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Julio - insomnies moites









Ca peut servir


























vendredi 05 décembre 2008

les livres qu'emporteront mes filles

Mes_filles_le_matin

Depuis qu'en naissant je les ai mises au monde - c'est-à-dire, partagées avec tout le monde...

Depuis qu'elles ont quitté mon ventre, je pense au jour où mes filles quitteront la maison. C'est pour moi une telle angoisse, la maison désertée de mes deux petites âmes, que je n'arrête pas de fomenter des "choses à faire au moment de leur départ". La liste est déjà longue, et dans 10 ans j'imagine qu'elle sera aussi fournie que l'édition 2008 de la lettre au Père Noël de Chimène (mauvaise pioche cette année, j'ai pas envie d'acheter de cadeaux. Ce sera un cadeau chacune et voilà).

Mais en plus de ma traversée de l'Afrique et mon job de serveuse en Australie, et à part mon engagement auprès du Samu social, je pense aussi à la manière de les armer elles quand elles auront quitté le nid (pouah les ingrates ! non je rigole, je sais que les enfants ne sont pas nos enfants et blablabla). Ma vie est douce, un peu trop douce dans le cocon de la maison et je sais que ce qui les attend dehors n'est pas aussi tendre ; en particulier pour les femmes.

Au fur à mesure que je lis des livres sur la féminité et la puissance féminine, je me sens prendre de l'épaisseur ; et je mesure à quel point il n'avait pas tort, mon ami d'HEC, de me voir inconsistante. A ma décharge, à 20 ans je n'étais pas armée... Je n'avais pas encore de modèle qui m'avaient entrainé dans la démesure d'une femme quand elle commence à s'accomplir. Ce sont des livres, entre autres, qui m'ont aidée à grandir et à m'épaissir ; et quand elles quitteront la maison Chimène et Alma et leur petite soeur si Dieu veut, emmèneront un petit viatique au dessus de leur déménagement qui remplira la voiture des parents...

Femmes qui courent avec les loups
Femme désirée, femme désirante
La femme dans les contes de fées
Femme et déesses tout simplement (oui oui, que des titres à coucher dehors qu'elles planqueront sous leur lit !)
(A suivre)

Et un livre de cuisine of course. Sans doute un gros - d'ici là j'imagine que Scally aura publié sa somme...

Et vous, de quels livres doterez-vous vos enfants ?

Hmm_la_bonne_glace_1

[Ce qui me rassurent, c'est qu'elles s'ont, mutuellement, l'une et l'autre. Et elles s'aiment, je crois.] 

jeudi 27 novembre 2008

une philosophie des cadeaux

Feconde_capu_2 Hier soir ma copine a quitté la maison les mains pleines de petits cadeaux - une bouture de capucines, ma dernière compil "musiques de filles 5", un morceau de pain home baked...
18 mois plus tôt, j'étais partie de chez elle chargée de trois sacs de fringues pour moi, que je porte tout le temps ! Notamment une jupe kaki "Lara Croft executive", qui un soir m'a value de ne pas être reconnue par un ami de Nico - il pensait que j'étais sa nouvelle nana, genre "Nico a emballé la stagiaire".

Marie et moi avons raconté que Scally avait inspiré l'idée de notre livre...

C'est vrai, et l'origine de mon désir d'écrire ce livre vient de plus loin. Depuis toujours je suis admirative de ma tante qui ne se rend jamais à une invitation sans emmener un cadeau. C'est souvent  un objet qui lui a rien ou peu coûté, comme une rose de son jardin ou un échantillon de parfum.. Mais cette babiole et le geste font infiniment plaisir à celui qui le reçoit.

Lorsqu'à Noël il y a trois ans je lui ai offert un pot de sels de bains, son enthousiasme nous a beaucoup rapprochées. Du coup je lui en ai refabriqué un dans la foulée.

Ce livre, j'aurais dû le lui dédier : à elle la spécialiste des cadeaux qui font sens et qui rapprochent les gens ; à elle qui offre comme un bien précieux ce qu'elle a en abondance. Je lui dois beaucoup, à ce livre ; car l'imaginer, comploter avec Marie, le vendre à un éditeur, l'écrire à quatre mains puis aujourd'hui, m'émerveiller de l'enthousiasme qu'il suscite auprès des premiers lecteurs (même si, hum, ils ne se pressent pas pour l'écrire sur Amazon)...

