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mardi 08 février 2005

les limites du je

EntrejambeDe nombreux agregés l'ont écrit [penser à acheter ce livre] mais moi je l'expérimente en ce moment - la  sincerité lorsqu'on parle de soi est presque impossible.

Oh, une sincerité relative, ne pas écrire de mensonge, c'est facile... Mais au fil des pages de ce blog, un personnage prend corps, qui me ressemble à gros traits et laisse dans l'ombre les aspects socialement inacceptables.

Faut dire que j'ai fait des expériences dans la vraie vie, de montrer quelquefois ces côtés-là qui détonnent avec mon personnage de pingouin.

Un jour une amie me téléphone sur mon portable, j'étais à la Hune plongée dans une étude sur le suicide, je lui ai répondu de ma voix sorcellique, elle ne m'a pas reconnue, a détesté.

Une autre fois, j'ai exposé ma grande théorie comme quoi il n'y avait pas de relations désintéressées, d'ailleurs moi je choisis toujours mes amis en fonction de ce que nous pouvons mutuellement nous apporter - oh, pas matériellement ni socialement, mais plus une richesse qui se donne et se reçoit sur le long terme. Ma copine a quitté la table en me criant dessus, et on ne s'est pas revues pendant un an.

Y'en a une liste longue comme ça, de trucs qui. Que. Je ne dirai plus, ne cadrent pas avec le personnage, l'idée que les gens ont envie de se faire de moi. Que je ne lâcherai pour rien au monde devant vous (quoi que, je viens de le faire).

Je commence à comprendre l'intérêt d'écrire des romans et de la phrase "toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé est purement fortuite". Fortuite mon cul.

Créer un personnage donne la liberté de mettre tout ce que je veux de moi sous les traits d'un autre, sans avoir à l'assumer ; sans même que ce soit conscient, puisque je ne pense pas à moi, je pense à la cohérence de mon histoire, du character.

Bon, je m'y mets quand ?   

février 8, 2005 dans Upon writing | Permalink | Commentaires (11)

Commentaires

J'aime bien ta vision des choses "socialement inacceptables" et les exemples que tu cites me parlent beaucoup.
Faut pas les sortir trop souvent ces aspects là, c'est vrai.
Bonne continuation dans l'écrit.

Rédigé par: Olivier | 8 fév 2005 11:08:27

Tout de suite car j'ai hâte de lire. S'il y a bien un truc que j'ai appris dans ma vie c'est surtout de ne pas tout dire. Parfois si tes amis prennent mal ce que tu dis, ce n'est pas forcément de ta faute mais peut être que cela les renvoie à quelque chose chez eux.
A +.
PS : vas-tu aux coulisses des blog ce soir ?

Rédigé par: Pascale | 8 fév 2005 11:09:00

ah mais le livre je ne peux pas l'écrire maintenant, y'a plus de place entre les enfants, l'énergie à retrouver et tous les clients à choyer

déjà, je me suis remise à jardiner, à cuisiner, à lire... et à l'aquagym !

Rédigé par: sans moi, d'humeur très très gourmande | 8 fév 2005 11:18:33

Faut absolument que je fasse une note sur l'appropriatoin par le slecteurs qui se fâchent quand pour une fois tu n'écris aps ce qu'ils souhaitent lire.

Sur ta vision "intéressée" de l'amitié je suis d'accord et je continue à le dire même si certains préfèrent rompre les liens avec moi.

Rédigé par: sophie | 8 fév 2005 12:40:39

"Je m'y mets quand ?"
Ben oui, quand ?
C'est vrai que nos écrits permettent autant de dissimuler et/ou de réveler des parts ne nous-mêmes qu'habituellement nous ne savons trop comment révéler.
Mais si on ne peut pas s'en échapper, la fiction de l'écriture est un miracle d'exutoire en soi.
Pas forcément -comme tu le décris- comme instrument de révélation consciente (mais c'est possible aussi, façon 'coming out').
Mais plus "par dessous", à travers la musique des mots, ce qui apparît dans les trous, entre les lignes, à la marge...
Le style fait l'homme (la femme aussi) disait, euh... machin.

Rédigé par: LaVitaNuda | 8 fév 2005 15:52:44

Oups désolée pour les fautes, j'avais Lolo sur les genoux.

Rédigé par: sophie | 8 fév 2005 16:54:47

Pour plagier quelqu'un de celebre, je pense qu'on peut tout raconter mais pas a n'importe qui. C'est pour ca que je me refuse a aborder certains sujets sur mon blog, je ne sais pas qui sont mes lecteurs et je n'ai pas envie d'etre mal interpretee.

Rédigé par: Estelle | 8 fév 2005 19:55:27

Ce que les autres projettent sur nous,y compris les projets qu'ils font sur nous à leur insu parfois , c'est complètement inévitable et nous en faisons autant à leur égard. Reste l'intérêt de la petite luciole de lucidité qui nous permet de percevoir grosso modo où l'on a mis les pieds et comment on nous ratiboise avec ou sans brio nos petites plantations de fraises endurantes. Je crois qu'il est bon d'apprendre à "envelopper" les êtres comme on enveloppe quelque chose de précieux que l'on veut conserver par... intérêt, parce qu'on s'y intéresse...Dès lors, on a le choix ! Je vous enveloppe qui aujourd'hui ? Une Christie ? Un Richard ? Papier de Soie ? Feuille verte avec sa gouttelette ? Vous les voulez comment ces personnages de Blog, en robe des champs ? en maillot d'aquagymn ? Je ne suis pas dut tout gênée s'ils ne se ressemblent pas dans leur vie ordinaire, s'ils ont leurs humeurs , leurs faux pas, leur mauvaise foi, leur coup de grisou caractériel... Ils sont comme toi et moi... Ils disent "je, tu, nous, vous, elles et ils..." Ils pourraient se pavaner dans le bla-bla...ils cherchent des amis de blog et ils en trouvent...
On peut faire un Roman avec çà ? Chiche ?

Rédigé par: Marie.Pool | 8 fév 2005 22:54:58

maintenant.

Rédigé par: gilda | 8 fév 2005 23:00:10

Sophil j'ai hâte de la lire ta note !

mon livre, mon livre, je ne le porte même pas encore, je ne sais pas bien quand je vais pouvoir l'écrire !

Rédigé par: sans moi | 9 fév 2005 09:22:35

si la sincérité lorsqu on parle de soi est presque impossible,je trouve que l essentiel est d être toujours sincère dès qu on ouvre la bouche, dès qu on écrit un mot...ou il vaut mieux se taire...
ex: je parlais un jour de l émerveillemnt sur notre famille, car c était ARCHIVRAI ce soir là, mais il y a eu des soirs de pétarades avec les ados si ARCHIVRAIES aussi tellemnt en passé et il y aura encore des pétarades,cela fait partie de la vie le partage d idées parfois houleux en ados!!!!même si j ai bp de mal à m y faire, j aime les échanges qui restent paisibles, même si le fond est très partagé entre deux opinions contradictoires...
à mes yeux, un partage peut rester paisible...la tempête ne sert à rien! mais en ados, elle est obligatoire, faut croire!et ailleeee, çà fait mal!

Rédigé par: annick | 9 fév 2005 09:57:19

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