Ma première pensée a été Le paradis, c'est vivre à côté de ceux qu'on aime (et je me suis serrée contre Nicolas). Allé, à la douche. Le pyjama, au sale. Nicolas avait levé les filles - faut toujours qu'on donne le signal du matin qui a commencé - et préparé les céréales de Chimène, les petits coussins avec du chocolat à l'intérieur. Encore en peignoir, je prends le relais avec le biberon d'Alma, papotis avec une Chimène de bonne humeur.
Ma grand-mère arrive en tatônnant, elle n'y voit plus grand chose depuis son opération de l'oeil. Elle s'est levée tôt pour nous dire au revoir, l'aurait pas dû... C'est sa dernière matinée avec nous, Papa vient la chercher tout à l'heure, nous serons tous partis. Elle se penche vers Chimène, qui l'embrasse bravement.
Je presse mon monde, coule un café pour Mam, on s'habille cahin caha, sans négliger le démélage des noeuds de souris, l'homéopathie ce sera pour ce soir. On met les cagoules à fleur, et hop dans l'ascenceur. Chimène aussitôt la porte franchie Elle va bientôt mourir Mam ? elle a tenu pendant 3 jours, a réussi à ne pas le dire devant... Zut, elle a mis ses chaussures roses et il pleut.
Et le rush continue.
Et ce soir, après la série des rush, je vais encore travailler une petite heure tandis que Chimène, dans sa chambre éclairée à la lampe de chevet, égrene pour son doudou toutes les chansons apprises lately.






































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