Tout ce travail m'enseigne à donner moi aussi ce que je possède en abondance.

mardi 18 novembre 2008

le mariage dans les contes de fées

Hier je suis tombée de haut en lisant un passage de ce superbe livre que je savoure à petites goulées (on me l'a vendu comme "du niveau de Femmes qui courent avec les loups en plus pointu", vous imaginez que je me suis ruée !)

Ce passage concernait la symbolique du mariage dans nos rêves et dans les contes de fées... Vous savez à la fin quand le prince a délivré la princesse ils se marient et ont beaucoup d'enfants ; cette formule qui nous a conduites, nous la plupart des gamines devenues femmes, à rêver de trouver le prince charmant pour l'épouser dans une belle robe blanche et lui faire six gosses (le pôvre).

Je suis en train de comprendre hier que les contes ne sont pas à prendre au sens littéral du terme (oh la malinette), et notamment cette histoire de mariage. Le mariage dont il s'agit, c'est celle de notre principe agissant (représenté par le prince) avec celle de notre qualité aimée (la princesse). Les contes nous demandent de prendre conscience des qualités dont chacun de nous regorge à profusion, sans réussir à les incarner suffisamment ; et de nous engager vis-à-vis ces qualités-princesses, de nous engager à les libérer, à les faire vivre, à leur porter assistance et secours dans les joies et dans les peines, dans l'oppulence et dans l'affliction.

"Ils eurent beaucoup d'enfants.." Vous imaginez la fécondité que ça peut avoir, nous tous et nous toutes "mariées" à nos qualités princesses, déterminées à les incarner ?

Bon la seule question qui reste c'est comment je vais expliquer ça à mes petitoutes, elles qui tous les soirs demandent à regarder cet extrait de Peau d'âne ? Et toutes les trois nous chantons "Mais qu'allons nous faire de tout cet amour ? le montrer ou bien le taire...." et nous rêvons, c'est fou le pouvoir onirique de ce film... 

On verra bien....

Je vous souhaite une bonne journée à préparer ce merveilleux mariage de vous-même avec vos qualités princesses !

mercredi 12 novembre 2008

les doutes

100_fois_sur_le_mtierC'est bizarre

au moment de travailler ce recueil si simple à commencer (dans la conjonction des évènements qui m'y ont amenée) et si compliqué à terminer, j'ai choisi de me plonger dans le dernier recueil de l'une des nouvellistes les plus douées de notre époque : Alice Munro.

J'avais beaucoup aimé le premier recueil que j'avais lu... Celui-là, je l'adore. Alice Munro a le génie de dépeindre des femmes de notre époque à des épiphanies de leur vie. Elle décrit comme personne les mouvements du coeur, les revirements, les moments où ses héroïnes se sentent comme des rien du tout. Bref, l'identification marche à fond.. entre les héroïnes et moi. Parce que pour ce qui est de m'identifier à l'auteur c'est raté,. Je vois mon texte si peu précis à côté du sien ; et je me demande, "à quoi bon ?"

Et ce qui est rassurant c'est de savoir que les auteurs les plus géniaux, ont commis des oeuvres de jeunesses ; et ont nourri des complexes à l'égard de leurs prédécesseurs (Virginia Woolf se désespérait en lisant la Recherche, "jamais je n'arriverai à sa cheville" ; quant à Proust lui-même, sa lancinante question "vais-je y arriver" est l'un des fils rouges de sa recherche...). Complexes qui les ont torturé mais pas empêché ; ou pas complètement.

Ce qui me rassure aussi, c'est que mon texte n'est pas terminé. J'ai la possibilité d'y ajouter un peu du génie qui lui manque - même si je n'arrive encore à la cheville de personne.   

Alice Munro ne s'est pas remise sur mon chemin pour rien. Du haut de son génie et de son expérience, du haut de sa compéhension des femmes qui essaient, je choisis de penser qu'elle m'encourage.

Je n'ai pas dit mon dernier mot.

lundi 27 octobre 2008

tint-tiiiiiiin !

Mes_petits_cadeaux_cosmetiques_bioIl parait aujourd'hui !

