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Julio - insomnies moites









Ca peut servir


























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mardi 17 juin 2008

un moment de plénitude

La_cittaLe lycée était plus ou moins situé à égale distance de nos deux chambres.

La mienne appartenait à un grand appartement au quatrième étage d'un immeuble de brique rouge dans le "bas 16", le quartier d'Auteuil à Paris ; mes logeurs étaient une famille bien commif, ils m'hébergeaient car il fallait bien financer les études de leur fils à Toulouse ; ils me laissaient occuper sa chambre laissée libre mais ce n'était pas de gaité de coeur. Le matin, lorsque je les croisais dans la cuisine, ils me saluaient du bout des lèvres ; le goût déjà pâteux de mes céréales en devenait franchement cartonneux !

Ta chambre à toi donnait sur le balcon circulaire d'un immense appartement haussmanien en face du parc Monssouris. Tes hôtes, d'anciens babacools intellos reconvertis en homme et femme d'affaires, semblaient te considérer comme leur troisième enfant, le petit dernier resté au nid alors que les deux grands l'avaient quitté. D'ailleurs une ou deux fois par semaine tu dinais avec eux d'une soupe verte, de pâtes tièdes et d'un yaourt nature, sur la grande table de la cuisine ; le lendemain matin tu me racontais vos échanges avec une étincelle dans les yeux...

Mais d'autres soirs tu ne dinais pas avec eux, tu restais avec moi et nous allions acheter une pizza surgelée que nous réchauffions dans le four à micro-ondes du foyer. J'adorais le dessert : banane-nutella. On faisait les fou-fous avant de retourner préparer la colle du lendemain ou le devoir sur table du samedi.

Une fois qu'on avait bien bossé... Souvent je te raccompagnais avec mon vélo. Je pédalais et toi tu étais derrière, sur le porte bagage ; tu t'accrochais à ma taille et nous chantions tout le long du trajet en profitant du vent sur nos visages. Jamais tu ne m'as semblé lourd (il faut dire que tout le trajet s'effectuait en pente douce.) Parfois, c'est toi qui prenais les pédales et c'est moi qui entourais ta taille de mes bras ; je posais ma joue contre le rugueux de ton duffle-coat et malgré le mal de fesses empiré par notre passage sur les pavés, je me sentais vivre, vivre ! 

Nous nous séparions devant ton immeuble. Je ne repartais pas tout de suite. Toi tu montais en quatrième vitesse... Au bout d'une minute ou deux, je te voyais réapparaitre, cloppe au bec, sur le balcon qui faisait tout le tour de l'immeuble. Tu m'adressais un petit signe et alors je me mettais en route. Je savais que ton regard m'accompagnerait aussi loin que possible, le long de l'avenue Reille.

[Coucou ! J'ai compris que c'est difficile pour certains de changer de pacte de lecture.. Par avance je demande pardon à celles et ceux qui aiment lire mes textes habituels et que ces biofictions incommodent ; et c'est important pour moi d'avancer dans mon chemin d'écrivain, et mon travail sur ce blog m'aide beaucoup. Vous êtes libres d'aller, venir, de poster des messages.. je suis libre aussi d'exercer mon droit à évoluer et à changer de registre.
Donc plutôt que de me descendre en flèche, je propose à celles qui préfèrent le premier pacte je = Christie, de revenir demain.
Je peux accepter les critiques et les demandes sur mes textes, j'en ai besoin ; et prenez aussi conscience que mon écriture est fragile : même lorsqu'elle est ancrée dans une pratique quotidienne de 25 ans.
Bacissimi!]

lundi 16 juin 2008

les visages, les corps

Chairs

Un moment que j'aime, le matin, c'est quand, après avoir accompagné les enfants à l'école et dit bonjour à des dizaines de parents tendres et pressés... J'enfourche mon vélo, un peu (re)coiffée, maquillée si j'ai eu le temps.. Je roule à mon rythme dans ma peau de Christie, et en chemin je croise souvent l'un ou l'autre des parents d'élèves de l'école de Chum, qui fait son jogging ou file vers son travail mais - ouf ?- semble rendu à lui-même.

Oui c'est raffraichissant, en l'espace de 10 minutes, d'entrevoir deux identités cohabiter dans le même corps. 

[Il y a cette autre sensation, un peu bizarre celle-là, quand je croise Nico à un moment inattendu et qu'il ne me voit pas.. Le visage qu'il présente dans ces moments-là est tout autre que celui que je connais ; et un jour j'ai même hésité à affirmer "c'est lui !"]

