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Julio - insomnies moites









Ca peut servir


























mercredi 11 février 2009

les pansements princesse

Ils coûtent deux fois plus cher que les normaux
Ils n'ont qu'une taille standard dans la boîte (mais l'éffigie de 7 princesses au choix)
Ils sont impossibles à décoller et se mettent n'importe comment sur la plaie
Et bien sûr, ils tiennent 10 minutes...

Vie de princesse

Mais on n'a rien inventé de mieux pour faire passer des larmes au rire une petite fille très inquiète par le sang qui coule de sa micro-coupure.

[Cette note est transposable au masculin avec les pansements "Cars".]

Bonne soirée mes chéries-chéris !

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mardi 03 février 2009

mon coeur se serre

Ce matin nous avons trouvé une Chimène recroquevillée dans son lit, les yeux collés par la conjonctivite et qui avait très envie de faire pipi. "Je n'arrivais pas à ouvrir les yeux..." "Mais pourquoi tu ne m'as pas appelée pour que je vienne ?! ça sert à ça, une maman..."

Alma vient dans notre lit toutes les deux ou trois nuits, et Chimène n'ose même pas faire appel à nous quand elle se sent vraiment mal. Est-ce moi qui ai permis, dans ma famille, ce deux poids-deux mesures ? Ou bien sont-ce mes filles qui sont différentes dans leurs besoins et leurs réactions, et cela suffit de répéter à Chimène qu'elle peut compter sur moi et qu'elle a le droit de déranger...

Quelle finette ma grande petitoute, qui toujours m'émeut par sa retenue et on immense gentillesse. N'empêche, ce soir elle a encore des poches sous les yeux.

Ma grande bichounette

vendredi 30 janvier 2009

incapacité passagère au bonheur

Chimene terre de contraste

Je suis en train de lire à Chimène la carte que vient de lui envoyer sa grand-mère - elle m'interrompt au bout de trois lignes. "Elle a reçu une lettre aussi, Alma ?" "Oui ma chérie. Mais attends, je finis de te lire la tienne.." "Il est beau le dessin sur sa carte ? Où tu l'as mise ?" "Mais Chimène, ta lettre..." Peu importe ce que lui écrit sa grand-mère, l'amour qui danse à chaque ligne. Chimène ne pense qu'à ça, à ce que sa soeur a reçu. 

Alma et moi et moi nous sommes fait une fête de ce petit déjeuner organisé par la maîtresse. Mais à peine arrivées dans la salle de classe, elle me demande si je vais rester toute la journée. "Non ma picthoune, je reste une heure et après je repars avec les autres parents." A cette annonce, ma petite fond en larmes. Elle ne lâchera pas ma main du petit dej, ne goûtera pas aux croissants et enfouira à tout moment son visage plein de larme dans ma grande roble bleue.

Alma mi ombre mi lumiere

Je me mets à penser à ce père divorcé qui me raconte son coeur tordu de douleur dès la première minute du week-end qu'il passe avec ses enfants, à la perspective de les voir repartir dans deux jours. Et à ma propre incapacité à profiter du moment quand, dans les bras d'un ancien amoureux, je pensais à notre séparation dans une heure, sans savoir quand nous nous reverrions. 

Le rendez-vous tant désiré devenait torture d'angoisse et je me détestais.


Découvrez Steeple Remove!

mardi 27 janvier 2009

l'enfermement

Je l aime bien cette photo floue Quand on jouit d'un état sans s'en rendre compte, une piqûre de rappel de "ce que serait la vie si on n'en jouissait plus" permet d'en savourer de nouveau la valeur.

Aujourd'hui, une fois encore, me voilà privée de ma liberté de mouvements - Alma tousse moins mais une ondée de boutons rouges recouvre son torse. Elle est coincée à la maison et moi aussi. (Chimène n'en croit pas ses yeux de la chance de sa soeur. Alma semble déjà moins enthousiaste qu'hier à la perspective de m'avoir pour elle toute seule).

Je me souviens des tunnels, jours entiers affilée passés à la maison avec Chimène fièvreuse et affaiblie. Il n'y avait personne, personne d'autre que moi pour rester avec elle jour après jour, appaiser son délire au milieu de la nuit, lui donner à boire et me recoucher avec elle dans le canapé, passer tant bien que mal une journée cotonneuse - tous mes engagements, tous mes plaisirs propres annulés, et le lendemain suspendu à la chaleur de son front.

