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Julio - insomnies moites









Ca peut servir


























lundi 27 avril 2009

Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe !

Piquants

quand je dois m'atteler à la compta annuelle puis honorer ses conséquences (déclarations à des organismes divers, trouver les sous pour les régularisations de TVA..)

quand je dois appeler le plombier, ou l'électricien, ou le dentiste pour Chimène, ou le garagiste pour le contrôle technique

quand je dois pour finir trouver les moyens de gagner ma vie

quand je ne sais plus, je ne vois plus la contrepartie à assumer les contraintes de l'âge adulte (la liberté, le sexe, regarder la télé aussi tard que je veux... vivre avec Nico et mes enfants, bien sûr)

Alors j'ai envie de téléphoner à Papa,  de lui demander Viens me chercher ! Retourner dans l'appartement de mon enfance, me rouler en boule dans le canapé, la tête contre ses hanches. Me coucher dans mon lit de jeune fille, sous la couette de liberty bleu. J'aimerais aussi qu'il me dise "Tu vas y arriver", comme il me le disait quand j'étais enfant.

Il me semble que je n'ai grandi qu'à l'extérieur.

[Alma qui dit souvent vouloir retourner dans mon ventre. Et l'image de ce loup de Tex Avery qui court en regardant derrière lui, tombe dans la falaise, retropédale pour revenir en arrière et se scratche dans les rochers.
Alma a trop grandi pour retourner dans mon ventre ; et le loup après avoir vu 36 chandelles, repart toujours pour de nouvelles aventures !]

[A part ça, les vacances, c'était drôlement bien. J'ai toujours un peu de mal à rentrer, or so it seems. Ma psy avait une thérorie sur les égregores, le groupe d'âmes qui à Paris sont tristes, tristes, et s'abattent sur moi à chaque retour. Et je veux bien la croire, car cette tristesse il me semble n'est pas complètement mienne. ]

dimanche 19 avril 2009

choses que l'on peut faire avec un pommier en fleurs

Rires sous les petales

 

On peut le secouer au dessus de la tête de ses enfants pour les faire rire. Variante, ramasser des pétales déjà à terre, par brassées, et les envoyer en l’air en une légère pluie rosée. C'est encore mieux si on crie "Vive la mariée !"

 

On peut ne pas savoir exactement si c'est peut-être un prunier, ou un cerisier, ou encore un pêcher – ces arbres dont la floraison faisaient venir de loin les Japonais dans leurs plus beaux kimonos. Hanami la fête des cerisiers en fleurs c'est le jour où toutes les familles se réunissent pour pique-niquer sur un tapis de fleurs.

On peut soutenir les fesses des enfants quand ils essaient d’escalader le tronc noueux et biscornu.

On peut choisir un beau pommier pas trop humide et se coucher sur l’herbe juste dessous et lever les jambes en essayant de voir le ciel à travers le fouillis des pétales rose pâle.

 

On peut humer l'air en dessous pour voir si ça sent bon ; constater que ça ne sent pas grand chose et puis, au bout de quelques secondes, se laisser emplir par les effluves du lilas voisin ou d'autres fleurs dont on ne connait pas le nom.

 

On peut rire quand le vent souffle des pétales mouillés sur la tête de passants étonnés qui croient qu’on leur fait une blague. 

 

On peut le capturer dans sa boîte appareil-photo ; aux plus sinistres jours de l’automne, se rappeler que le printemps reviendra.

 

 

[Mes chéries-chéris, Chimène Alma Churchill et moi partons une semaine profiter les uns des autres en Bretagne. Je confie la maison à celles-ceux d'entre vous qui aimez y passer et tenez à son atmosphère bienveillante. A part ça, je ne suis pas inquiète, sais que vous profitez du printemps.. ]

 

mercredi 15 avril 2009

mes objets pas-touche-minouche (les trucs que je détestais enfant et que je fais adulte)

Redemption

Petite j'étais très impressionnée quand Papa s'énervait parce qu'on lui avait emprunté des affaires sans les remettre à leur place (on = Maman ou moi). Aujourd'hui, j'ai toute une liste d'objets que vaut mieux pas y toucher et si on y touche alors pas me les égarer hein !

mes clés
mon stylo plume
mon livre du moment
ma pince à épiler
mon plan de Paris
mes ciseaux à ongles

et aussi mon ordinateur, mon vélo, mon tablier, mes deux ou trois ou quatorze cahiers, pas mal de trucs en fait.