[Hier, drôle d'impression pendant ma longue après-midi de balconage (où j'ai rempoté, déplacé, gratouillé, irrigué, taillé, jeté, balayé..) ; l'impression que mon puits sans fond était rejoint, puis dépassé par les forces négatives sur le jardin - qui est superbe en gros, mais dans le détail certaines plantes supportent mal la vie en pot (les rosiers) ; d'autres se font bouffer par de jolies chenilles vertes (les géraniums) ; et cette eau croupissant dans les coupelles, ça m'a égoutée... ]

dimanche 15 juin 2008

7 d'un coup ! (je ne demande la permission à personne)

La_robe_rougeC'est assez jubilatoire, ce qui m'arrive en ce moment de me mettre en chemin pour écrire mon livre. Mon principe féminin, quelque chose me dit que j'arriverai jusqu'au bout et qu'un jour vous pourrez le lire sur un beau papier blanc légèrement jauni.

Et il y aura toujours des gens pour me dire...

On l'a déjà entendue, celle-là...
Blogueuse, c'est pas pas comme écrivaine
Ecrivain pour les autres, c'est pas écrivaine non plus..
Tes histoires, elles sont loin d'être parfaites (voire elles sont nulles, voire on les déteste)
Ce que tu racontes, tout le monde s'en tape !

Et c'est vrai !

Et ce qui est vrai aussi, est qu'il y a 25 ans que je me proclame écrivain et que je m'entraine ; ce qui est vrai, c'est qu'il y presque tout le temps eu des lecteurs qui avaient envie de lire ce que moi j'écrivais. Et toutes ces expériences m'ont musclée, renforcée, donné des informations sur ce que ce que j'ai envie d'écrire et la spécifité de ma voix et les conditions qui m'aident à écrire avec des pieds ailés, d'une écriture qui transmette la vie et qui ne sente pas la naphtaline. Une écriture qui ne se regarde pas écrire... Et qui peut être encore ciselée un coup.

Le travail d'orfèvre, je le ferai dans un deuxième temps, quand mes nouvelles instant auront reposé quelques semaines ; et encore, j'utiliserai le ciseau avec parcimonie pour ne pas ôter à mes textes ce qui pour moi est la qualité principale : leur vie !

Et aujourd'hui c'est pour moi la période de jouissance du jaillissement et de la connexion avec la fécondité. Je garde mes doutes, mes peurs, les critiques et les encouragements dans le coin gauche de mon ventre... Tout le reste de moi est tendu vers cet accouchement de mon premier livre, cet enfant tellement attendu, qui sera imparfait et déjà adoré. Je l'écris depuis mon sexe de femme, et je sais qu'après lui de nombreux autres naîtront.

Vous ne pouvez pas savoir, ou peut-être que vous le savez, comme c'est bon d'avoir enfin le courage d'accoucher de soi-même !

J'ai la confiance que je vais m'améliorer.

[La photo a été prise par Vanina lors de la formation sur le look !] 

samedi 14 juin 2008

mes pieds ailés

Repetto_bbJe viens d'acheter ma première paire de ballerines Repetto. Des vernies roses pétard. Je n'ai jamais payé aussi cher pour une paire de chaussures et je sais que je les mettrai un jour sur deux, moi la ballerine addict ; et je suis heureuse de pouvoir jeter mes vieilles paires trouées qui me faisaient honte et que je continuais à porter car je n'avais qu'elles...

Ainsi chaussée je me sens luxueuse
j'ai les pieds ailés, sur le bitume j'ai envie d'esquisser un ou deux pas de danse et je me souviens...

Je me souviens de mes années d'apprenti danseuse

* des tutus roses poudrés ;

* de mon rêve de cache-coeur, de jupette que j'aurais portée par dessus un juste au corps ;

* de mes de chaussons successifs, du 25 au 32, roses avec un élastique blanc, et des six positions de pieds amenées par la voix aigüe de Madame H. qui scandait "première et une et deux et trois jeté, entrechat, sissone..."

* de la musique de Chopin et du bruit de nos sautillements sur le parquet ;

* de notre prof pardon, maîtresse de ballet, Gisèle H., une blonde décolorée ancienne ballerine de l'Opéra de Paris, qui a voué sa vie à la danse ;

* de la préparation des galas, avec les mamans qui cousaient les costumes dans le vestiaire - pas la mienne !

* de mes costumes successifs de Minnie, gondolière et poussin emplumé ;

* des grandes au corps déjà formé qui transparaissait sous le juste au corps au tissu brillant, et de leurs chaussons de pointe qui devaient faire mal...

