« la tentation de la mama | Accueil | ce qui est pareil et ce qui diffère »
... A propos de ce qu'on disait hier, j'ai trouvé cet article sur le site de la Croix. Le paragraphe que je retiens :
[...] "concrètement, force est de reconnaître que c'est encore et presque toujours la femme qui, seule, revisite l'intérêt de «son» activité professionnelle, les conditions dans lesquelles elle l'exerce, voire qui reconsidère le temps qu'elle veut y consacrer, et surtout qui aborde le chapitre douloureux de la compatibilité de cette activité avec les possibilités de garde de l'enfant. Ce qui fait enrager Patrick Ben Soussan, pédopsychiatre à l'Institut Paoli-Calmette (Marseille) : «C'est invraisemblable, ce que les jeunes mères portent sur leurs épaules pendant leur congé de maternité : elles craignent pour leur job, ou parfois apprennent leurs nouvelles conditions de travail, souvent impossibles, quinze jours avant de reprendre le collier, elles cavalent pour trouver un mode de garde, etc.» «C'est, poursuit-il, autant d'angoisse et d'énergie volées à la disponibilité intérieure dont elles ont besoin pour tisser les premiers liens et apprendre à se séparer de leur bébé paisiblement à la fin de leur congé de maternité.» Pour ce pédopsychiatre réputé, il est urgent que la société politique cesse «de bricoler des petites mesures» (congé de paternité, congé parental, Paje, etc.) et qu'elle repense une véritable articulation des réalités familiales et professionnelles dans le souci de la parité hommes-femmes. Un voeu qui n'est pas nouveau."
Je ne me sens pas du tout abandonnée par Nico, on parle de toutes les possibilités ensemble, il me conforte et réconforte... et pourtant je suis seule à faire les démarches, l'arbitrage.
[Pour les p'tites nouvelles, Alma a l'air très contente chez Maryse l'assistante maternelle, chez qui elle poursuit son adaptation : une heure hier, deux heures aujourd'hui.. C'est pas du luxe ce temps apprivoisé pour se séparer. Et comme par enchantement, deux clients m'ont rappelée depuis hier ! Je sens que le temps libéré par mon amourette aura de quoi s'employer. ]
septembre 20, 2005 dans Au boulot !, Carnets de l'après | Permalink | Commentaires (27)
Je suis bien d'accord. La liberté des femmes, elles la paye au prix fort.
Dans la vie quotidienne peu de familles ont intégré le fait que toutes les tâches devaient être partagées.
Dans la vie professionnelle avoir des enfants est considéré comme un handicap à la disponibilité et les responsabilités.
Socialement et économiquement, comparés aux payx nordiques, nous sommes loin de permettre aux mères et aux pères de créer des passerelles permettant de mieux gérer vie familiale et vie personnelle.
Et l'essentiel de ce qu'on entend comme proposition ressemble beaucoup plus à une vision passéiste du rôle des parents.
Et quand je pense que je dis tout ça alors que je n'ai pas d'enfants !!!
:-)
Rédigé par : LaVitaNuda | 20 sep 2005 18:19:50
Dans le NYTimes d'aujourd'hui cet article en echo au dilemme des femmes face a ce choix.
http://www.nytimes.com/2005/09/20/national/20women.html?pagewanted=1
Je retiens cette phrase:
"Women have been given full-time working career opportunities and encouragement with no social changes to support it".
Rédigé par : Tiphaine r- | 20 sep 2005 20:18:31
Eternel problème.
Amusant, mais ma dernière note parle un peu de ça. J'ai pour la première fois réalisé ce que faisait ma femme à partir de 16h00... Pire que le boulot. Elle le fait bien, sans se plaindre. Et pourtant ça l'empêche d'avoir une activité complète... Elle n'a pas la chance de faire ton genre de job... Et moi je suis ravi que les enfants l'aient pour grandir. Mais je serais aussi ravi que ma femme bosse.
Eternel problème.
Rédigé par : Vinvin | 20 sep 2005 22:19:22
Bonjour Christie et merci pour tous ces billets qui me donnent une idee de ce que je vais peut-etre penser un jour.
Ca ne me surprend pas trop cette "solitude de la mere", deja pour le mariage, qui est plus implique, l'homme ou la femme ? Je n'ai pas envie de tirer des conclusions hatives mais, souvent, c'est quand meme la femme qui s'occupe de l'organisation de l'evenement, elle est plus impliquee...