Mon agressivité de tigresse encagée, moi qui ai tant voulu des enfants je touche ma limite quand ils me privent de liberté.

Les barbelés électrifiés entourant les jolies propriétés de Nairobi : les grands arbres et les maisons fraiches ne font oublier qu'un moment qu'on ne peut pas sortir sans la clé du gardien, et qu'à la nuit tombée c'est du suicide de se balader à pied.

Ma joie, ma joie décuplée lorsque de nouveau je peux aller et venir à ma guise. C'est pour cela je crois que j'ai tellement aimé la côte kenyane : l'immensité du ciel, la brise qui vient balayer la chaleur, la mer tiède, les pêcheurs dans leur abri en bois, et puis, toute cette liberté d'aller et venir juste après Nariobi.

J'aime les voyages car le changement de conditions de vie et de règles naturelles et sociales dévoile un coin de l'angle aveugle de "qui nous sommes".

La petite voix d'Alma-chat, dans mon dos, qui se raconte des histoires de princesse Playmobil.  Les enfants sont un voyage.

Santé, confort, présence des êtres chers, bon bouquin, côtelette dans notre assiette.. Passons une bonne journée à porter notre attention sur tout ce qui nous est donné et à rendre grâce, si le coeur nous en dit.


Découvrez Eddie Vedder!

lundi 26 janvier 2009

l'intelligence littérale

Ma belle pas endormie

En ce moment, mon petit bout de trois ans me fait craquer. Trois ans et demi, ce n'est plus un bébé et je profite à plein nez de ses rondeurs appelées à disparaitre (Chimène-de-presque-7-ans est devenue une liane), de ses expressions rigolotes (de moins en moins nombreuses, déjà - mais j'aime son "T'as bien couri Maman ?") et surtout, de son intelligence. Alma prend tout au pied de la lettre et nous occasionne pas mal de fous rires.

Samedi, devant son père à la télé, très beau et pétillant malgré l'angine qui couvait "Papa ! Papa, je suis là ! T'as vu Maman, il m'a souri !"

Et hier, sur l'autoroute vers la maison de mes parents, toutes les autres voitures qui roulaient dans le même sens que nous lui posaient un problème de taille ; c'est la voix très alarmée qu'elle m'a alertée : "Mais Maman, si tous ces gens vont chez Anakel [c'est le nom de grand-mère que Maman s'est choisi] la maison va exploser !"

Cette forme d'intelligence me fait songer à l'héroïne de ce conte qui, parmi tous les contes de Grimm, est mon préféré - par son engagement dans la sagesse et l'amour, elle obtient tout !

En attendant, ma fille intelligente à moi, à force de tousser et de petits yeux elle a réussi à ce que je la garde près de moi aujourd'hui. (J'adore voir la transformation, Chimène aussi fait ça, d'un enfant abattu quand on lui annonce qu'il va rester au chaud. Pioup en une seconde il revit. Ma copine d'école : "Tu achètes, toi, tu les laisses rester quand même ?" "Ben oui.. on a tous besoin d'une journée off de temps en temps !") Moi la maman occupée, colérique, distraite, c'est une chose que je sais faire, laisser mes amours souffler quand ils en ont besoin.

La journée est placée sous le signe d'Alma !

Ma belle aux yeux clairs

[Quant à ma belle aux yeux clairs, elle était verte de devoir y aller quand même, elle, à l'école. Du coup on a fait le trajet toutes les deux, j'étais heureuse aussi de pouvoir papoter tranquilou avec elle - quand j'ai les deux enfants + Churchill ça se transforme en convoi spécial où toute mon attention est focalisée sur le rythme, les voitures, les écarts du chien... Là j'ai pu l'écouter, la réconforter, nan y'a pas à dire chaque changement de situation, même infime, apporte une ouverture toujours bienvenue pour casser la bloody routine.]

[Merci mes chéries de vos réponses à mon appel de vendredi. Ca m'a réconfortée, confortée de nouveau dans le fait que ce blog a un sens, autre que mon plaisir à l'écrire - déjà grand.]

mercredi 10 décembre 2008

la peur, l'ombre de la peur

Petite_alma_petite_christie

Enceinte de Chimène j'étais terrorisée par la perte de liberté qu'impliquait l'arrivée de cet enfant (peur tout à fait justifiée ! ce que je n'avais pas prévu, en revanche, c'est l'amour...)