Je détestais aussi les privilèges que s'arrogeait mon grand-père de manger les meilleurs trucs et de nous refiler le chocolat de supermarché ou les biscuits pour chien. J'avoue que je fais un peu la même chose avec les enfants - non que leurs biscuits ou leurs glaces ou leurs yaourts soient de moins bonnes qualités que les nôtres, mais comme dit ma copine Carole "Faut bien leur donner envie de grandir !".

Bon le pire truc c'était les sautes d'humeurs. C'est terrible de rentrer à la maison et de ne pas savoir de quelle humeur sera la personne qui vous accueille. Ca j'essaie de les éviter à mon entourage.. Mais je n'y arrive pas toujours. 

Je voudrais une vie en forme de toi. Et je l'ai, mais ça ne me suffit pas encore. Je ne suis jamais content.
Boris Vian

jeudi 09 avril 2009

l'âge qu'on a dans sa tête

L age qu on a

Nicolas est né 5 mois après moi du coup il se sent toujours plus jeune que quelqu'un et moi, je n'ai jamais mon âge avant qu'il m'aie rattrapé. Depuis une semaine, nous avons 34 ans. 

Mais en fait j'ai décidé de m'arrêter à 28, c'est classe 28 ans, pas encore trop vieille peau... et à la fois on a vécu, un peu. 

La vérité cependant c'est que ce matin en pleurant à gros bouillons j'avais plutôt 8 ans. Je suis montée à 15 pendant mon rendez-vous avec ma nouvelle éditrice (fallait faire bonne figure). Puis suis redescendue à 12 lors du déjeuner avec ma Viow.  

Cet aprèm compta, il fait si beau que j'irais bien à la chasse aux papillons vêtue d'une robe légère, légère, disons en taille 10 ans !

Et vous mes consuelitos, quel âge avez-vous cet après-midi ? 

[La grande Dolto, dans L'image inconsciente du corps, parle du corps que l'on se figure avoir.. Qui n'a rien à voir avec notre corps réel ! Du coup, quel choc quand on découvre que ce corps que l'on voit dans la glace, c'est le nôtre ! ]

lundi 30 mars 2009

la terre rejoint le ciel

Soleil timide

Ranger le bureau
Me plonger dans les dossiers
Faire le point avec mes clients
Lire les petites lignes des relevés de banque
Préparer sérieusement mon intervention de demain
Ecouter mon amie L. quand elle m'affirme que j'ai des choses intéressantes à transmettre
Ramasser les tasses qui traient (et les chaussettes, et les doudoux et.. tout le reste !)
Rester ferme quand Chimène conteste ma décision d'acheter une paire de chaussures à Alma et pas à elle
Montrer à Alma les gestes simples qui vont l'aider à devenir autonome.. de plus en plus humaine

Le remède à mes angoisses  du week-end réside dans cette solution simple : dresser le constat de ce qui merdoie ;  m'engager de tout mon coeur dans les actions correctives.

(Et continuer à écrire des haïkus, préparer mon prochain podcast, rêver encore à cette relation professionnelle et humaine en train de se nouer, ne pas oublier mon yoga et de lire, bien sûr. Comme dit Jean-Pascal, Va falloir se lever de bonne heure ! Tant mieux, je suis du matin..)

Et vous mes chéries-chéris, y'a quoi au programme de votre lundi ?

jeudi 26 mars 2009

8 raisons pour lesquelles je suis fidèle à France Culture

Un compagnon du quotidien

Parce que j'aime la radio sans pub - le respect induit par cette absence de cris et de jingles ; contrairement aux affiches ou aux pubs télés, la pub audio est rarement aimable.