Cote boulot, les hommes acceptent (j'ai l'impression) plus facilement de s'enfermer dans une activite qu'ils n'aiment pas vraiment alors que c'est important pour une femme d'aimer son travail... J'ai parfois le sentiment que les femmes sont plus exigeantes que les hommes, qu'elles attendent plus de la vie, je ne sais pas...
Rédigé par : Estelle | 20 sep 2005 23:46:07
Peut-être que ces messieurs sont plus enclins à fermer hermétiquement les portes entre les différents étages de leur vie, affective, familiale, professionnelle...alors que nous, quand nous sommes au travail, nous pensons au menus de la semaine et au rendez-vous qu'il faut prendre chez le médecin pour les enfants, et rentrées à la maison, nous pensons à la réunion du lendemain...Ce qui génère pas mal de doûtes et d'insatisfaction.
Rédigé par : alice | 21 sep 2005 08:52:22
et vous les hommes qui, en dernier ressort, êtes celui sur lequel toute la famille se repose pour subsister.. chaque destin, choisi ou non, comporte sa part de solitude. Et encore Vinvin, ta femme et moi l'avons choisi de ne travailler que "part time" pour passer du temps avec nos enfants. Un luxe...
Rédigé par : sans moi | 21 sep 2005 09:41:55
J’ai moi aussi fait le choix d’une carrière en demi-teinte pour que mes enfants puissent grandir dans les meilleures conditions possibles. Parce-que ma fonction le permettait, mais surtout parce que le job de mon homme faisait qu’il était totalement indisponible. Si chacun de nous deux avait eu le job de l’autre, je pense que c’est quand-même moi, la mère, qui aurais mis ma carrière en veilleuse. Et même si je ne regrette absolument pas ce choix, c’est quand-même moi qui galère, aujourd’hui que mes filles ont moins besoin de moi, pour essayer de retrouver une vrai place professionnelle.
Sinon, contente pour toi que l’adaptation se passe bien et que les affaires reprennent !
Rédigé par : swahili | 21 sep 2005 09:55:57
hmm, je n'en suis pas encore à l'âge où mes enfants ont moins besoin de moi.. Gilda dit que c'est génial, elle en profite pour faire plein de choses, moi ça me fait peur..
Rédigé par : sans moi | 21 sep 2005 10:08:20
Gilda a raison, j’apprécie aussi le temps libéré pour les loisirs, à moi ou en amoureux. Ce que je gère moins bien, c’est la difficulté à retrouver une place dans la vie professionnelle, et surtout, l’anticipation du départ probable de mes filles pour poursuivre leurs études, la ville où nous habitons offrant très peu de possibilités.
Rédigé par : swahili | 21 sep 2005 10:42:14
Mais aurais-tu supporté de ne pas les voir grandir ?
Rédigé par : sans moi | 21 sep 2005 11:01:52
C'est pour cela que je ne regrette absolument pas mon choix et que si c'était à refaire, je crois que je referai pareil!
Rédigé par : swahili | 21 sep 2005 11:05:59
rheum, je referais !
Rédigé par : swahili | 21 sep 2005 11:07:25
en fait nous sommes très heureuses ! de quoi se plaint-on ?? (je suis sûre qu'ils pensent ça nos mecs !)
Rédigé par : sans moi | 21 sep 2005 11:08:17
C'est certainement ce que pensent un grand nombre de personnes. Je suis toujours stupéfaite par le caractère subitement idéologique d'une décision prise envers son enfant; l'ensemble de la planète semble avoir son mot à dire !
Rédigé par : sophie | 21 sep 2005 12:04:39
En tout cas, moi je suis épatée…
Tes deux enfants, ton travail, tous ces livres que tu écris, rappeler les clients, assurer, j'imagine, la partie commerciale et relationnelle qui doit faire aussi partie du boulot, ton blog qui est toujours bien écrit et intéressant, les livres que tu lis… Franchement, Christie, tu assures !
Je me doutes bien que ça ne doit pas être facile tous les jours, loin de là, mais c'est très encourageant pour les nullipares (ah, ce mot !) comme moi qui se demandent coment elles feront le jour où…
Rédigé par : Satsuki | 21 sep 2005 12:57:06
En tant que toute jeune active et amoureuse à plein temps, je me la pose de plus en plus souvent, cette question: et moi, comment je ferai, si un jour j'ai des enfants? Mon boulot me passionne, et j'ai besoin de cette liberté-là pour me sentir bien. Un peu comme, enfant, on savoure l'école comme un espace où les parents n'entrent pas... Un espace à moi.
