Cherchez, trouvez


  • (avec google)
    Web ce blog

Février.. l'ours ouvre un oeil
















Ca peut servir



























« abeudoudoudoudou... une page de pub | Accueil | hiatus »

samedi 03 décembre 2005

Chère Gilda,

Naissancesje voulais vous remercier de m'avoir parlé de ce livre.

Vous ne me l'avez pas offert : merci ; j'ai pu y penser à ma guise, le critiquer, me rendre à mes propres arguments, prendre le métro pour aller le pêcher à la Fnac, demander à la vendeuse, plusieurs fois... et serrer contre moi le trophée que j'ai lu presque d'une traite ; essentiellement dans le bus qui me ramenait chez moi, dans le bus qui m'amenait au client, dans le métro hier en allant et en revenant du théatre.

Les gens assis autour de moi ont peut-être aperçu une larme couler sur ma joue ; au moment où une mères évoque l'enfant qui quitte la maison, je n'ai pas pu la retenir. C'est ma hantise depuis toujours, pas l'accouchement, pas la fatigue des jours collés l'un après l'autre, pas la crise d'ado, non, cette désertion programmée du nid. Elles sont deux à l'évoquer, mères plus âgées d'enfants déjà envolés.

Je note pour moi d'aller lire d'autres livres de Marie Darieussecq ; Helena Villovitch ; Geneviève Brisac. Camille, Marie Desplechin, je les connaissais mieux ; il m'a semblé d'ailleurs que c'était vous qui aviez écrit le texte de Marie, tellement je vous associe maintenant l'une à l'autre, comme on le fait de deux amies, et tellement son style dans ce texte m'a fait penser au vôtre.

Merci Gilda de ce cadeau de mots que vous m'avez fait, grâce à lui je regarderai quelque temps mes petites d'un oeil plus humide, quelque temps je savourerai mieux la grâce qui m'est faite de pouvoir les regarder grandir, si près de moi.

Commentaires

Bien sûr à ton tour, tu me donnes envie d'y jeter un coup d'oeil...A priori, je n'étais pas trop intéressée car le chapitre "naissances" est déjà ancien pour moi, mais ce que tu évoques des enfants plus grands me tente. Comme j'y pense à ces futurs départs, imminent pour mon aînée puisqu'elle est en Terminale, rien que de l'écrire les larmes me montent aux yeux. Bien sûr, le départ de la maison pour être bien ailleurs est le signe d'une éducation réussie, mais...j'envie les parents qui vivent dans des villes universitaires, ma p'tite chérie de 17 ans seule à Paris (par exemple, mais ce sera peut-être Lyon ou Strasbourg), ça m'angoisse.

Rédigé par: alice | 3 déc 2005 10:14:13

C'est vrai que cette Gilda est étonnante ! Et un talent ! Surtout quand elle était conducteur de travaux dans les TP !
http://www.hotel-des-blogueurs.org/2005/08/09/620-depart

Rédigé par: yves duel | 3 déc 2005 14:31:35

Et voilà, ça n'a pas loupé, j'ai envie de le lire aussi, maintenant ! Même si je n'ai pas d'enfant et si la maternité reste quelque chose de très nébuleux pour moi. Gilda et Christie, vous êtes trop fortes !

Rédigé par: Satsuki | 3 déc 2005 16:05:05

un jour, on va s'associer et devenir libraires !

Rédigé par: Christie | 3 déc 2005 17:03:46

C'est si bon de regarder ses enfants grandir, de s'extasier de leurs progrès, de leur appétit de VIVRE, de leur odeur d enfance pleine de rires, de curiosités...Et çà aide VRAIMENT...et cela reste à VIE quelquepart dans le coeur de la mère... et allège la mère comblée...
quand l ainée ici maintient son projet de s'installer au Canada, à la fin de ses études, après déjà, un séjour de deux mois et demi au Sénégal, cinq mois au Canada, un projet en Juillet prochain de sauter de pays en pays différent pendant un an....j aime son indépendance, sa vérité pour elle, et c'est ce qui me permet de traverser la blessure de la mère, car c'est pas rien de tels projets! mais la savoir aller vers son Rêve me plait!