Parce que j'aime le rythme de leurs Matins - la voix mesurée d'Ali Badou, la diversité d'opinions politiques et de personnalités des chroniqueurs, le temps pris pour écouter l'invité...

Pour les incursions dans la société de l'émissin Sur les docks. Sans commentaire, sans jugement, avec humanité et empathie, donner à voir une réalité complètement étrangère à la mienne.

Pour le rire qui surgit dans Les Papous le dimanche à l'heure du déjeuner.. Les surprises de "qui est l'invité" de A voix nue.. Pour l'histoire lancinante et captivante du feuilleton à 20h30.. Pour la voix chantante de Francesca Isidori..

Pour l'adresse à l'intelligence. Il y des moments où le sujet me gonfle, mais très rares sont les fois où je me dis d'un intervenant "c'est un con".

Pour Matthieu Conquet, le défricheur musical du Rendez vous, et qui déniche chaque soir un groupe qui vient jouer en live.

Pour Frédéric Mittérand et feu son Ca me dit l'après-midi, deux heures de découverte de l'univers d'une personne bien, en live du café de l'industrie.

Pour Jean Lebrun, avec qui j'ai eu envie de travailler dès que je l'ai rencontré la première fois... 

Mes chéries-chéris, je suis fourbue et heureuse. Dieu que j'ai envie d'appartenir un peu, un tout petit peu, à une Maison !

mardi 24 mars 2009

cinq choses qui me rassénèrent

Ma resistante La musique de Clarika - Les pâtineurs, Lâche moi, Moi en mieux, la joie de découvrir une artiste qui me réponde.

La grosse fleur rose - le bouquet de fleurs roses de mon gloxinia merveilleux et les promesses de fleurs sous les grosses feuilles vertes et duveteuses.

Trabouler. Pour rentrer chez moi, passer par des parcs, des allées inhabituelles, le chemin des écoliers.. et la jolie place du commerce. Regarder en haut les contours sculptés des fenêtres, et en bas les portes cochères qui s'entrouvrent peut-être sur une cour fleurie.

Le livre de Claude Halmos. La psychanalyste inspirée de Dolto "en plus ferme" pose qu'éduquer c'est donner la loi et la parole. Là encore, le sentiment d'être aidée et comprise dans la difficulté d'humaniser ses enfants. Notamment, le fait qu'à chaque castration nécessaire à l'enfant, correspond une castration de la mère...

Le désir de haïkus. Quand ça me prend... Envie d'en lire, d'en inventer - cet assemblage unique où se mèlent la saison, l'heure du jour et la pâte de mes émotions.
"Des lucioles en vol"
Aimerais-je dire à quelqu'un
Mais je suis seul.
Taïgi

Et  pour vous mes chéries ?

[Tiens, Marie a un nouveau blog ! qui fait la peau douce et le cheveu brillant..]

[Cela fait 6 choses mais je pense soudain à cette phrase que je me répète beaucoup depuis que je l'ai entendue dans la bouche d'une amie conteuse : "Puisqu'il était ainsi, il n'était pas autrement". C'est dans le très beau conte Hans mon Hérisson, des frères Grimm.]

lundi 23 mars 2009

dans la rue : choses trouvées, choses posées

Un pont

Je trouve

Des cailloux pour envoyer à Churchill, de longs bâtons : mes laisses en bois ;
Hier dans une poubelle, une licorne à fleurs mauves et un lapin beige. Je n'ai pas pu m'empêcher de les sauver ; 
Une espèce de mini-armoire en bois que nous avons poncée, peinte et tapissée pour en faire la table de nuit d'Alma ; 
Un bain de lune, un bain de soleil, une giclée de vent, ça dépend ;
Dans les vitrines je trouve des envies de jupes, de trenchs, de nouvelles fleurs, de petites choses pour les filles ;
Les ondes des gens.