Et quand je vois les galères auxquelles sont confrontées mes amies déjà mères, j'enrage! Car au-delà du choix que l'on fait pour soi, et qui est déjà difficile à faire, il y a le choix que les autres font à votre place...
Je repense à cette amie à qui la DRH (oui, c'était une femme - les hommes n'ont pas le monopole du machisme!) a dit en entretien d'embauche: "Nous n'allons pas vous prendre; vous comprenez, vous avez 25 ans, d'ici deux-trois ans vous aurez envie d'avoir des enfants, et vous arrêterez de travailler."
Je repense à cette autre amie, enceinte de quatre mois, et que l'on considère tout à coup comme une grande malade qui n'aurait plus tout à fait ses facultés mentales, et qui, ô ironie, en fait deux fois plus depuis qu'elle est enceinte pour prouver qu'elle est toujours efficace.
Autrement dit, si vous êtes nullipare ( moi aussi je déteste ce mot!), vous êtes dangereuse car vous vous mettrez à procréer un jour ou l'autre. Et si vous avez des enfants, vous êtes tout autant dangereuse car peu digne de confiance. Pourquoi toujours devoir se battre? Pourquoi faire des enfants remet forcément en question la carrière d'une femme?
... Et le pire, c'est que, même si on râle, on n'est pas si mal loties en France...
Rédigé par : Nan | 21 sep 2005 14:09:45
"Le gouvernement veut revaloriser l'allocation parentale d'éducation(...)
Cette nouvelle mesure, censée faciliter la conciliation des vies familiale et professionnelle, devrait instaurer un nouveau congé d'un an lors d'une troisième naissance mieux rémunéré que l'actuel. Les détails ne sont pas encore connus" libération le 21/09
ceci + le fait qu'on ne trouve plus de crèche disponible, ces nouvelles mesures (rédigées et votées la + part du temps par des hommes) ne sont elles pas plutot en train de nous inciter à retourner bien sagement à la maison ?(un peu comme ds le nord de l'europe ou plus recemment en allemagne où il est assez mal vu parait-il (je n'y suis pas donc je ne fais que repéter) de vouloir concilier son rôle de mère et une carrière professionnelle. Pour ma part j'affirme qu'au sein de ma boîte (tourisme d'affaires) on n'a pas de promotion si on a des enfants (la quantité étant plus importante que la qualité). A bon entendeur...
Rédigé par : caro | 21 sep 2005 14:35:49
> Aparté pour Alice et Estelle.
Ce serait bien de ne pas confiner tous les hommes dans cette vision ou IL cloisonne et gère selon ce qui lui convient pendant qu'ELLE prend tout en compte, et subit la gestion quotidienne.
Ce n'est pas toujours si simple.
Pour en avoir eu autour de moi je peux vous dire que des hommes qui ont demandé des temps partiels, ou des aménagements d'horaires pour être avec leurs bébés ou enfants en bas âge, ou être plus avec leur femme ou simplement lui libérer un peu de temps... et bien ceux là sont passés aux yeux de leur hiérachie professionnelle, au mieux comme d'aimables babas cools qu'il fallait renvoyer dans leur Larzac et au pire comme de pitoyables incapables qui chez eux "ne portaient pas la culotte" (je cite).
Inutile de préciser que leurs demandes ont été refusées, accompagnées d'un commentaire oral genre "t'es cadre, si tu veux du temps libre t'as qu'à donner ta démission".
Rédigé par : LaVitaNuda | 21 sep 2005 17:39:38
"Mais aurais-tu supporté de ne pas les voir grandir ?"
hé bé, c'est parceque je n'ai pas vu grandir les premières de mon premier mariage que nous, mon amour et moi, avons fait la 7ème ensemble --et c'est moi qui travaille à la maison, car mon amour fait une carrière qui pête le feu, pour m'occuper de Madeleine, 7 ans.
(soyons honnête : avec l'aide d'une Au pair !)
c'est vrai aussi que je n'ai personne pour me demander si "je porte la culotte", ou si "je veux progresser" ! J'ai des clients qui, certaines années sont nombreux, et d'autres moins.
Et je ne suis jamais posé la question de savoir si je "regrettais" ! D'ailleurs Madeleine --vous voulez 1 ou 2 photos ? Ca y est, elle a le sourire CE1 plein de trous !