Enceinte d'Alma, j'avais tellement mal au dos que je me déplaçais surtout à vélo (le ventre est porté)... et je m'imaginais violemment propulsée sur le trottoir par une auto.

Bien sûr, le mot fausse couche était tabou.

Après la naissance de mes filles je n'ai pas été tranquille jusqu'à leur trois mois, quand le risque de mort subite du nouveau né a été à peu près écarté. Il y avait aussi ce fantasme, à la maternité, qu'une femme en long manteau sombre vienne enlever ma toute petite....

En scooter avec Nico, j'ai peur sur les lignes droites, dans les virages, quand il y a un peu de circulation... Peur de ce qui pourrait nous arriver à tous les deux en même temps. J'imagine le visage des filles quand on leur annoncerait la nouvelle ; les larmes, le manque si long à combler. 

Mais le pire, le pire c'est ce qui pourrait leur arriver à elles. Depuis quelques jours j'entends (au café, à la radio) des témoignages de pères qui ont perdu leur enfant. La parole sans fard de ceux qui ont survécu à la chair de leur chair - je ne vois pas comment moi, je pourrais supporter ça. D'ailleurs je ne crois pas qu'eux supportent cela. Dans l'église de Sauzon, les larmes de mon grand-père quelques mois après la mort de son fils, celui qui est né le même jour que moi.

[Et puis il y a les peurs moins graves, celle de ne pas faire preuve de suffisamment d'autorité, la difficulté de me séparer d'Alma, la peur de ne pas savoir remplir "l'après", la peur aussi qu'il n'arrive jamais, ce nouveau bébé tant désiré...]

[Dans une semaine, nous partons rejoindre mon frère et sa famille au Kenya. Pour la première nous emmenons les enfants dans un pays que nous ne connaissons pas.]

C'est malin, maintenant que j'ai écrit tout ça j'ai envie de pleurer.

mardi 09 décembre 2008

Chimène et la fausse dent

J_aime_quand_c_est_flou

Hier soir, Chimène s'est donné beaucoup de mal pour fabriquer une fausse dent. Elle a découpé minutieusement 8 rectangles minuscules et les a collés les uns par dessus les autres, puis elle a dessiné un trait rouge en haut "pour le sang, comme ça fait plus vrai". On a écrit un mot à Zazie (c'est le nom de notre petite souris), Chimène a rajouté plein de coeurs et une pincée de gruyère et a mis le tout sous son oreiller.

Ce matin, elle a été un peu étonnée de trouver la lettre suivante, illustrée par un dessin de chien petshop : "Chère Chimène, je te remercie pour ta fausse dent. En échange, je te donne ce petshop en papier. Signé : Zazie la souris".

On a bien rigolé.

vendredi 05 décembre 2008

les livres qu'emporteront mes filles

Mes_filles_le_matin

Depuis qu'en naissant je les ai mises au monde - c'est-à-dire, partagées avec tout le monde...

Depuis qu'elles ont quitté mon ventre, je pense au jour où mes filles quitteront la maison. C'est pour moi une telle angoisse, la maison désertée de mes deux petites âmes, que je n'arrête pas de fomenter des "choses à faire au moment de leur départ". La liste est déjà longue, et dans 10 ans j'imagine qu'elle sera aussi fournie que l'édition 2008 de la lettre au Père Noël de Chimène (mauvaise pioche cette année, j'ai pas envie d'acheter de cadeaux. Ce sera un cadeau chacune et voilà).

Mais en plus de ma traversée de l'Afrique et mon job de serveuse en Australie, et à part mon engagement auprès du Samu social, je pense aussi à la manière de les armer elles quand elles auront quitté le nid (pouah les ingrates ! non je rigole, je sais que les enfants ne sont pas nos enfants et blablabla). Ma vie est douce, un peu trop douce dans le cocon de la maison et je sais que ce qui les attend dehors n'est pas aussi tendre ; en particulier pour les femmes.