Vous voulez savoir quoi ?

Notre "bébé" à Marie et moi, Mes petits cadeaux cosmètiques bio, notre livre à deux dont l'accouchement fut à la fois joyeux et douloureux !

Joyeux parce que je trouve merveilleux de voir se concrétiser mes projets. Surtout avec une personne pro et passionnée par son sujet comme Marie... Dans le domaine de la patouille avec la matière que j'adore, de l'herboristerie qui me fascine, des cadeaux qui sont très importants dans ma vie.
En plus la maison d'édition avec laquelle nous nous sommes choisies est très jeune et dynamique et spécialisée dans le pratique-bien être et la distribution maline (on va sans doute être diffusés chez Nature et Découvertes !!)

Douloureux, parce que bon.... D'abord nous l'avons écrit alors que nous habitions à 10 000 km de distance. Et puis un livre c'est toujours long à sortir, entre la conquête de l'éditeur, l'inspiration parfois absente, la difficulté de caser ce projet-là en plus de tous mes autres (idée bizarre non, de faire pour me détendre ce que je fais toute la semaine pour mes clients !), le décalage entre le livre rêvé et le livre aujourd'hui dans nos mains....

Et le résultat vaut le détour.

Ah oui vous voulez savoir de quoi il parle ? Eh bien ce sont des recettes pour fabriquer et présenter soi-même des préparations cosmétiques afin de les offrir à ceux que vous aimez : votre petite soeur qui a les cheveux qui frisent, votre maman qui ne prend pas assez de temps pour elle, votre copine jardinière, votre pote super coquet..

Notre proposition est de concocter soi-même des cadeaux qui ont une âme et sont pensés pour ceux qui vont les recevoir... tout ça pour un coût moyen entre 2 et 5 € !

Vous nous en direz des nouvelles.

Je suis heureuse, parce que ce livre m'a été inspiré par la créativité de Scally (qui m'a raconté un jour son projet de livre de cadeaux gourmands et shplouf, ça m'a donné l'idée) et le talent de Marie. Deux rencontres qui n'auraient jamais eu lieu sans ce blog...

Mes chéries-chéris, je pars une semaine à Dinard profiter de mes enfants, de ma Maman, de la mer déchainée (et avancer sérieusement dans l'écriture du livre de mes 4 mousquetaires et celle de mon recueil aimé).

Je vous souhaite une semaine merveilleuse, remplie de moments amoureux avec une personne bénie par les fées : vous !

 

mardi 16 septembre 2008

les bonnes nouvelles

Rapt_de_prosperpine_bernin_2Ca c'est une bonne nouvelle j'ai trouvé le livre qui va m'aider à créer de l'espace pour les dimensions intérieures que je veux développer. Il m'est arrivé hier midi par la poste, une heure à peine après que je me sois écriée ici-même "j'ai besoin d'espace !"

Le livre s'appelle "Femme et déesse tout simplement". Après Femme désirée femme désirante et Les couples heureux ont leurs secrets, je me tape bien la honte avec les titres des livres que j'aime. Dans le métro je suis tentée de les planquer ; pour en parler ici, j'ai dû me faire violence. Mais ils font trop de bien à l'âme, et j'aime partager ces compagnons vertueux...

L'idée de ce nouveau livre est de nous faire prendre conscience des 7 déesses antiques qui cohabitent en nous et qui sont les archétypes de la jeune fille, de la mère, de l'amante, de l'épouse, de l'intellectuelle... et de nous aider à voir celles que nous n'aimons pas assez, et de nous aider à les développer. Bah oui, nous recelons de tellement de femmes possibles à l'intérieur, c'est triste de se limiter à une ou deux !

Je suis toute excitée à l'idée de ce nouveau parcours initiatique. Total hier soir j'ai commencé à le lire en allumant des bougies. 

En plus il fait beau et j'ai mis mes collants bleu ciel et les filles sont parties en sautillant quand je les ai déposées à l'école et j'ai pas mal bossé hier et je dine ce soir avec mes copines et... Quand on se dit que l'on peut mieux faire eh bien : c'est vrai ! Savoir que l'on peut progresser, c'est la meilleure nouvelle de la journée.