Rédigé par : Benoît | 21 sep 2005 21:32:18
tu as 7 enfants !! félicitations. C'est vrai que ce n'est pas facile d'être un homme et de revendiquer de passer du temps avec ses enfants. Les boss ont-ils oublié qu'ils ont eux-mêmes été des enfants ?
Rédigé par : sans moi | 21 sep 2005 22:26:55
et qu'ils ont eux aussi des enfants surtout !!
Rédigé par : caro | 22 sep 2005 09:54:12
lu trop vite... pardon c ce que tu disais
Rédigé par : caro | 22 sep 2005 09:55:12
Tiens c'est rigolo, pour une fois que je ne passais pas commenter, c'est un peu comme si je l'avais fait.
Voilà qui est fort reposant :-)
Rédigé par : gilda | 23 sep 2005 19:22:09
Il existe en ce début de millénaire des pères au foyer. Qui vivent les même bonheurs et les mêmes aléas que les mères au foyer. Certainement pas de la même manière, certainement avec une autre sensibilité. Mais la réalité de l' instant demeure identique. Le rythme journalier aussi. Pour ma part, c' est 7 h 45 (parfois avant) lever (dans le brouillard). 7 h 50 biberon de mon compagnon de 11 mois. 8 h bisou au grand (agé de 47 mois) et à sa maman (qui est ma compagne depuis 16 ans, nous ne sommes pas mariés étant donné que nous sommes allergiques aux alliances) avant qu' ils ne partent à l' école (un à la maternelle, l' autre à l' élémentaire). 8 heure 05 je prends mon petit déj en compagnie de mon compagnon de 11 mois. 8h15, changement de couche (avant suivant le fumé) et jeux tout en le changeant histoire de commencer la journée en s' amusant. 8h25, allumage de l' ordinateur, nous consultons ensemble nos forums familiers. 8h35 à 11h15, nous faisons jeux libres, tourner une machine (programme express), vidons le sèche-linge (ca l' amuse beaucoup depuis qu' il fait du 4 pattes et qu' il se tient debout comme un grand), plions le linge (enfin moi je plie et lui déplie), nous enguirlandons parfois (problême des vieux couples), écoutons de la musique (il adore "rêver d' l" de Bertignac), nous dansons, je lui chante sa chanson préférée : un éléphant se balancait ... (parfois je lui siffle l' air) je prends ma douche et même que parfois comme il est sympa il fait une petite sieste d' 1/2 heure, je fais la vaisselle du matin, je mets la table et si j' ai le temps (ou pas la flème) je prépare le repas. 11h15 j' arnache le porte-bébé, je mets mes tennis, je mets mon compagnon dans le porte-bébé visage face à le route (et celà depuis qu' il est tout petit), direction l' école pour aller chercher le frangin. 11h25, arrêt à la boulangerie pour prendre du pain. 11h40 à 13h15 retour à la maison, préparer à manger pour tout le monde, faire manger les artistes (la galère pour le plus grand, un vrai plaisir pour le plus petit), manger avec la maman, faire la vaisselle, changer une deuxième fois la couche, remettre le porte-bébé et repartir à l' école. 13h35, retour à la maison, préparer le biberon, fermer les volets, donner le biberon, faire faire le rot, faire un calin puis coucher le petit loup pour sa sieste (parfois souvent faire la sieste avec lui). 15h30-16h00, réveil de la sieste (suivant l' heure on joue parfois de la guitare). 16h15, préparation du gouter en vue de la sortie de l' école, mise en place du sac à dos et du porte-bébé. 16h20, aller chercher le frangin et la (voire les parfois) petite(s) voisinne(s) à l' école, donner le gouter dévoré en cours de route par tout ce joli monde, donner à boire (ben oui dans le sud il fait plus chaud qu' au nord). 16h40-18h30, retour à la résidence, jeux libres pour les artistes dans le jardin, quand il fait beau (sinon c' est en haut dans l' appartement), parfois jouer avec eux en ayant un oeil sur le plus petit. 17h-17h30, arrivée des mamans (si ce n' est pas avant). 18h30, faire couler le bain. 18h45, prendre le bain. 18h50, préparer l' artiste pour la nuit et jouer avec lui, histoire de l' entendre piquer un fou-rire (il est trés joueur). 19h15-20h30, mettre la table, préparer le repas, discuter un peu avec la maman (quand on a le temps d' en placer une), faire manger les zigoingoins, manger, faire la vaisselle. 20h30, préparer le biberon fermer les volets, regarder les forums. 