Il m'a été plus dur, bien plus dur l'an passé, de penser laisser mon autre fille seule à Lille en études dans un an et demi, pour partir avec Jean Sébastien autiste, et rejoindre Papa déjà parti en éclaireur en boulot vers un autre département qui, à priori, offre, un avenir aux 20 ans de Jean Sébastien! Le Nord est un département sinistré pr le handicap!

je m'étonne de mon arrivée paisible à présent. Mais subir les départs, me semble bien trop chagrinsssS immenseS, et je préfère viser le positif qui m'attend...mais néammoins, pour moi, m'est plus simple de voir partir l enfant pr ses études, plutôt que partir moi vers une autre région...dur, dur de traverser ce sentiment d abandon pour Audrey, même si elle manifeste de faire le choix, elle, de rester sur Lille.
Je trouve qu encore une fois, la vie m' écartèle entre les trois enfants, et c'est ce qu il y de plus dur. Impossible de faire un choix privilégié pour un seul. Je les aime tous les trois, d amour différent, mais aussi fort d amour pour chacun! et je préfère encore une fois m'oublier, moi!

qd l occasion se présentera, je ne manquerai pas de lire ce livre qui doit être vraiment très intéressant. Merci Gilda et CHristie pour proposer ce book!

Rédigé par: annick | 4 déc 2005 12:06:53

Oh là là, merci Christie, je rentre tout juste d'une courte absence et je suis très heureuse de lire combien Naissances vous a plu, quoiqu'un peu éberluée par l'ampleur du remerciement.

Pas vraiment d'accord mais vous vous en doutez, sur ce que vous dites de ce qui pourrait être "mon style", c'est un peu comme quand je dis que Paul Newman ressemble à mon oncle Nicolas.
Ce n'est pas faux, mais passablement de l'ordre du rétropédalage.

En revanche il y a effectivement quelque chose dans le récit de Marie Desplechin qui est quelque chose que j'aurais pu ou pourrais faire et qui serait d'accompagner quelqu'un qui me serait chère et se trouverait seule au moment d'aller accoucher, parce que comme elle "si je n'avais pas vu ce que c'est que naître, je ne savais pas rien. J'avais de l'expérience. Ce genre d'expérience qui vous dit qu'il ne faut pas y aller toute seule à la clinique, à l'heure des pièces de 5 francs."
J'aurais aimé être moi-même capables d'écrire ces phrases qui me ressemblent aussi.
D'ailleurs je suis profondément reconnaissante au père de mes enfants d'avoir été présent pour moi, à ces moments-là, en m'hydratant quand il le fallait pour la première naissance qui fut si longue et en nous évitant de tomber de là où l'on est installé pour la seconde qui fut mouvementée (paraît-il). Et surtout en constituant une présence proche et non médicale à côté de "l'équipe des entraîneurs" dont je n'arrivais plus à entendre les propos (mais je sentais encore sa main qui serrait la mienne).

J'avais quelques scrupules car Alma est bien petite et je me demandais si vous n'étiez pas plutôt dans une période où l'on préfère ne pas trop se remémorer ces moments-là.
De même Satsuki que j'ai quelques réticences, mais peut-être aussi mal placées que mes scrupules précédents, à recommander ce livre à une jeune femme qui n'a pas elle-même connu cette expérience sismique intérieure de mettre au monde un petit. Comme si j'avais peur d'incompréhensions éventuelles, et de créer de la crainte aussi.

Je suis rudement contente que ce livre vous ait plu, mais vous savez ce sont les auteurs qu'il faut en remercier ainsi que les personnes à l'origine de ce projet, je n'ai fait que le lien.

