cherchez, trouvez


  • (avec google)
    Web ce blog

Julio, c'est moi ou fait chaud ?






Ca peut servir



























« appeler à l'aide | Accueil | vendredi (2) »

lundi 11 septembre 2006

vendredi (1)

Je vous écris du café – rompant ainsi le code entre nous, les us qui veulent que j’écris toujours de chez moi, depuis notre bureau, sur ma chaise en paille qui est devenue un fauteuil de pédégé depuis que mon dos a trop crié, et que la susdite chaise empaillée a rejoint les fleurs sur le balcon.

Travailler au café.

Je me sens à moitié sérieuse lorsque j’annonce cela aux gens – je dors 20 minutes l’après midi, je m’installe au café « pour de bon », deux demi-journées par semaine. Ce sont pourtant des résolutions sérieuses, des décisions mûries après avoir vécu 31 ans ¾, après avoir testé d’autres solutions, après avoir réfléchi à ce qui me convenait le mieux. Ce n’est pas toujours facile de sentier peser sur soi le regard des autres, de certains autres, qui me trouvent étrange ou paresseuse ou impudique ou je ne sais quoi – alors que je cherche simplement des solutions pour vivre le moins mal possible.

Mon café est ouvert sur une place d’église. En ce moment, il y a des travaux, cela cause des encombrements et des concerts de klaxon ; pourtant, je me concentre sans problème, je travaille dix fois plus vite qu’à la maison – peut-être est-ce l’effet de la nouveauté, de ce côté un peu étrange justement, de me trouver dans un café.

Le club des pépés Juifs Tunisiens se réunit là chaque matin ; ils arrivent l’un après l’autre et règlent ici leurs affaires, comme moi. Toujours assis à la même place, près de la fenêtre – et moi je m’installe toujours à la même place, à un mètre d’eux, face à leur conversation mouvementée, face à la vie de la place.

Il y a des listes sur les murs. La prochaine fois, j’emmène l’appareil photo (c'est ce que je me dis à chaque fois).

Allé, au boulot.

septembre 11, 2006 dans Au boulot ! | Permalink | Commentaires (14) | TrackBack (0)

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d8341c4e0d53ef00d834aff62453ef

Listed below are links to weblogs that reference vendredi (1):

Commentaires

Quand j'étais étudiante, je faisais ça tout le temps. Au café ,je me concentrais mieux, comprenais soudain le pourquoi de ce que je faisais et au moindre signe d'abbattement, je levais la tête pour aller cueillir un sourire ou tendre une oreille indiscrète et me dire : Je suis dans la vie, je participe à quelque chose.
Bises, tellement ravie de te lire ce matin.

Rédigé par : Clea | 11 sep 2006 09:32:09

Moi aussi je suis contente d'être revenue, un p'tit tour au café + un week-end dans le sud = plein d'entrain pour me remettre au boulot !

Rédigé par : Christie | 11 sep 2006 09:43:27

Contente aussi de te relire, c'est marrant je me suis dis que tu devais être au café vendredi, c'est intégré dans mon esprit ;-). Tu l'as choisi comment ton café ? Le plus près de chez toi ? J'en ai un au rdc de mon immeuble, mais je ne me vois pas y bosser. J'aime ça bosser au café (quand j'étais à la fac, la salle du fond du Relais de l'Odéon était notre QG), mais j'ai pas trouvé le café de mes rêves pour ça, genre un café suffisamment grand pour qu'on t'oublie un peu si tu restes plusieurs heures et avec des petits recoins plus calmes. En fait j'ai remarqué, par ma propre expérience, que bosser dans un endroit animé ou bruyant, oblige à se concentrer sinon c'est la rêverie assurée et les activités diverses (aller arroser les plantes, bouquiner, se lever toutes les 5 minutes). C'est sûr que si tu dis autour de toi que tu vas au café avec ton appareil photo pour bosser, on va pas te croire. Déjà bosser à la maison pour la plupart des gens, c'est suspect... T'as pas remarqué ?

PS : Très choupinet ton petit tyran sur la photo de ce matin :-)

Rédigé par : Ingrid à plume(s) | 11 sep 2006 10:29:25

j'ai eu du mal à le trouver mon café de rêve (dans notre ancien appart' on en avait un qu'on adorait, à deux pas, où nous allions à un, deux, trois, où je donnais pas mal de rendez-vous pros, longtemps après le déménagement j'y suis retournée.. et puis le proprio, Dominique, a revendu à des odieux)

et non ce n'est pas le plus près, le plus près est un PMU crassou avec des mégots par terre et des hommes qui vous regardent par en dessous

le deuxième plus près est dans un coin top, sur une petite place tranquille, mais les serveurs sont antipathiques au possible

alors j'ai pris le 3ème plus près, où les gens vous accueillent gentiment, où on me laisse travailler sans pb, où je me sens bien !! et il y cette vie sans arrêt, j'adore

Rédigé par : Christie | 11 sep 2006 10:35:15

"Je me sens à moitié sérieuse lorsque j’annonce cela aux gens – je dors 20 minutes l’après midi, je m’installe au café « pour de bon », deux demi-journées par semaine. Ce sont pourtant des résolutions sérieuses, des décisions mûries après avoir vécu 31 ans ¾, après avoir testé d’autres solutions, après avoir réfléchi à ce qui me convenait le mieux. Ce n’est pas toujours facile de porter sur soi le regard des autres, de certains autres, qui me trouvent étrange ou paresseuse ou impudique ou je ne sais quoi – alors que je cherche simplement des solutions pour vivre le moins mal possible."

