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Julio - insomnies moites









Ca peut servir


























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lundi 15 septembre 2008

espace mental

Trouver_ce_que_je_cherche

Ces deux mots hantent la Christie du mois de septembre 2008. Nouvelle expression valise, après l'inspirante d'avril, l'aimante de mai et la puissante de juin, je me répète à longueur de journée toutes les choses pour lesquelles j'aimerais créer davantage d'espace mental.

Mon travail bien sûr, l'actuel et l'à-venir.
Mes amis (mais ça va mieux)
Et le sexe, ah, le seeeeeexe.

En attendant, ces deux mots je les colle un peu partout et jusque dans les propals à mes clients (c'est qu'il en faut, de l'espace mental pour écrire un livre !).

Au lieu de me faire des reproches qui tournent en boucle, je ferais mieux d'être concentrée à la tâche du moment. Mais c'est plus fort que moi, j'ai au dedans une fébrilité qui ne me lâche que lorsque je cours (une drogue, on m'avait prévenue).

En attendant, je vais commencer à ranger ma maison. Take care of my insides, cela me parait un bon début pour libérer de l'espace (mental ou pas).

Je cherche sans savoir quoi. Mais je vais le trouver. C'est cela l'espace mental, des cases vides pour les remplir de ce que l'on a choisi ; ou de ce qui, peu à peu, s'impose à nous comme the right choice.

Allé, je retourne à ma propal ! Je vous souhaite une bonne journée, consacrée (aussi) à ce qui vous tient vraiment à coeur..

Et vous, quels sont vos mots mana du moment ?

[J'ai découvert ce blog récemment. Agnès Giard parle de sexe de manière à la fois passionnée et documentée, elle y met de l'intelligence - j'aime son approche ; tu vas rigoler Titoune mais elle me fait penser à celle du prêtre qui nous a mariés, un Jésuite. Sa grande idée est que nous devions être aussi bien armés intellectuellement pour parler de notre foi que du reste, la littérature ou le boulot par exemple. Eh bien Agnès Girard met une grande intelligence pour penser le sexe (du moins trouvé-je à mon petit niveau de femme en recherche). Le titre de son dernier texte me hante : les yeux sont des organes génitaux.]

[A propos. Je vous le dis, quand même... Nico a une chronique tous les lundis soirs sur France Culture (93,5 à Paris). C'est vers 19:30 dans l'émission Le Rendez-vous, animé par le génial modeste Laurent Goumard. Attention danger : 1. mon mec a une très belle voix et 2. après chaque interview d'écrivain par L G, j'ai envie de me ruer à la Fnac. Sans parler de la programmation musicale....]

vendredi 12 septembre 2008

je peux faire mieux

Les_marques_pagesMes chapitres avancent à vitesse d'escargot.

La refonte de Plume de vie... peut-être le point mort, peut-être le feu qui couve sous la cendre

Mon compte en banque... hmm...

Et mes nouvelles plantes carnivores qui n'aiment que l'eau de pluie, je les ai arrosées avec de l'eau du robinet !

Mais le pire ce matin a été de crier sur les filles pendant le chemin qui les menait à l'école (Alma a marché dans une flaque d'eau, Chimène n'a pas réagi assez vite quand je lui ai demandé de m'aider à attacher les trottinettes). Du coup je les ai laissées partir pour leur journée avec des larmes à peine sèches sur leurs joues.

Je peux mieux faire. Ce mantra je me le répète en boucle pour imaginer comment ça pourra être lundi, ce prochain trajet harmonieux et qui les lance vers une journée joyeuse. Je peux mieux faire, je peux mieux faire... Cette phrase peut-être va m'aider à sortir de la culpabilité qui me sert de coeur.

[En vrai j'aimerais prendre une éponge magique qui efface les cris et l'impatience ; j'aimerais courir les enlever de l'école où elles m'apparaissent si petites et seulettes, pour les serrer contre moi et les couver encore un peu.

Et si en vrai j'essayais de vivre à fond ma journée pour être vraiment avec elles ce soir, quand j'irai les chercher bien trop tôt au regard de ma charge de travail ? ] 

Je vous souhaite une bonne journée, le coeur léger et concentré sur ce qui compte vraiment !

jeudi 11 septembre 2008

punir en éduquant

Quart_dheure_colonial

L'ennuyeux lorsqu'on est en charge de la vie (sous forme enfantine ou canine, pour prendre un exemple au hasard) c'est qu'on est aussi responsable de la contenir.

