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Les jours où la nounou me dit Je ne pourrai pas garder Chimène, ou les jours où elle est trop malade pour quitter la maison, au début je fais un peu la tête Ca va bouleverser tout mon programme, et finalement la journée prend des airs de fête tranquille.
Lundi elle est restée avec moi, et on est allées déjeuner chez ma grand-mère. Pour une fois qu'on avait le temps, son Tu ne viens jamais me voir, elle allait pouvoir se le garder (et puis bon, je l'aime fort ma grand-mère, même si Chimène la trouve trop vieille - elle me demande souvent Elle est bientôt morte, Mam ?)
Après le déjeuner, gros coup de barre, impossible de décoller, j'ai demandé Mam, est-ce qu'on peut aller faire une petite sieste dans ta chambre ? J'ai emmené ma petite et on s'est étendues dans le grand lit de ma grand-mère. Moi, c'est le contrecoup des insomnies nocturnes, quand je suis couchée comme ça dans la journée, et crevée, je m'endors tout de suite. Chimène, en revanche, ne l'entendait pas de cette oreille, et elle a commencé à me raconter des petites histoires, et à me chatouiller les paupières.. Je lui ai murmuré quelques mots d'amours en la tenant tout contre moi, me suis un peu fâchée, et puis j'ai fini par faire ce que Nico fait un soir sur deux avec moi, c'est-à-dire m'endormir alors qu'elle parlait encore...
Deux heures plus tard, je me suis réveillée avec mon sapajou complètement blotti contre moi, et j'ai eu beau la secouer pas moyen de lui faire ouvrir les yeux. Alors je me suis dégagée doucement et l'ai laissée dormir.
septembre 29, 2004 dans Carnets de l'Avent | Permalink | Commentaires (0)
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