Ton post me mets en colère, pas contre toi, mais contre l'uniformisation ambiante.
"La liberté des uns s'arrête où commence celles des autres." Si tu trouve ton bonheur, ton équilibre sans nuire aux autres, on devrait plutôt de te féliciter. Alors q'en général, on aurait tendance à te regarder te travers, dans les meilleurs cas...

Rédigé par : Agnès | 11 sep 2006 11:07:31

tu sais, peut-être aussi que je me fais plaisir en me donnant le rôle d'une héroïne des temps moderne !

mais à voir la tête des gens qui me regardaient dormir samedi soir (dans les mariages, quand je peux, je fais une sieste entre le dîner et la soirée, une petite heure de sommeil avec les enfants, et si la musique est bonne je me relève et fais la bringue jusqu' à la fin de la nuit - sinon, je ne tiens pas après 1 h du mat') bah c'est pas facile d'aller contre le mainstream...

Rédigé par : Christie | 11 sep 2006 11:10:37

Moi qui adore dormir en soirée de copains, quand les gens que j'aime parlent autour de moi.

Rédigé par : Agnès | 11 sep 2006 11:12:27

oui moi aussi j'adore dormir une heure dans leur lit, me réveiller comme une fleur et continuer la party

mais souvent, quand je me réveille, ils s'en vont !

Rédigé par : Christie | 11 sep 2006 11:13:56

Tiens, moi qui suis sans cesse distraite pas les écureuils qui passent devant la fenêtre ou par les tentatives de mon chien qui m’amène tout ce qui traîne pour jouer, faudrait peut-être que j’essaie le café….
mais il est loin, le premier café…et ce serait trop bête de prendre la voiture pour ça…
et j’ai pas de portable…
ccl : faut que je trouve autre chose pour rester concentrée !

Rédigé par : swahili | 11 sep 2006 11:28:25

Le café est devenu pour nous le rituel du samedi matin. Nous laissons tout en plan, la table sale et pleine de miettes, les enfants en pyj,... et pendant la sieste matinale du petit dernier, nous allons nous prendre notre petit noir, pour faire le point après la semaine, essayer de recharger nos batteries avant le WE. Ce petit moment dédié, où nous nous extrayons du tourbillon familial et de notre cadre, nous permet de prendre du recul et de prendre ensembles les petites décisions pour notre WE et notre semaine, pour avoir l'impression de piloter un peu notre vie et de ne pas nous sentir totalement bouffés.

Rédigé par : Laurence, la matrice multiple | 11 sep 2006 14:31:16

c'est top !! j'aimerais bien faire ça....

Rédigé par : Christie | 11 sep 2006 14:52:45

C'est fou comme les autres peuvent se sentir dérangés parfois face à ceux qui ont la sagesse de s'écouter!

J'en ai encore fait l'expérience cet été chez les grands-parents d'une copine qui ne supportaient pas que j'aille faire la sieste après le déjeuner - au point de me demander ce qui n'allait pas chez moi! "Il y en a qui s'écoutent un peu trop!" a été leur commentaire quand je leur ai répondu que tout allait très bien... C'était d'une agressivité!

Rédigé par : Marie | 11 sep 2006 14:54:41

Il y en a qui ne s'écoutent pas assez... ça, c'est sûr !

Rédigé par : Christie | 11 sep 2006 14:59:40

Pour ma part rien ne vaut ma cuisine et mon cher ordinateur portable aux touches qui commencent à s'user, la fenêtre ouverte quand la saison le permet sur une petite rue miraculeuse que je ne peux voir mais dont j'entends les bruits. Aujourd'hui c'est mercredi et des enfants y jouent.

Je peux me poser sinon dans n'importe quel cyber-truc du moment qu'on peut placer la souris à gauche.
En fait seules des interférences faites par mes proches où auxquelles il faut que je répondre personnellement sans sursoir (le téléphone par exemple) me gênent dans la concentration.
L'écriture est plus forte que le bruit à moins de travaux lourds.

Pour les midi de jours d'usine j'ai trouvé une petite call-box non loin d'où je vais à la danse le samedi et suffisamment proche de mon lieu de travail pour pouvoir y filer après la cantine, suffisamment loin pour ne pas y être rattrapée par des urgences de mon gagne-pain. Ce n'est pas cher, c'est petit, l'accueil y est sympa et passent des habitués. En quelques semaines c'est devenu mon refuge.
Ça me donne parfois des billets bizarres, comme celui en hommage à Glenn Ford, où trop de niveaux de lecture se bousculent, car je ne filtre pas, pas le temps, je ne dispose guère de plus d'un quart d'heure, mais il m'est précieux.

Quand on travaille chez soi et qu'on a une famille, on a toujours, qu'on le veuille ou non, tendance à s'interrompre pour faire ci ou ça (1), ranger une bricole, se préparer un thé, lancer une lessive ...
A l'extérieur on est assis, c'est tout.

(1) à moins d'avoir une grande maison et de disposer de la fameuse chambre à soi dans laquelle on peut travailler comme dans tout bureau (office).

Rédigé par : gilda | 13 sep 2006 15:47:40

Poster un commentaire






Ma Photo

juillet 2010

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  

(...)


...