20h50, donner le biberon puis faire faire le rot. 21h faire un calin et coucher le bébé calin pendant que maman raconte l' histoire à son frère. 21h20 enfin seuls avec la maman. Enfin le calme. On peut discuter, vaquer à nos occupations voire plus si affinités. Vers 22h30 la maman va se coucher. En général je me couche vers minuit plus ou moins 30 minutes (souvent plus que moins d' ailleurs). Ca me permet, soit d' écrire (comme là), soit de jouer un peu de guitare (dans la cuisine, le casque sur les oreilles). Mon compagnon se réveille parfois la nuit (surtout depuis qu' il perce les dents). Bon ce timing là, c' est à 11 mois. Parce que avant les nuits sont plus hachées (biberon et changement de couche en pleine nuit), et les journées plus calmes (ils dorment un peu plus). Le vendredi, c' est jour des courses le matin. On prend un chariot, un ouvre un paquet de gauffrettes et roule simone. Il y a 15 jours il s' est endormi dans mes bras juste avant de passer à la caisse (avec le chariot bien plein). Ca m' a donné l' occasion de faire les abdos et la muscu pour le maintenir calin contre moi et mettre les courses sur le tapis roulant. Pour être juste il y a une jeune mamie qui m' a aidé. Il y avait dans son regard de la tendresse. Pour peu j' écrirai du soulagement de voir un papa avec son bébé dans une telle posture (ceci écrit mon bébé sourire est capable de dormir dans n' importe quelle posture, ce qui facilite quand même la vie).
La parité me fait sourire parce qu' utopique (à moins de se transformer en escargot). Elle n' existe pas et n' existera jamais, sachez le. Parce que l' inverse est vrai. Lorsque je me suis pointé (en fin de contrat CES) à la caf pour demander le congé libre choix d' activité., j' ai eu en face de moi une charmante interlocutrice relativement jeune, qui non sans plaisir (du moins l' ai-je ressenti comme celà) m' a bien fait comprendre que l' allocation serait versée sur le compte en banque de la maman (on sait jamais , des fois que j' irais me pochtronner au café du coin avec). Ce à quoi je n' ai pu répondre que par un sourire. Jusqu' à recevoir de ce même organisme un courrier ou ma conjointe doit attester sur l' honneur que je suis toujours père au foyer (non là je me trompe "SANS ACTIVITE PROFESSIONNELLE" qu' il y a marqué). Et lorsque ma conjointe m' a demander de remplir le papier, je lui ai répondu que je ne pouvais quand même pas signer à sa place. Ensuite je n' oublie pas le commentaire de ma mère lorsque j' ai décidé de devenir père au foyer : "et ta retraite (qui est déjà plombée depuis longtemps), et puis c' est l' homme qui doit subvenir au besoins (sauf que là, c' est la femme qui est fonctionnaire)" entre autres joyeusetées. Un commentaire pour le moins surprenant de la part d' une femme qui n' a eu de cesse de reprocher à son mari de na pas s' occuper de ses enfants (et c' est un euphémisme). Sans oublier le déterminisme de l' éducation judo-chrétienne. Alors oui nous sommes rares (trop peut-être), mais encore faut-il que les femmes veuillent bien nous accorder cette élévation qui consiste à être autre chose qu' un "régulateur". Père au foyer a été un choix. Peut-être aurais-je du mal à retrouver un travail. Mais pour rien au monde, je ne laisserai la primauté des premiers sourires, des premières colères, des premières imitations ou des premières danses à quelqu' un d' autre. Et puis quelle richesse que de pouvoir prendre son temps avec son enfant et surtout de le voir grandir sereinement. Il m' a fallut presque 10 jours pour écrire tout celà : les journées sont trop courtes :) .
Rédigé par : Denis | 6 oct 2005 22:33:06
Hou la la ça revient vite, les conduites, les repas des enfants... je n'aurais pas la patience de faire tous les jours ce que vous faites. Vos petits ont de la chance de grandir auprès de leur papa ; et les gens sont des cons de vous regarder avec cette attitude inquiète ou narquoise, ou supérieure (et ils se sont demandé si vous n'alliez pas regretter votre choix ?) Vous n'avez pas l'air de le regretter d'ailleurs. C'est toujours déroutant les gens qui sortent des cases..
Rédigé par : Christie | 7 oct 2005 15:08:02