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En commençant à écrire un livre toute seule, j’ai peur. Toujours il y a des freins au moment de se lancer, des doutes quant à l’intérêt du projet, quant à la singularité de ce que j’ai à dire, de la manière dont je me propose de le dire..
Je crois qu’il vaut mieux ne pas se poser toutes ces questions ; ou si ?
Se regarder écrire :être double, être triple, être quadruple - je vis, je me pense vivre, j’écris à propos de ce que je vis, j’écris à propos de ce que j'écris..
Par l’écriture je réalise mon rêve d’ubiquité.
juin 1, 2004 dans Upon writing | Permalink | Commentaires (11)
Écris-donc des nouvelles érotiques, des nouvelles pornographiques et des nouvelles littéraires.
Rédigé par : skoteinos | 1 juin 2004 17:13:46
en fait j'ai une autre idée, forcément.. mais quoi que j'écrive il y aura toujours cette inibition du départ, queje me force de surmonter.
Rédigé par : sans moi | 1 juin 2004 17:36:57
C'est vrai que lorsque l'on donne beaucoup de soi, que l'on s'investit totalement dans un projet, c'est difficile de garder la juste distance. Se poser les questions nécessaires, pas plus...
Dans mon cas, je trouve mieux de baisser les barrières pour les autres projets, pour mon blog, je préfère plus de retenue, moins tout donner. Surtout si on veut s'en servir comme galerie de créations. Quoique je dis ça, mais le texte prend de plus en plus d'importance. Mais, je garde à l'esprit que les mots et l'image forment un tout et que c'est cet ensemble qui les rend plus forts. Je ne donne pas gratuitement.
Je sais que c'est ton cas aussi (tu vas plus loin que moi quand même) ;o)
Le tout est de ne pas se perdre en route. Garder le but que l'on s'est fixé.
En tout cas, je suis d'accord avec l'ubiquité. Etre autre tout en restant soi-même.
Rédigé par : PauL£tt£ N£$QuiCK | 1 juin 2004 19:18:47
Au fait, je voulais te dire, il n'y a rien de pire que la peur. Reste libre, telle que tu es, avec tes envies, tes fantasmes, c'est ce qui te rend unique.
Rédigé par : PauL£tt£ N£$QuiCK | 1 juin 2004 19:19:58
moui mais je ne suis plus dans l'ordre du fantasme : voilà, j'ai ce projet de livre que je veux commencer à écrire, et c'est là que surgissent toutes les questions.. je les écoute, et j'essaye de me lancer quand même.
Rédigé par : sans moi | 1 juin 2004 20:25:04
Mmmmh, oui, je rebande mon arc-en-ciel, par ta verve.
Rédigé par : R. | 1 juin 2004 20:57:27
Il me semble que l'on a déjà comparé l'écriture au désir sur ce blog. Eh bien, à mon avis, à trop penser on tue la spontanéité de l'écriture comme on tue celle du désir. La phrase de R. me fait songer que la peur paralyse l'écriture de la même façon qu'elle empêche de bander.
Accomplis donc ton beau rêve d'ubiquité sans trop te prendre la tête. Il faut certes réfléchir sur ce qu'on écrit, mais plutôt, à mon sens, après avoir écrit.
Rédigé par : Thibaut | 1 juin 2004 22:04:17
"coupe ta caméra" me disait l'un de mes amoureux lorsque j'étais dans ses bras
OK, je vais essayer de
et oui Thibault je souscris tout à fait à ta métaphore de la peur qui empêche de s'abandonner
Rédigé par : sans moi | 1 juin 2004 22:12:43
au fait R, arc-en-ciel c'est le nom que tu donnes à ton sexe.. ?
Rédigé par : sans moi | 1 juin 2004 22:48:52
Euh non, je ne lui ai jamais donné le moindre sobriquet. En revanche, une de mes petites amies aimait bien l'appeler "Tarzan". Je ne sais pas s'il appréciait vraiment.
Tu as définitivement coupé la caméra depuis, j'espère?
Rédigé par : R. | 2 juin 2004 08:40:25
faut demander à mon amoureux de maintenant ce qu'il en pense..
Rédigé par : sans moi | 2 juin 2004 14:12:27
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