« mèches | Accueil | il faudrait faire de la place »
(Non bien sûr, je suis bien trop bavarde et à l'affût de petits récits à écrire - et puis comme dirait l'autre, C'est pas parce qu'on n'a rien à dire...)
Et aujourd'hui ce qui m'habite et me met en colère, je n'ai pas le droit de l'écrire (ça concerne quelqu'un d'autre) et comme à chaque fois que ça m'arrive, cet interdit légitime de certains secrets, le hiatus entre l'écriture et la vie, je bouillonne et m'interroge sur l'intérêt d'un blog.
C'est à ce moment là que la machine à idées neuves se remet en route.
mars 18, 2006 dans Upon writing | Permalink | Commentaires (6) | TrackBack (0)
URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d8341c4e0d53ef00d8347d03b253ef
Listed below are links to weblogs that reference aurais-je épuisé tout ce que j'ai à dire ?:
Christie, si c'etait pour un support autre que le blog (par exemple pour un livre), tu ecrirais ce qui t'habite aujourd'hui?
j'avais un blog, et tres vite je me suis censuree: pas de tres personnel ou alors touchant aux autres ; le fait que des gens que je connaissais lisent m'enfermait dans la vision qu'ils avaient de moi (ou que je leur attribuais...); je m'y sentais prisonniere, j'ai arrete...
ma conclusion (toute personnelle, hein) c'est que j'ai eu besoin de ce blog pour gouter a nouveau au plaisir d'ecrire, mais qu'il etait temps pour moi de passer a l'ecriture sans le pretexte du regard d'autrui...
...et de me rendre compte que j'ai plus besoin de lecteurs que je ne l'imaginais: certes j'ecris pour moi mais le devoilement est oriente vers quelqu'un quand meme, et sur mon papier ou mon ordi, le lecteur est loin loin loin et me manque!
et puis le regard des autres, les chiffres de frequentation, les commentaires, ca me force aussi a la regularite, a l'assiduite, moi la cyclothymique de l'ecrit...ah toujours les bonnes vieilles contradictions ;-)
donc je me disais qu'en parallele de mes efforts de murissement dans la vraie vie, j'allais peut-etre creer un blog completement anonyme, juste mon ecriture sans regard connu, pas de commentaires, presque un site normal d'ailleurs, juste l'aspect quotidien pour me forcer a m'y coller, a affiner, un peu comme un atelier d'ecriture quotidien (mais sans retour)....
l'autre option c'est le degagement de l'image des autres, mais je n'en suis pas la, et encore moins quand ce que tu ecris est lu encore tout chaud...
j'imagine que pour les ecrivains, pour qui le regard d'autrui sur leur creation n'est pas quotidien, ca ne doit pas etre facile non plus de passer outre le regard d'autrui une fois un travail autobiographique acheve... c'est prendre le risque de blesser ceux dont on parle, de devoir se confronter a leur verite sur des evemenements partages, c'est gerer la culpabilite.... je suis sure que ca me ferait grandir, mais je ne suis pas encore prete!
bref je trouve que ta note d'aujourd'hui est tres interessante ; qu'est-ce qu'on s'autorise a ecrire? quel est le poids du regard des autres, mais aussi comment ne pas ecrire pour un autre?
bon dimanche Christie!
Rédigé par: Ysens | 18 mar 2006 20:14:28
La colère à chaud n'est pas pour moi un bon moteur d'écriture, je pense qu'on peut exprimer un ressentiment sur un blog de façon anonymisée en lui donnant une allure universelle. Les gens concernés s'y reconnaîtront si ça les intéresse et cela devient leur affaire.S'il y a contentieux, il vaut mieux le liquider in vivo, mais ce sera peut-être et parfois frustrant car ce qui fait du bien dans la colère c'est la décharge de mécontentement accumulé ( comme le pus d'un abcès, après ça fait moins mal, mais il y a de forte chance que ça recollecte si l'inflammation est devenue chronique).
Je suis une adepte de l'art de la décolère , cela consiste à examiner tranquillement les griefs que l'on a vis à vis de quelqu'un et d'essayer sans tricher de voir ce qui est ma part et ce qui est la sienne. Je ne me fais jamais d'illusion sur les gens et la versatilité de leurs égards à mon égard. La notion d'ambivalence (plus ou moins marquée) est très utile pour relativiser le préjudice... J'aime à ces moments les idées un peu zen du style quand ça va mal :"Va donc laver ton bol...". Bises Christie, as-tu vu ? c'est le Printemps !
P.S. Blog ou pas blog l'écriture c'est l'écriture et elle franchit les frontières qu'on veut bien qu'elle franchisse et les lecteurs ne sont que des spectateurs plus ou moins attentifs aux mouvements qui la sous-tendent. On n'invente rien tu sais.
Rédigé par: Marie.Pool | 18 mar 2006 20:58:37
ah Marie-Pool tu lis dans mes pensées, j'ai pensé transposer mais je ne vois pas comment, certains liens sont uniques et la colère réside dans ce lient (mêlée à de l'amour tu imagines)
ainsi que le temps de repos que je vais accorder à cette émotion déjà un peu éventée, avant d'élucider avec l'intéressé(e) le fossé que les mensonges et la colère ont tissé entre nous
je t'embrasse et te remercie, grâce à toi j'ai acheté L'année de l'éveil, je crois que Charles Juliet va m'enchanter et me fissurer le coeur une nouvelle fois.
ps : le printemps bien sûr que j'ai vu il s'est installé sur mon balcon hier on a mangé dehors et le square à se chauffer aux rayons du soleil jusqu'à 18h30 mialche !
Rédigé par: Christie | 19 mar 2006 10:19:13
Transposer. Je parviens à le faire en changeant de personnages et de lieux ou de situations, à peine, légèrement, mais en conservant l'émotion, et il m'est plus facile de la dire ainsi. Par exemple prendre l'autre, celui contre qui on est en colère, comme narrateur, etc.(Je ne fais pas cela sur mon blog, mais ailleurs). Et j'y trouve un certain apaisemnt.
Bises à toi.
Rédigé par: ennairam | 19 mar 2006 19:39:58
et oui, se mettre à la place de l'autre.. j'ai essayé de le faire, ça calme en effet.
Rédigé par: Christie | 19 mar 2006 19:41:12
en cliquant pour fermer, je pense à ça "le théâtre de l'opprimé" d'Augusto Boal...
Rédigé par: ennairam | 19 mar 2006 19:42:35
Les commentaires récents