Rédigé par: gilda | 4 déc 2005 17:45:59

Merci Christie et donc merci Gilda, pour une fois une idee pour mon cadeau de Noel. Ma maman vient de le poster et il va parcourir 20 000 km jusqu'au ma boite aux lettres. J'ai hate!

Rédigé par: Maurine au bout du monde | 4 déc 2005 22:30:17

Je passe régulièrement dans le coin, prendre des nouvelles des "petites", trouver des idées de bouquins, lorsqu'il m'en manque .... Alors merci. D'être là :-)

Rédigé par: Raphaëlle | 5 déc 2005 00:23:40

Recommandé par Christie et Gilda, et qui aborde aussi le point sensible qui me titille tant de l’envol de mes minettes, je suis impatiente de lire les mots de ces mères.

Rédigé par: swahili | 5 déc 2005 10:04:43

J aime bp les mots de Gilda et je la cite:
.. " l expérience sismique intérieure de mettre au monde un petit."

En seconde naissance pour les jumeaux, le délice de la césarienne sous péridurale..le ventre en mer agitée, qui transporte, déporte, ses vies qui vont naitre.. mmmh.. 18 ans et demi après, je peux ressentir encore à ma guise..mmh..l'écrin velours du ventre qui se prépare à s'ouvrir pour mettre au monde, ses deux vies de poids d humain qu on ressent s'agiter en intérieur du ventre et sortir derrière un petit paravent discret et magique, et puis maman qui a le droit de rencontrer le premier regard, de savoir la première si c'est une fille et un garçon ou deux garçons...moment magique, délicieux miracle de la VIE; cette impression de papier de soiE en intérieur du ventre qui clapotte, craquotte, délicieusement, sans aucune douleur, que le merveilleux ressenti du plaisir de mettre au monde après huit mois et demi d attente, ce délice d'un grand chabardement en intérieur du ventre sans aucune douleur...merveille de la césarienne en péridurale!

La première césarienne m'avait laissé bien trop la saveur d'une porte qui s'ouvre, de l infirmière qui porte mon étrangère, de l'étrangère en moi ressentie. Moi?? je suis sa mère!!??? impossible ressenti qui fait bien mal...
et puis de "nous" apprivoiser au fil des heures avec la tétée grâcieuse.. et puis de ressentir le soulagement de me sentir mère, après ce choc de cette porte blanche, froide, glaciale de chirurgie, une telle peur en moi de ne pas me sentir mère dès la première seconde de voir la fille tant attendue, la fille délice, la petite reine au fil des heures pendant trois ans...

Rédigé par: annick | 5 déc 2005 10:40:00

Merci pour ce conseil de lecture. Je crois que je vais me le faire offrir. Je pense souvent à la naissance de ma fille et je suis toujours, 6 mois aprés, un peu submergée par le trop-plein d'émotion de ces heures intenses : il était 19h on voyait par la fen^tre le soleil qui commençait à rougir. Mon ami avait mis de la musique douce, Neil Young je crois..Rasserénée par l'action de la péridurale je souriais un peu bêtement en le regardant. Un sourire à travers quelques larmes qui ne m'a pas quitté pendant les heures qui ont suivies la naissance de ce tout petit d'être, un peu trop fripée, un peu trop rouge, avec une main toute blanche (c'est la première image que je garde d'Alma !)si différente de tout ce que je m'était imaginée mais tellement tendre et fragile.

Il y a parait il en ce moment une trés belle exposition sur la naissance au musée de l'homme. Ma maman est "montée à Paris" spécialement pour la voir et me l'a chaudement recommandée. Est ce que vous l'avez vue ? Est ce que cela vaut le coup que j'entreprenne une virée dans la capitale?

