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J'ai beau râler et revendiquer ma place
Les membres de ma tribu je les vois chaque semaine, au moins un
Quand ils partent à l'étranger je me sens mal, physiquement mal
Quand ils s'aiment ma vie est plus légère
Quand on s'engueule je dis Je m'en fous
Mais au fond..
Pi faut pas toucher un cheveu de leur tête
Faut pas me les abîmer
Faut pas me les égratigner
Ni les critiquer sans connaître
Ni en les connaissant d'ailleurs
Et oui, promis, moi aussi je ferai attention à ne pas les blesser
la douceur, ça doit être compatible avec le fait de dire J'EXISTE ET JE SUIS DIFFERENTE DE VOUS ET JE VOUS AIME DE TOUT CELA
[Et la maîtresse, elle a si bien su aimer ma fille, l'éveiller, la faire grandir, lui donner confiance en elle.. que j'en fais des cauchemars de la quitter à la fin de l'année. Je cotoye souvent des êtres humains géniaux mais des maîtresses comme ça on n'en fait pas beaucoup. Alors ce n'est pas à moi, chez moi, qu'il faut venir lui faire des procès d'intention, surtout avant d'avoir éprouvé sa tendresse quand elle serre contre elle, chaque matin, ses petits pour les accueillir.]
juin 14, 2006 dans Cousinage | Permalink | Commentaires (19) | TrackBack (0)
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Trop trop belles... une vraie Trinité d'amour...
Rédigé par: laurence | 14 juin 2006 17:07:22
Une mémé qui blogue. Eh! Oui.
Je vois qu'il n'y a pas beaucoup de parents qui ont passé un commentaire pour la chronique "à moitié plein".
Je crois que la difficulté de couper le cordon se fait à tous âges. Moi, j'avoue avoir eu beaucoup de peine à faire ce grand et peut-être dernier pas.
Je ne crois pas avoir donné beaucoup de conseils. Ce n'est pas cela. C'est plutôt le fait d'admettre qu'on n'a plus besoin de moi. À quoi vais-je servir pour les 20 ou 30 prochaines années?
Je suis mieux maintenant ou presque guérie. Je me suis construit une bulle, une sorte d'armure. J'écris, je joue au golf, je voyage, je vais à la pêche. Je ne suis plus toujours disponible. J'ai aussi un horaire que je change souvent pour mes enfants mais que j'essaie de ne pas trop changer (ce qui me demande un effort). Je pense plus à moi.
Je ne sais pas ce que penseront les enfants de cette attitude car il faut que les enfants acceptent les changements chez les parents aussi.
On dirait une thérapie par le blogue.
Je veux dire aussi que le fait d'être conscient de tous ces malaises, c'est déjà un grand pas.
Rédigé par: Ginette Chicoine | 14 juin 2006 17:07:27
oui ma maman s'est beaucoup protegée au moment de notre départ de la maison, mon frère et moi.. à la fois c'est rassurant, de voir que la vie continue avec et sans nous, et à la fois, que c'est dur qu'elle ne soit plus toute pour nous, notre maman chérie. Dur et nécessaire ! merci pour votre beau commentaire (et oui, ce blog a des vertus thérapeutiques, mais surtout de partage et parfois d'écriture, j'espère ! car la thérapie, je la fais ailleurs..)
Rédigé par: Christie | 14 juin 2006 17:11:28
j'ai beaucoup d'amis autour de moi qui se plaignent que leurs parents ou beaux parents ne s'occupent pas plus de leurs enfants (donc petits enfants), moi j'ai de la chance mes beaux-parents sont dispo pour mes petits et je ne sais pas comment je reagirais si ils ne l'etaient pas, toujours est-il que je trouve normal qu'une fois le cordon coupé on n'est pas envie de re-pouponner de suite, Ginette le prouve on peut (enfin) faire des tas de trucs pour soi. Ma maman par exemple n'est pas très grand-mère et n'a peut-etre pas été très maman dans ce qu'on se représente de la Maman avec un grand M , je lutte et je travaille avec mon psy pour ne pas lui en vouloir mais du coup je me protège et n'arrive plus trop à lui faire une place dans ma vie. Ma fille est très sauvage avec elle , ma mère s'en ettonne mais moi je lui dis qu'une relation se fabrique à 2 et qu'un enfant ne force pas ses sentiments, ma petite doit bien sentir que sa grand-mère a d'autres priorités. Cet été elle veut prendre les enfants 1 semaine, j'ai dit oui mais j'appréhende. (désolée j'ai fait un peu long)
Rédigé par: rocarossi | 15 juin 2006 10:21:07
étale toi tant que tu veux ma biche, deux jours qu'on ne te voyait plus et tu m'as manqué
c'est bien les psys pour réapprivoiser ses parents (et du coup, arrêter certaines conneries avec nos enfants !)