Je nous souhaite une bonne journée à savourer la présence de nos compagnons de route !

jeudi 03 juillet 2008

cet été, des livres (et leurs auteurs)

Katherine Pancol
Daphné Dumaurier
François Nourissier
Henry Bauchau
Virginia Woolf
François Vallejo
Albert Cossery
Barbey d'Aurevilly

et d'autres probablement que je trouverai sur ma route.

(et déjà faut que je termine Chaos calme et la magie des contes. Déjà).

Dans une semaine, je pars un grand mois. Ca va être bien.

Et vous ?

Groumpf

[Il m'est arrivé un truc bizarre ce matin. J'avais écrit la nouvelle du jour, That look, pour la publier ici. Et en la relisant, j'ai trouvé que je n'étais pas prête. Donc boilà une histoire qui est écrite, et qui restera inédite pour le moment. C'est une sensation nouvelle pour moi, très agréable, de garder quelque chose en réserve.]

vendredi 04 avril 2008

j'aime quand ça circule

Grillage

A peu près une fois par an Nico et moi on décrète qu'on a trop de livres (euphémisme pour dire qu'il y en a partout) et nous nous plongeons dans un grand dilemne parmi toutes nos bibliothèques et les piles, pour décider ceux que l'on va vendre ou donner (et les autres, que l'on garde jusqu'à la prochaine épuration séance). Puis, avec cette sélection nous échafaudons une pas mal de piles de livres "en attente".

Le plaisir d'avoir trié - rangé, fait vite place à l'évidence : on a déplacé les piles, mais l'encombrement livresque est toujours le même ; et notre maison n'a pas gagné un poil de feng shui. Et les livres que l'on ne va plus lire s'entassent là et ça m'énerve car je sais que d'autres pourraient les découvrir et les aimer. (Une autre fois je vous raconterai pourquoi je n'emprunte plus à la bibliothèque).

C'est alors qu'interviennent les gens qui passent par là - ma babysitter, Djamila qui m'aide pour la maison, des copains.. Ils avisent l'une des piles, je propose "sers toi", et là miracle, c'est irrésistible, ils repartent toujours avec un ou deux ou cinq. Yes, cinq de moins. Mais il en reste toujours des charettes. C'est fou ce stock qui reste énorme et je me demande comment ils font, eux qui ont l'air pire que moi).

Mardi enfin (trois ou quatre ou cinq mois après la formation des piles) je me suis décidée à appeler le bouquiniste à deux pas de la maison, "J'ai des romans, ça vous intéresse" "Oh ben, je ne vends pas tellement de romans, mais amenez toujours.." "Mais vous allez en faire quoi ?" "Oh ben, les lire déjà !" Il avait l'air tellement gourmand, dans sa retenue d'homme bien élevé, que j'ai mis les filles devant un DVD, casé mes piles dans divers cabas, le tout en équilibre incertain sur une poussette et zoup, Tu viens Churchill ?

Sur le chemin nous avons rencontré ma voisine du 7ème, qui m'en a délesté de 4 ; "Oh non, pas celui-là s'il est trop triste ; celui-là, vous dites qu'il va me plaire ?"

Ca m'a rassurée, la boutique du bouquiniste était un chantier pire que chez nous. Et j'ai même resisté à ne rien lui acheter (mais je reviendrai, il a de vieilles éditions pour enfants..)

Heureusement que j'ai fait le vide, parce que devinez ce qu'il a surtout reçu Nico pour son anniv ? Et ils ont l'air top !

[Au passage, je mène la guerre contre les verbes "faire" et "dire" ; on les emploie trop. Ben c'est coton..]

mardi 13 novembre 2007

le pouvoir d'un livre

Ouvertures

Je suis encore étonnée de la joie qu'a insufflé en moi la lecture de la moitié du livre d'Anaïs Nin (je me suis arrêtée à la moitié ; allez savoir pourquoi, depuis que je partage de nouveau mon lit je suis incapable de poursuivre). Cette variété de situations, où rien n'est figé, où les héroïnes passent leur temps à explorer... à se ramasser.. à souffrir.. à vivre quoi, m'a énormément stimulée. En lisant ces nouvelles, j'ai senti que tout était possible dans tous les domaines de la vie. Des barrières sont tombées, une joie m'a envahie qui perdure et me permet de supporter très bien les petites contrariétés.