Rédigé par: Mathilde | 5 déc 2005 12:41:41

Merci Christie, d'avoir parlé de ce livre, et merci à Gilda aussi, puisqu'elle est à l'origine du lien, le bouche à oreille internautique fonctionne si bien... Je l'ai acheté dimanche et lu hier soir (c'est si rare, vu les piles qui attendent d'habitude longuement), je l'ai lu d'une traite, une seule, et je sais déjà que je le reprendrai, par morceaux peut-être. Le plaisir fut double : celui de retrouver le coup de patte d'écrivains que je connais et que j'aime, et celui de leurs mots sur la naissance : pudeur, émois, violence, tendresse, et j'en oublie. Comme Gilda je ne sais si je conseillerais ce livre à une femme n'ayant pas encore d'enfant, peut-être à tort, la crainte de l'effrayer...
Je fermais le livre et je songeais alors que mon garçon de 11 ans est peut-être plus près du moment où il quittera le foye, que du moment où il y est entré. Oh non, pas déjà ! Et là aussi j'ai eu du mal à retenir une larme. Et les filles ont beau n'avoir que 9 et 5 ans, la petite n'est encore que "mon bébé" me semble-t-il, je sens combien le chemin est engagé et qu'il suit son cours. "Libellules bleues, prenez votre envol" disait l'une, oui, mais pas tout de suite, pas trop vite...
Merci Christie.

Rédigé par: Laure | 21 déc 2005 08:06:42

Ca me fait vraiment plaisir, Laure, ce que vous écrivez là.

D'autant plus que quand un livre sans grand ramdam médiatique (enfin me semble-t-il, si ça tombe comme je ne regarde pas la télé, il en a été question genre à une heure de grande écoute et je n'en ai rien su !), et qu'il est de qualité et capable d'apporter quelque chose à ses lecteurs, ça fait du bien de constater que le blog à oreilles fonctionne et lui donne sa chance.

Merci en retour à vous aussi d'avoir pris la peine de venir en parler.

Rédigé par: gilda | 21 déc 2005 12:30:03

Mais bien sûr, voila une idée de cadeau à mettre sur ma liste de Noël! Avec un petit garçon de 7 ans, je ne pense pas encore trop à son départ du nid (je refuse d'y penser, même!) mais j'aime tellement me rappeler ce 30 juillet 1998, me replonger dans les émotions de ce jour là et de ceux qui ont suivis, qui sont encore à fleur de peau, tellement proches, tellement douces mais tellementviolentes et... "submergeantes" (tant pis, je ne trouve pas d'autre mot).
J'adore y repenser. Surtout quand Albéric me dit "tu es méchante, maman, je ne t'aime pas!"...

Rédigé par: lili | 21 déc 2005 14:47:40

ah la la, le 30 juillet 98 j'étais au Brésil, sans doute au Pantanal dans cette réserve animalière où nous avons prévu de retourner cet été avec les filles...

Rédigé par: Christie | 21 déc 2005 14:51:47

Oh, c'est un beau voyage, ça...! On prévoit aussi d'aller en Amérique latine cet été Mais je ne sais pas où: comme d'habitude, Monsieur paufine son projet et le propose "tout fini": je n'ai plus qu'à dire "oui" (en général)

Rédigé par: lili, féministe mais... | 21 déc 2005 15:15:17

ALLEZ AU CHILI !! le pays où les gens sont si gentils et drôles et accueillants..

Rédigé par: Christie | 21 déc 2005 15:18:22

Le Chili? on y est allé l'année dernière et on a été séduits. Il fait partie de ces pays très beaux (les montagnes de l'Atacama sont à couper le souffle- entre autres) mais qui ont quelque chose plus. Gràce aux chiliens sans doute...
Nous voyageons beaucoup (par passion) mais certains pays laissent plus de trace que d'autres. Le Chili est de ceux là.
Où y as tu vécu?

Rédigé par: lili | 22 déc 2005 08:55:05

Poster un commentaire






Ma Photo

février 2010

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28

(...)


...