Tes enfants sont mal élevés, ton chien n'en parlons pas, j'entends ça tout le temps - pas des mêmes bouches, vous pensez bien, chacun a son avis sur la question. Le chien se tait pour toujours, paix à mon âme, mais les filles, elles, dans 20 ans, emprunteront je présume le même chemin que moi vers le fauteuil d'un psy, leur raconter tout le bien qu'elles pensent de mon éducation (-Arrête d'exagérer ton rôle Christie, le père prend sa part !)

Bref ces derniers mois, je me suis trouvée plus souvent qu'à mon tour dans la situation de punir. Et je trouve que cela demande beaucoup d'imagination de faire d'une punition un geste d'éducation et pas seulement de contention.

Mes dernières trouvailles : faire réparer quand c'est une bêtise matérielle ; isoler quand elles sont sottes ou en colère. Je trouve juste aussi l'idée d'un journaliste de Elle : "ne jamais se punir soi en punissant l'enfant, type se priver aussi d'une sortie au ciné, mais plutôt proposer des punitions qui facilitent la vie des parents, comme passer le balai ou dépoussiérer les meubles." Hé hé. Je vais la tester bientôt celle-là.

Chienchien

Quant à Monsieur Churchill qui a dû co-écrire la chanson Les Bêtises avec Sabine Paturel (depuis la rentrée, il s'attaque à nos affaires dès qu'on a le dos tourné), les manuels disent qu'il faut l'ignorer pendant une heure pour bien lui montrer que hein. Eh ben je vous dis, faire la gueule à son petit chose qui vous implore de ses grands yeux bruns, c'est pas humain. Pour le coup c'est moi qui suis triplement punie.

Vive la psychologie. 

mercredi 10 septembre 2008

vigile

Je_ne_veux_plus_de_demi_teinte

Ténu est l'équilibre entre le temps que l'on prend pour cultiver la vie autour de soi, et celui où l'on honore la vie en soi.

Faire un petit tour de balcon pour arroser les plantes / Allumer ma bougie de Sainte Rita, m'asseoir deux minutes pour réfléchir à mon envie du jour (alors aujourd'hui... j'ai envie d'aller courir, je me réjouis de prendre l'apéro chez Yuri, et c'est intéressant de rédiger cette propal pour ma cliente in scarlett, et je pense aussi au dîner que l'on prendra tous les deux avec Nico, quand je reviendrai de courir.. et puis cet aprèm sans doute la maison verte avec Alma, essayer d'élucider ces colères, de parler avec elle de nos angoisses de séparation)

Donner le bain à Chimène et Alma / Chausser mes baskets de gazelle et courir au ras de l'eau (Chimène est en train d'aboyer sur sa soeur ; est-ce de moi qu'elle tient cette habitude ?)

Apprendre à Churchill à rester assis / Râper du gingembre dans mon thé

Etendre le linge humide / Plonger pour repécher ces images ténues et qui pourtant, revêtent de l'importance.

Ne pas vivre uniquement pour soi ; et dans le même temps, refuser la vie en demi-teinte. Etre tour à tour, Marthe et Marie.

[Et voilà un sublime conseil de Pat Califia : "Notre passage sur terre devrait consister à “jouer les trouble-fêtes” et non à “faire semblant d’être déjà mort". Un extrait de sa liste de choses à faire pour l'avenir du sexe est ici...]

mardi 09 septembre 2008

septembre en pointillés

Sick day pour Chimène. Je l'ai récupérée hier soir brûlante de fièvre. Aujourd'hui magique elle va mieux, mais je la couve contre mon flanc pour la laisser récupérer.

Il y a trois ans elle rentrait à l'école maternelle. J'avais oublié à quel point c'est dur de passer toute une journée à l'école et de rentrer à la maison avec une babysitter ; puis le mercredi, centre de loisirs, encore la collectivité. Alma me le rappelle en pleurant ; elle peine à s'adapter à sa nouvelle vie. S'adapter, s'adapter, on veut toujours faire rentrer les enfants dans nos contraintes d'adultes comme de grands pieds dans de toutes petites chaussures. Allé ce septembre c'est moi qui m'adapte. Je vais les chercher presque tous les soirs et les mercredis, elles restent avec moi.

Et même, j'essaie de me réjouir de ce temps supplémentaire passé avec elles. Traverser lentement le square, profiter du soleil de septembre, écouter leurs récits de nouvelles écolières, les admirer qui filent comme le vent sur leurs trottinettes...

En octobre je décide de reprendre un rythme de travail plus dense - l'espace mental me manque ! Nicolas va m'aider...