Ce livre est pour moi le pendant d'autres qui, colorant également ma pâte intérieure, l'ont teintée de doute et même de désespoir. Parmi les meilleurs, Les chutes et La disparition de Richard Taylor : celui-là je l'ai lu également à Dinard ; je me suis persuadée que Nicolas allait me quitter et déchoir comme le héros, le pauvre, je l'appelais en larmes trois fois par jour... Ca avait été de drôles de vacances au goût de mort. Malgré tout le livre est génial.

Rosie Carpe carrément je n'ai pas supporté et j'ai dû l'arrêter au premier tiers, quelle tristesse !

Ils sont rares ces livres qui se mèlent à ce point à nos humeurs, et même les dirigent. J'aimerais être un écrivain de cette trempe - plutôt du premier type, enfin, généralement (un peu de désespoir est toujours bon à prendre).

[Sinon, dans les ptites nouvelles, mon papa m'a offert hier une nouvelle tenue pour courir et un maillot de championne de natation - super motivant pour reprendre ou poursuivre une pratique assidue du sport !
Et hier soir nous avons enfin regardé le DVD La science des rêves, de Michel Gondry.. Epoustouflant de tendresse et d'onirisme, d'inventivité, et super drôle... j'ai adoré. Et ce petit Gaël Garcia Bernal et notre Charlotte nationale.. à croquer !]

Et pour finir la journée (de travail, dans quelques quarts d'heures en ce qui me concerne), spéciale dédicace Alice, Swahili, Lolotte, Lola, Lili..

samedi 28 juillet 2007

3 livres pour l'été (2 bis)

Dans_l_eau_2

Pendant un mois ou deux, j'ai eu du mal à m'accrocher au moindre livre. Faut dire que j'avais entamé un pavé en anglais (le livre de John Irving, toujours au bas de ma colonne), qui avait beau être top, n'en avançait pas moins à vitesse grand E.

Pour les livres et le reste, entamer 15 trucs à la fois et laisser tomber, telle a été mon (involontaire) règle d'action pendant cette période, et j'ai finie par en être assez marrie, la vie d'une mouche bourdonnante devient vite lassante. Bon, il faut parfois un petit moment pour se rendre compte de ce qui cloche, de pourquoi ça cloche, et de mettre au point les éventuelles actions correctives. Ce qui m'a aidé ce coup-ci, a été une petite série d'insomnies... Les bouquins que j'avais entamés me tenaient tellement en haleine que je me réveillais vers 3 ou 4 h du mat', avec l'envie de poursuivre ma lecture.

Alors ces livres, vous voulez savoir ce que c'est ?

Le premier, c'est American darling, de Russel Banks, le livre que le libraire de la rue du théâtre m'a mis dans les mains en me disant "C'est le meilleur roman de l'année 2006, si vous n'aimez pas, je vous le reprends", je ne sais pas quel a été pour moi le meilleur roman de 2006 mais j'ai été passionnée par le personnage principal, Hannah Musgrave, une femme à la recherche d'elle-même, à la fois absente et présente de sa vie, qui n'arrête pas de s'enfuir et de quitter ceux qu'elle aime de loin, sa fascination pour les chimpanzés, nos presque frères, sur fond de contexte politique aux Etats Unis et au Libéria, oui, j'adore quand un livre me réveille la nuit.

Le suivant a été le roman russe d'Emmanuel Carrère, irracontable, un chemin à la recherche du monstre, agaçant à force de nombrilisme, et pourtant il ne s'agit pas de ça, ce livre dostoïevskien nous met en présence de l'abîme, m'a parlé de moi, je n'ai pas pu m'en détacher, la boucle se referme sur l'image de ce petit garçon qui traverse la piscine, le menton surnageant dans l'eau, pour rejoindre sa maman, si belle dans son maillot aux larges rayures noires et blanches...

Et le petit troisième, j'ai acheté pour les filles le Doudou méchant de Claude Ponti, nous l'avons lu et relu en y trouvant à chaque passage de nouveaux détails, une nouvelle matière à bavasser, top top top.

(Et depuis Carrère je lis Ishiguro, en anglais ça avance moins vite, mais j'aime les questions que pose cet anglais au nom japonais sur le sens de nos existences...)

Ma Photo

juillet 2009

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