Rédigé par: Christie | 15 juin 2006 10:26:40
c gentil merci. Pour les psys j'arrive pas à trouver celui qui me convient (est-ce un signe?) et que je vais finir par faire un "guide du psy cannois". En fait c comme si je savais deja tout de moi, que les réponses etaient evidentes donc je m'ennuie chez les psy (sauf une psychologue avec qui j'ai "travaillé" sur ma maternité, une femme géniale).
Depuis que j'ai passé la trentaine j'ai decouvert un autre monde, un univers où tout le monde (surtout les femmes) a sa névrose, tout le monde parle de son psy, tout le monde raconte ses pb liés à l'enfance, ses relations mère-enfant (et rarement père-enfant d'ailleurs) bref comme si on avait tous hérité d'un truc difficile à digérer de notre maman. Du coup je te jure j'angoisse de ce que JE vais laisser comme névrose aux miens, quelles erreurs vais-je commettre? comment vont-ils grandir? vont-ils passer la trentaine sans soucis? Bon j'exagère un peu, on vit très bien avec ses névroses, d'ailleurs il paraît qu'on en a tous. euh c sur??...
Rédigé par: rocarossi | 15 juin 2006 10:34:32
moi je n'en veux pas trop à mes parents, ils ont fait ce qu'ils ont pu avec le maximum d'amour, et certains sacrifices, et aujourd'hui on reste proches.. et je suis convaincue que le fait de prendre soin de moi au niveau psy (ce que les parents de la génération des nôtres n'ont pas beaucoup fait, c'était infamant, et nos grands-parents encore moins) aide à faire moins de conneries avec nos petits.. enfin, j'y crois ferme !
Rédigé par: Christie | 15 juin 2006 10:38:01
moins de conneries je sais pas mais en tout cas on les rattrape nos conneries, on explique, on discute, on communique, on analyse
Rédigé par: rocarossi | 15 juin 2006 10:45:32
ben rien que le fait de reconnaître les sentiments de nos enfants
de ne pas les nier ou les minimiser "mais n'aie pas peur du loup, ça n'existe pas !"
ben moi, j'ai appris ça avec ma psy.. ma relation avec Chimène a beaucoup changé depuis que je suis capable de lui demander "tu as peur du loup. Bon. là, je n'en voix pas, mais s'il vient pendant la nuit, qu'est-ce que tu vas faire ?" et elle se met à chercher ses solutions... elle a toujours peur, mais déjà un peu moins, et moi je l'ai aidée à prendre en charge sa peur, sans l'amoindrir ni la nier.. Ben sans ma psy j'aurais pas su faire tout ça.
Rédigé par: Christie | 15 juin 2006 10:48:32
Personnellement j'aurais bien trop peur d'aller voir un psy. Trop de choses, trop compliqué... mais c'est vrai que de lire toutes vos réflexions par-ci par-là sur vos différentes expériences avec un psy, m'inspirent beaucoup, me font réfléchir, penser différemment et donc progresser. Merci!
Rédigé par: tsé-tsé | 15 juin 2006 13:16:35
je crois que la difficulté vient aussi de trouver le bon psy ! quelle chance j'ai eu !
Rédigé par: Christie | 15 juin 2006 13:58:02
Ce n'est pas à la trentaine mais à la quarantaine que je suis allée voir une psy. L'idée m’a parue longtemps saugrenue car je pensais que tout allait bien pour moi. Puis mon médecin m’a plusieurs fois conseillée de prendre conseil parce-que je souffrais de problèmes qui pouvaient avoir une origine psy. J’y suis allée, persuadée qu’elle ne trouverait rien dans mon histoire familiale. J’ai déjà fait une dizaine de séances, et on en découvre à chaque fois, plein de raisons qui peuvent expliquer mes pbs ! Je me demande quand-même comment faisaient nos mères autrefois, est-ce qu’on ne se regarde pas trop le nombril ? Et si on élève nos enfants sans faire de conneries, ça va pas être triste, une génération d’enfants parfaits ?