Mais ne pas oublier que j'ai choisi ce travail aussi pour être disponible à ceux que j'aime.

Into_the_wild

Je suis hantée par ce film. La révolte aimante de Christopher. Sa quête de nature et de lui-même. La liberté qui finit par devenir son tombeau. Son impossibilité à pardonner. Un film fantastique, tout à fait pour le moi d'aujourd'hui.

lundi 08 septembre 2008

sémantique

Hier soir nous avons invité des amis à goûter-dîner.
Pour cuisiner, je me suis inspirée de mes livres fétiches.
Puis nous nous sommes amusés à recenser les différentes appellations de ce repas du dimanche soir, pris vers 18-19 h et remplaçant avantageusement le dîner... Les enfants arrivent et picorent dans leur assiette, dans la nôtre, ils font moins de difficulté pour manger et repartent jouer.

Mes parents appelaient ce repas (pris devant la cheminée avec des brioches et des tartines de rillettes) le goûter-diner ou la dinette.
Ceux de Nico, le dîner suisse.
Pour nos amis, c'est le dîner-petit dej.
Scally elle, l'appelle le slunch.

Et vous, vous avez un terme spécifique ?

[Idem pour les brassards, ces petites bouées que l'on enfile aux bras des enfants avant qu'ils n'apprennent à nager. Ma belle-mère les appelle des manchons, mon amie Clara, des nageottes : j'adore ! Je crois, je crois que c'est celui-là que je vais garder.]

Nageoires_nageottes

J'ai enfin dégôté une photo de Chimène portant ses nageoires.. Ma Chimène de trois ans, qui aujourd'hui sait (presque) nager !

le moi d'avant

Le soir, certains soirs, souvent, je cours vers la Seine et je passe dans des quartiers que j'habitais il y a quelques années ; ou devant l'appartement d'amis qui ont déménagé, à une époque on se voyait beaucoup et puis, beaucoup moins ; j'emprunte des ponts, des virages, des quais, où j'ai embrassé mon amour, où je me suis disputée.

L'avantage de la course c'est de donner le temps de penser ; en traversant mes anciens quartiers, j'essaie de me souvenir de la personne que j'étais alors. Mais je ne sais plus qualifier la locataire du 22 bis rue Jean Nicot (oui juste au dessus de la boulangerie Poujauran, à deux pas du conservatoire Erik Satie et 30 secondes de la rue Saint Dominique). Notre salon était encombré par un oranger que j'avais planté dans un pot bien trop grand et qui en avait perdu toutes ses feuilles.

J'arrache des bribes au passé, mais les strates du moi d'avant se perdent dans la réalité d'aujourd'hui ; les nostalgies du moment (I miss les copines de square, la petite école de quartier) ; les objectifs (l'entrainement régulier pour cette foutue course, rencontrer des voisins, utiliser les cartes heuristiques, stay focussed on my work - tiens, cette expression appartient à ma vie de 2001, quand je travaillais avec Jeremy mon premier client qui était anglophone...)

Finalement, une fois qu'elle s'est un peu échauffée ma mémoire ravive volontiers ses petits engrenages. Au pire, la pile de cahiers planquée dans mon dressing et qui mesure un mètre de haut, pourra me renseigner.

Les_yeux_en_lair

Cette photo a été prise il y a quinze jours à peine - à quoi je pensais ? où étions-nous, d'ailleurs ?

[J'avais oublié le bonheur que c'est de courir à la nuit venue ; la quasi solitude du dimanche soir, les lumières à l'intérieur des péniches, les places désertes, les dîners en terrasse, la Tour Eiffel bleu électrique.. Comme pour les routines d'écriture, il est vivifiant de faire varier la routine de course : l'heure, l'itinéraire. Quelle joie de découvrir une porte Art Nouveau, une placette, une rue piétonne pleine de petites maisons, le lieu de la mort de la Comtesse de Ségur, dans un quartier archi-connu..

A présent j'ai confiance, cette année scolaire ne ressemblera pas à la précédente.]

vendredi 05 septembre 2008

(menus) propos sur le bonheur

Vue_du_bonheur

L'autre jour avec une amie nous cherchions des gens qui nous semblaient heureux, mais vraiment heureux. De mon côté, j'avais du mal à en trouver... Elle m'a lancé "Toi, tu es heureuse !" Sur le coup, ça m'a semblé bizarre.