Je laisse

Pas mal de livres, sur les bancs ;
Des graines de capucines dans la terre ça et là ;
Quelques sourires. Des jurons quand les voitures ne nous laissent pas passer ;
Des inspirations rassénérantes. La dernière m'est venue d'un poireau au milieu du trottoir. 
.  

mercredi 18 février 2009

vous mé réconnaissez ? (portrait chinois au 18 février 2009)

A l envers  

Si j'étais un fruit je serais une fraise (même en plein février, une fraise effleurant une coline de sucre, et colorant son sommet de rose !)

Si j'étais une usine, je serais l'usine EDF que l'on voit depuis l'A13, avant ou après Mantes la Jolie, les longs bâtiments plats se reflètant dans la Seine, les grandes cheminées qui fument de la vapeur d'eau et les grandes barres de néon qui l'éclairent, la nuit...

Si j'étais un vêtement, je serais une tunique de coton blanc très fin, cachant et révelant les formes..

Si j'étais une ville, je serais Venise.

Si j'étais un animal je serais une licorne aux yeux violets, du type affectueuse mais qui s'effarouche si trop de monde s'approche d'un coup.

Si j'étais un élément je serais une eau verte, un peu trouble, pleine de courants et de contre-courants, l'eau d'un fleuve.

Si j'étais un bâtiment (là j'hésite entre un palais vénitien ou une maison belle-îloise).

Si j'étais une couleur, ce serait le bleu-gris des yeux de mon père.. du pull que portait souvent Nicolas à l'époque où nous nous sommes rencontrés.

Si j'étais un véhicule, je serais des pieds nus sur le sable.

Si j'étais une oeuvre d'art, ce serait le tableau Vénus et les Grâces, du peintre florentin Sandro Botticelli.

Si j'étais une odeur, je serais le parfum Vetiver.

Si j'étais une période de l'histoire, je serais le 18ème siècle des libertinages et des salons féminins.

Si j'étais un son, je serais les voix de Chimène et Alma quand elles se réveillent plus tôt pour jouer avant l'école.

[Idée de liste tirée de ce livre que j'ai réclamé à Hélène, l'attachée de presse de nos petites magies. Je les aime beaucoup (l'éditeur Leduc S., Hélène, Yoga face, et notre livre, ça va de soi).]

Et vous ?

[Une bonne nouvelle à ceux qui se languissent de la plume de Nico : Versac a désormais sa chronique (hebdo) sur Slate.fr. En attendant le VRAI retour ?]

http://www.deezer.com/track/917777

jeudi 29 janvier 2009

lavage à la main

Kikoyite Certains soirs je lave mes habits fragiles dans le lavabo. Tandis que l'eau coule à petit filet et que je frotte l'étoffe avec un gros pain de savon de Marseille, j'en profite pour rêvasser.

Un soutien gorge de nylon bleu bordé de dentelle rose pâle - les femmes qui m'inspirent ont souvent du dégagement dans les masses.

Ma paire de chaussettes avec des fils d'argent - leur corps a une ampleur que je n'aurai jamais et une grâce dans les mouvements.

Je mets les kikoys à tremper (ces grands pagnes de coton achetés au Kenya, qui servent à poser les bébés, à couvrir le lit, ceindre la taille ou protéger le cou), chacun dans sa bassine - j'aime aussi chez ces femmes leur visage offert ; une gourmandise dans les lèvres qui se confirme dans leurs yeux. 

Le soutien-gorge en dentelle noire avec le ruban de velours marron - elles ont cette accessibilité mâtinée de mystère, quelque chose en elles que je ne pourrai jamais attraper.   

J'attrape ma culotte Ulysse, la brune avec des dessins d'or - et je m'attaque aux hommes.

[Je suis en train de découvrir ce blog - et suis certaine que son ton libre et son exotisme, forcément l'Inde, plairont à nombre d'entre vous..]

Ma Photo

juillet 2009

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