Rédigé par: swahili | 15 juin 2006 15:47:38
je ne sais pas pour les tiens, mais chez moi il y a une marge pour que je sois une mère parfaite et que mes enfants soient parfaits. Et de voir mes filles heureuses et confiantes, ça me fait tellement chaud au coeur, hier je recevais des amis à dîner et j'étais crevée, et Chimène à côté de moi m'a mis du coeur à l'ouvrage.. ce matin j'avais un coup de blues, et Alma appuyé sa petite tête contre ma poitrine, tu ne peux pas savoir (enfin si, tu sais) le bien que ça fait !
Mais bon ça n'a rien à voir en fait..
Rédigé par: Christie | 15 juin 2006 16:05:14
De toutes façons, pour les miennes, c’est un peu tard pour l’éducation, et sûr qu’il n’y a rien de plus rassurant que de les voir heureuses !
Rédigé par: swahili | 15 juin 2006 16:16:59
c'est jamais trop tard.. tu ne peux pas savoir comme je suis heureuse de réparer des trucs avec ma mère.. mais bon je ne vais pas trop m'étendre sur le sujet ici, des fois qu'elle viendrait jeter un oeil !
Rédigé par: Christie | 15 juin 2006 16:18:44
Mes filles savent que je vois une psy. par contre, je n’ai pas encore osé en parler avec ma mère, parce-que je sais qu’elle a fait tout ce qu’elle a pu pour me rendre heureuse, et qu’elle souffrirait énormément de savoir son éducation remise en question…
Rédigé par: swahili | 15 juin 2006 16:35:51
comme la mienne, elle a essayé de me dire que ça servirait à rien, que le passé c le passé, qu'on ne peut pas revenir en arrière, c la seule fois ou g pété un plomb avec ma mère et elle a compris et on en a reparlé. Je crois qu'elle a peur de ce que je vais decouvrir, et puis surtout elle, elle a reussi a occulté ce passé douloureux, donc elle ne veut pas tres justement le remuer. C vrai swahili on se regarde sans doute trop le nombril, en psychanalyse tout tout le temps, en plus c dans l'air du temps, à la mode , il faut donc savoir doser, ne pas chercher à tout analyser (pourquoi elle a fait caca 2 fois? non j'exagère), il est bon des fois de lacher prise mais qd meme je voudrais bien poser les bagages trop lourds que m'ont transmis mes ancêtres pour alléger le voyage vers la vie ,de mes enfants.
Rédigé par: rocarossi | 15 juin 2006 16:51:12
Il me semble qu'à une autre époque, on n'allait pas chez le psy mais on avait quand même des états d'âmes. Il y a des tas de romans qui parlent de ça...
Pour la génération de ma mère, le psy, c'est encore tabou. Et pourtant, j'ai l'impression qu'elle en aurait tellement besoin...
Parfois aussi, je me dis que si j'arrêtais de me regarder le nombril, j'irais beaucoup mieux. Je me dis qu'il y a tant de gens qui ont de vraies souffrances, alors que moi j'ai, comme on dit, tout pour être heureuse...Alors faut-il vraiment aller chez un psy?
Parfois aussi, je me dis que j'ai tout compris (mon enfance, mes parents, leur histoire, l'histoire de ma famille, tout ça...) et à quoi bon en parler avec un psy, ça changera quoi?
Mais bon, j'ai l'impression que le problème n'est pas là. Le problème maintenant, c'est de TROUVER LE BON (un qui n'aurait pas de chat, par exemple...)
Rédigé par: lili | 15 juin 2006 17:10:58
lili on est bien pareil, impossible de trouver le bon, je commence meme à demander si ça e veut pas dire qlq chose, j'en suis à 5 essais!
Concernant les gens qui souffrent, un de mes psy me disaient tres justement que les gens qui ont de "vrais" malheurs, ne font pas de depression. Ils ont bien d'autres choses à penser, à faire. Effectivement nous avons aujourd'hui la possibilité, la chance d'être guidé et aidé à vivre avec nos névroses (et pas a les combattre), pourquoi s'en priver, et si je fais ça ce n'est plus pour moi commeje le disais mais pour mes enfants. Si ma mère avait evacué certaines choses elle ne me les aurait sans doute pas transmises, elle n'y est pour rien mais voila c la et il faut que je l'apprivoise moi cette angoisse, cette culpabilité, ce manque de confirance en moi parceque je veux que mes enfants soient bien ds leur peau et à tout age.
Rédigé par: rocarossi | 15 juin 2006 18:39:15
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