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Les attaques viennent rarement de l'endroit d'où on les redoute.
En quittant les enfants lundi, mes filles que je confiais à Maman, j'appréhendais la solitude de ma petite Alma, si habituée aux bras et aux réactions de sa maman. Pour Chimène qui aime tant sa grand-mère, je partais sereine.
En fait aux dernières nouvelles, Alma a passé la semaine à gazouiller et à tirer sur tout ce qui dépasse des tables, et Chimène a eu une otite le premier soir, et une bronchite hier, alors qu'elle n'est pas tombée malade depuis 3 mois et que Maman est la reine des Couvre-toi.
Ma grande-petite-pas-si grande ; ma petite-contre-moi-pas-si-fragile.
Et je suis contente qu'Alma s'habitue sans moi.
[Cette fresque murale m'a émue dans l'église-musée - à Istambul la plupart des églises sont des musées, cela m'a fait quelque chose - de Saint Sauveur in Chora. Je n'avais jamais ressenti une telle tendresse dans une représentation de la Vierge à l'Enfant. ]
avril 24, 2006 dans Carnets de l'après | Permalink | Commentaires (5) | TrackBack (0)
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J'adore les "vierge à l'enfant" en général (la faïencerie de Quimper en fait une belle couleur crème mais qu'est-ce que ça donnerait chez moi...). Celle-ci est un peu triste. (sinon pour l'émotion, il faut voir en vrai)
Rédigé par: Artem | 24 avr 2006 11:08:32
oui c'est ce qui me plaisait, l'austérité de l'expression associée à la tendresse de ce joue contre joue
et sans doute cette fresque faisait-elle écho au manque de mes chatounes
Rédigé par: Christie | 24 avr 2006 11:12:56
une merveilleuse vierge à l'enfant: celle de Bellini à l'eglise des Frari à Venise...c'est un tryptique au fond et l'expression de la vierge est l'image même de la maternité.
Rédigé par: camille | 24 avr 2006 11:13:58
tendresse ? T'es sure ?
On a l'impression qu'elle n'a pas dormi depuis la naissance du petit et qu'elle est totalement accablée.
On dirait qu'il la console.
Rédigé par: emmanuelle | 24 avr 2006 11:24:01
... ou qu'elle pressent ce qui l'attend.. la pôvre !
j'ai rapproché cette fresque de la Pieta de Michel Ange, où la mère redevenue très jeune femme (par les traits) porte son fils mort, dans un dernier élan de tendresse possible..
Rédigé par: Christie | 24 avr 2006 11:26:53
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