« le temps qui n'est pas le même | Accueil | will you ? »
Au Franprix normalement j'y vais avec Chimène, mon aimant à vieilles dames qui commencent par Elle est mignonne votre petite et finissent par me raconter leurs déboires de chaudière.
Tout à l'heure elle déjeunait avec son papa quand je suis descendue acheter le déjeuner des grands ; devant moi, à la pesée des fruits et légumes, un homme à l'oeil bleu et la mine chiffonnée d'un qui vient de se réveiller ; il pesait un piment, m'a jeté plusieurs regards en coin. Et de mon côté peut-être n'ai-je pu réprimer un ou deux sourires - vous savez, pas de ces sourires qui se disent franchement, mais ces tout petits sourires de reconnaissance, qui osent sans oser.
Quand je suis arrivée à la caisse, il n'y avait pas de prix sur mes tomates-grappes.
juin 19, 2004 dans Deseo | Permalink | Commentaires (7)
Hou la la il te laisse sortir ton mari ?
Rédigé par: sophie | 19 juin 2004 19:32:49
Tiens, il faut vraiment que j'aille sur ton blog pour savoir ce que tu trafiques au franprix...
Rédigé par: versac | 20 juin 2004 19:43:41
est ce bien de désir dont tu parles ?
il faut oser, si c'est le cas, félicitations...
les tomates cerises peuvent bien se tenir...
"aucun homme n'oserait répéter assez comme le corps d'une femme est présent, emporte le morceau aussitôt ou jamais, se prononce avant le conquérant, fait des confidences, attire ou repousse à lui seul le corps d'à côté...(...)
Il était captif de ce visage. et c'est elle qui le portait par devant elle, comme un filet...Voilà un homme qui tombait amoureux d'elle.(...) une partie d'elle même s'en rejouissait, une autre était troublée, et ainsi coupée en deux, entre clairvoyance et timidité..."
depuis quelques années, je retourne un peu avant l'été sur les mots d'Alice Ferney (en relecture actuelle)...dans La Conversation amoureuse (Actes Sud)...ceux là parlent peut être de SON point de vue...
Rédigé par: prumtisersen | 20 juin 2004 20:34:11
je ne sais pas comment nommer ce moment, sinon "une rencontre qui se passe de mots", comme chacun de nous j'imagine en fait des dizaines chaque jour.. simplement, certaines nous marquent un peu plus que les autres, sans porter à grave conséquence
je n'irai pas avec cet homme aussi loin que Pauline avec Gilles
Rédigé par: sans moi | 20 juin 2004 22:58:18
J'étais enceinte quand j'ai lu ce livre...
Son seul défaut c'est d'être un peu parisien non ?
Rédigé par: sophie | 21 juin 2004 00:43:35
elle vit en banlieue, Alice.. je n'ai pas trouvé ce livre parisien, mais peut-être est-ce parce que moi même je vis à Paris.. ce qui m'a frappé c'est la personnalité de la jeune femme, Pauline
le reste est passé à la trappe j'avoue
Rédigé par: sans moi | 21 juin 2004 09:05:42
ce sont des mots...ceux de Ferney...peut être qu'ils sont trop nombreux pour en garder en mémoire l'essentiel///
comment dire le frisson en peu de mots mais essentiels ?
assurément en parlant des tomates, frappant et juste et poétique, bien vu.
Rédigé par: prumtiersen | 21 juin 2004 10:20:56
Les commentaires récents