Je me suis réveillée mardi matin avec la tristesse dans les os et quelque chose m'a poussée à réagir. Cette phrase d'Alain peut-être (Alain, le philosophe). Mes parents avaient rangé un exemplaire de Propos sur le bonheur dans l'étagère du couloir près de ma chambre, et j'ai parcouru plusieurs fois ce livre rouge où je comprenais tout. L'un de ses textes expliquait que l'on avait la responsabilité d'être heureux, pas tant pour soi que pour les personnes qui nous entourent. C'est peut-être après avoir lu ça que j'ai pris ma décision d'être heureuse.

Les choses qui remontent le moral (scientifiquement prouvé) : regarder une comédie ; se faire offrir un cadeau ; être écouté avec empathie par quelqu'un qu'on aime.

Le secret de Chine Lanzmann, c'est de regarder surtout le verre à moitié plein. Notamment chaque soir, en s'endormant, elle se demande ce qu'elle a fait qui la satisfait ; qui lui a fait du bien ; et ce qu'elle a fait, elle-même, qui a été bénéfique pour elle.

J'applique tous ces conseils ; et en plus, j'écoute Rires et Chansons, je cours, je cultive mon balcon, je lis le blog d'Anna, je souris aux gens dans la rue. Et bien sûr, j'essaie de montrer à mes amours qu'ils sont précieux pour moi, de réfrener mon penchant au caprice quand la vie m'offre ce que je lui ai demandé.

Certaines personnes mèlent une pointe de pitié à leur sourire quand j'avoue ma petite faiblesse pour American Pie ou mes exercices nocturnes. Mais m'en fous. Il y a certes quelque chose de pathétique dans le fait d'essayer et de montrer qu'on essaye. Et il me semble que le bonheur se décide (vu qu'il ne m'est pas tombé tout cuit sur le plateau). J'ai experimenté que ces trucs fonctionnent pour moi et je suis heureuse de me sentir de plus en plus heureuse. Et pas seulement heureuse : juste. Voilà, j'ai l'impression que c'est juste pour moi et pour ceux qui ont choisi de vivre ou s'associer avec moi.

Bonne journée à éprouver tout ce qui nous rend heureux !

jeudi 04 septembre 2008

l'enfant en soi

L_enfant_derriere_la_femme_2

Est-ce la mère poule qui s'affirme, ou la petite fille qui se souvient de ce trop long tunnel, ces journées d'école sans tendresse qui m'ont laissée une cicatrice douloureuse ?

Je n'ose pas avouer à mes filles à quel point j'ai été malheureuse à l'école. Et quand Alma me supplie de ne pas la laisser "J'ai mal au ventre, Maman, je suis malade", c'est moi qui m'aggripe à la manche de la maîtresse. L'enfant en soi n'est jamais très loin.

[Et néanmoins j'ai progressé, un peu : j'ai appris à retenir les larmes qui perlent quand je vois ma petitoute se désespérer ; une grande inspiration et les lacs remontent un peu plus haut dans les yeux.]

[A ceux que le balcon intéresse, il y a du nouveau par ici.. Et à ceux que le coaching titille, une bonne nouvelle par là !]

 

mercredi 03 septembre 2008

après la bataille

Rentree_2008

Finalement,

après avoir écumé les boutiques à la recherche de robes de rentrée bleu marine puis compris que cet uniforme ne s'applique pas encore aux classes de mes filles;
après avoir collé et cousu des centaines d'étiquettes sur le nouveau matériel scolaire
après avoir recensé tous les moyens de locomotion entre la maison et l'école
après avoir rencontré les deux ravissantes jeunes filles qui (je croise les doigts) feront les sorties de classe cette année
après avoir grimacé quand le réveil a sonné 7 heures (je venais juste de m'endormir semblait-il) et frémi à la vue des visages chiffonés de mes amours
après avoir respiré un grand coup pour retenir mes larmes à la vue de ma Chimène à couettes un peu perdue dans la cour où elle ne connait personne
après avoir "abandonné" Alma hurlant à sa gentille maîtresse
après avoir rencontré ma nouvelle cliente et souhaité son anniversaire à ma grand-mère...

Je crois que la rentrée s'est bien passée ! Hier a été une super journée. Et les filles nous ont même annoncé, triomphalement, qu'elles s'étaient fait des copines. Ouf. Du coup le soir venu je me suis endormie comme une masse et ai dormi 8 heures d'un bloc et c'était BON ça aussi.

Le changement, je l'appelle et je le maudis ; et quand il arrive, bon, ce n'est si terrible... Ils peuvent venir les tigres, avec leurs griffes !

Ma Photo

juillet 2009

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