« Marcel le chien | Accueil | il est parti »
Assis dans la cuisine autour d'un verre de vin, nous égrennons les petites histoires de la journée
la crèpe mangée avec Cyrille
le manuscrit enfin envoyé à l'éditeur
les nouveaux blogs
la femme lumineuse qui veut travailler avec moi
l'atelier d'écriture animé en grand groupe, moments de grâce
ton patron, l'anguille
le calendrier de l'Avent enfin trouvé pour Chimène
la fatigue pique nos yeux, ne nous quitte plus si souvent
le vin caresse ma gorge
cette journée glisse de moi au fur et à mesure que les mots coulent
comme un vêtement trop longtemps porté
novembre 26, 2004 dans Deseo | Permalink | Commentaires (11)
Toute en défilés, frôlements, esquives et esquisses, cette note. Chouette, vraiment ! :-)
Rédigé par: Richard | 26 nov 2004 11:02:29
"comme une peau de serpent ma journée glisse de moi au fur et à mesure que les mots coulent" :
comment elle est douée la fille pour trouver des expressions que c'est exactement ça comme elles me parlent!!!!
Rédigé par: swahili, qui sait pas s'exprimer | 26 nov 2004 11:11:31
ben en fait t'as vu j'ai changé, j'ai mis une autre image.. tu l'aimes aussi celle-là ?
Rédigé par: sans moi | 26 nov 2004 11:19:49
tu sais les images c'est pas compliqué, quand il t'arrive un truc qui fait tilt tu te demandes à quoi ça te fait penser, en général tu trouves pas tout de suite mais si tu insistes gentiment l'image finit par arriver, pi tu le notes et tu rectifies quand tu trouves une image qui correspond pile poil à ce que tu ressens.. d'où mes notes que je passe la journée à réécrire en douce..
Rédigé par: sans moi | 26 nov 2004 11:38:03
merci pour les conseils ! je vais essayer de les mettre en application. Ca me fait penser au film « le facteur », quand il demande à Pablo Neruda comment faire des métaphores ! Très bien aussi l’image du vêtement, c’est vrai que c’est moins visqueux qu’une peau de serpent!
Rédigé par: swahili | 26 nov 2004 11:49:37
ah Neruda, je l'adore..
TRISTEZA, escarabajo
de siete patas rotas,
huevo de telaraña,
rata descalabrada,
esqueleto de perra:
Aquí no entras.
No pasas.
Ándate.
Vuelve
al Sur con tu paraguas,
vuelve
al Norte con tus dientes de culebra.
Aquí vive un poeta.
La tristeza no puede
entrar por estas puertas.
Por las ventanas
entra el aire del mundo,
las rojas rosas nuevas,
las banderas bordadas
del pueblo y sus victorias.
No puedes.
Aquí no entras.
Sacude
tus alas de murciélago,
yo pisaré las plumas
que caen de tu manto,
yo barreré los trozos
de tu cadáver hacia
las cuatro puntas del viento,
yo te torceré el cuello,
te coseré los ojos,
cortaré tu mortaja
y enterraré tus huesos roedores
bajo la primavera de un manzano
Rédigé par: sans moi | 26 nov 2004 12:00:18
j'aime bien la photo, ça fait un peu années 60 le fond pâle...et les photos ressemblent aux bandes dessinées qu'on accrochait au murs..
d'ici, je vois un conscrit prêt à partir pour la Guerre d'Algérie, ou un maoiste qui parle dans un meeting...
Rédigé par: waves | 26 nov 2004 20:07:40
vos mots sont le secours de qui a ses journées qu ne glissent plus mais s'entassent sans que la fatigue ne puisse enfin s'écouler.
merci pour le poème de Neruda.
Rédigé par: gilda | 26 nov 2004 23:58:03
Euh, avez-vous déjà touché la peau d'un serpent?? Elle est lisse et froide, elle glisse, elle est roide, mais absolument pas visqueuse ! Certains clichés ont la peau... dure ! :-)
Rédigé par: Richard | 28 nov 2004 18:23:52
Ben en fait, les seules fois où j’ai touché la peau d’un serpent, elle était desséchée depuis belle lurette ! Merci pour vos précisions, je vous fais confiance et pour ma part, mes connaissances en herpétologie resteront théoriques !! ;-)
Rédigé par: swahili | 29 nov 2004 13:05:58
(je prie pour que les miennes restent théoriques le plus longtemps possible, j'ai tellement peur des serpents..)
Rédigé par: sans moi | 29 nov 2004 13:18:49
Les commentaires récents