Au fur à mesure que je lis des livres sur la féminité et la puissance féminine, je me sens prendre de l'épaisseur ; et je mesure à quel point il n'avait pas tort, mon ami d'HEC, de me voir inconsistante. A ma décharge, à 20 ans je n'étais pas armée... Je n'avais pas encore de modèle qui m'avaient entrainé dans la démesure d'une femme quand elle commence à s'accomplir. Ce sont des livres, entre autres, qui m'ont aidée à grandir et à m'épaissir ; et quand elles quitteront la maison Chimène et Alma et leur petite soeur si Dieu veut, emmèneront un petit viatique au dessus de leur déménagement qui remplira la voiture des parents...

Femmes qui courent avec les loups
Femme désirée, femme désirante
La femme dans les contes de fées
Femme et déesses tout simplement (oui oui, que des titres à coucher dehors qu'elles planqueront sous leur lit !)
(A suivre)

Et un livre de cuisine of course. Sans doute un gros - d'ici là j'imagine que Scally aura publié sa somme...

Et vous, de quels livres doterez-vous vos enfants ?

Hmm_la_bonne_glace_1

[Ce qui me rassurent, c'est qu'elles s'ont, mutuellement, l'une et l'autre. Et elles s'aiment, je crois.] 

lundi 22 septembre 2008

Mom is back

CoduquerHier ma maman revenait d'un long voyage. C'est bien qu'elle soit partie si longtemps car j'ai pu éprouver toute l'aide qu'elle m'apporte, concrètement et psychologiquement, et le besoin que j'ai d'elle. Elles nous a manqué, aux filles et à moi, pour affronter ces premières semaines de rentrée. Heureusement mon homme est là pour m'aider à prendre du recul et discuter avec les filles mais, vous savez ce que c'est, j'ai toujours besoin de plus ou d'autre chose (même si j'essaie de me réjouir de ce qui vient). 

Et là revoilà, Mom is back, et toutes les trois nous nous sommes précipitées chez les parents pour la serrer dans nos bras. Après le déjeuner et le déballage de tous les cadeaux qu'elle nous avait ramené, nous sommes allés dans un potager géant cueillir des tomates, des framboises, des pommes et des haricots verts. Je le faisais quand j'étais petite avec ma meilleure amie et sa mère : pendant que la maman cueillait des tonnes de haricots, nous nous gavions de framboises merveilleuses.

J'ai trouvé génial de recommencer cette expérience avec les filles. Il y avait un monde fou mais le potager est tellement immense que nous ne nous gênions pas ; il y en avait pour tout le monde. Les filles m'ont émerveillée par leur sagacité pour trouver et ramasser les plus beaux fruits et légumes, et par leur patience (nous sommes restées 3 heures, sans qu'elles ne montrent à aucun moment le moindre signe d'impatience).

Si je m'écoutais, j'y retournerais la semaine prochaine... Nous avons reperé un giga champ de fraises qui ouvre mercredi... hmmmmm.

[Dinard en octobre. Nous y allons dans 15 jours !]

vendredi 12 septembre 2008

je peux faire mieux

Les_marques_pagesMes chapitres avancent à vitesse d'escargot.

La refonte de Plume de vie... peut-être le point mort, peut-être le feu qui couve sous la cendre

Mon compte en banque... hmm...

Et mes nouvelles plantes carnivores qui n'aiment que l'eau de pluie, je les ai arrosées avec de l'eau du robinet !

Mais le pire ce matin a été de crier sur les filles pendant le chemin qui les menait à l'école (Alma a marché dans une flaque d'eau, Chimène n'a pas réagi assez vite quand je lui ai demandé de m'aider à attacher les trottinettes). Du coup je les ai laissées partir pour leur journée avec des larmes à peine sèches sur leurs joues.

Je peux mieux faire. Ce mantra je me le répète en boucle pour imaginer comment ça pourra être lundi, ce prochain trajet harmonieux et qui les lance vers une journée joyeuse. Je peux mieux faire, je peux mieux faire... Cette phrase peut-être va m'aider à sortir de la culpabilité qui me sert de coeur.

[En vrai j'aimerais prendre une éponge magique qui efface les cris et l'impatience ; j'aimerais courir les enlever de l'école où elles m'apparaissent si petites et seulettes, pour les serrer contre moi et les couver encore un peu.

Et si en vrai j'essayais de vivre à fond ma journée pour être vraiment avec elles ce soir, quand j'irai les chercher bien trop tôt au regard de ma charge de travail ? ] 

Je vous souhaite une bonne journée, le coeur léger et concentré sur ce qui compte vraiment !

Ma Photo

juillet 2009

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