* de l'absence de joie, de la raideur, de la sélection déjà dès 4 ou 5 ans et du désintérêt de la Madame H. quand elle avait jugé que nous n'étions pas assez élancée ou pas assez gracieuse
* de cette fois où j'étais revenue d'une répétition un dimanche midi sous une pluie battante, les parents n'étaient pas à la maison, j'avais perdu ma clé et j'avais en tutu sous mon imper, j'avais été sonner chez les voisins du dessus.. Ils m'avaient prêté des habits de leur fille 3 ans plus jeune, qui m'allaient parfaietement et ça m'avait vexée...

* je me souviens aussi de l'école buissonnière à la fin quand j'allais de l'école à mes cours de danse, je prenais tous les rallongis pour arriver vraiment en retard ; les 20 derniers mètres je me mettais à courir pour arriver essoufflée ; l'année suivante, Maman ne m'a pas réinscrite.

[J'ai trouvé la photo sur le trèèès beau site de Repetto ! ]

jeudi 12 juin 2008

le vent dans la robe

Envie_de_sudMa copine m'avait confié "Pour stimuler les sens de mon homme, de temps en temps je porte une jupe sans culotte en dessous." L'idée m'avait intéressée et je l'avais stockée dans un coin.

Week-end à Rome dans l'appart' prêté d'un couple d'amis absents. J'avais accouché il y a cinq mois d'une petite fille et mon amoureux et moi avions passé deux jours à nous balader, main dans la main - la seule différence avec avant était que nous transportions alternativement le petit personnage dans son porte bébé ; et aussi, les nuits écourtées. La fatigue accumulée ne nous portait pas à de tendres roulades nocturnes, ni diurnes.

Commençant à trouver le temps long, et consciente que ma ceinture abdominale était devenue une bouée, me revint le stratagème de ma copine ; le lundi matin, lorsque je m'habillais, je sautais l'étape culotte et passais directement à l'étape robe (longue, je précise, parce que bon.. une robe noire à pois noirs, en coton bordé de dentelle, droite à fine bretelles). Mon chéri devait partir le soir, moi je restais encore un jour ou deux.

Et vous savez quoi ? tout à sa fatigue et à la beauté de Rome, le bougre n'a pas remarqué ce détail pour le monde, qui moi m'obsèda toute la journée. Mais toute à ma pudeur de jeune femme, je n'ai pas osé guider sa main sur mes fesses... Je me suis contentée de profiter de la petite brise qui toute la journée a circulé dans le coton de ma robe. Le soir venu, toujours mon bébé sur le ventre, je le ramène à l'arrêt de tramway qui devait l'amener à la gare et de là il prendrait un train qui l'emmènerait à l'aéroport ; et prise d'une impulsion (la tristesse de le quitter pour un jour ? l'envie qu'il remarque l'absente ?) je suis montée avec lui dans le tram.

Gros bisou à la gare.. Me revoilà dans le tram du retour, un peu rêveuse, un peu déçue, profitant malgré tout de la douceur du soir à Rome. A trois stations de mon arrêt, qui vois-je, trois (beaux) jeunes hommes en uniforme monter dans ma rame. Zut, des contrôleurs ; partie à l'origine pour 5 minutes, je n'avais pas emmené mon sac ; en plus de culotte, je me trouvais démunie d'argent, de passeport, de biberon, et de billet de tram. J'étais en revanche munie de ma petitoune qui allait avoir faim d'une minute à l'autre...

Oooooh le cauchemar dans ma tête d'une nuit passée sur le banc en bois d'une cellule romaine, ma fille braillante contre moi et serrant du mieux que je pouvais les fesses pour protéger ma vulnérabilité.

Mais les choses ne se sont pas terminées ainsi, et je n'ai pas fini la nuit au poste. Apitoyés sans doute par ma bambina qui commençait à s'exciter et le début de panique qui se lisait dans mes yeux, les contrôleurs ont proposé de m'accompagner à l'appartement de mes amis pour que je leur donne mon passeport. Ils voulaient récupérer mon adresse afin de m'envoyer une contravention.

Ils ont tout noté mais de travers je crois ; car la contravention n'est jamais arrivée chez moi...

Depuis ce beau week-end à Rome, je n'ai plus jamais sauté l'étape culotte. C'est dommage, j'ai bien aimé sentir le vent dans la robe.


[Coucou mes doux.. ceci est la troisième histoire de mon "principe féminin. Si vous voulez me faire le cadeau d'un retour, je l'accueille avec plaisir, pour peu qu'il concerne ce que l'histoire vous fait à vous, ou qu'il demande une précision sur tel ressort pas clair. En revanche les questions du style "et ça t'est arrivé ?" ou bien "ah oui je me souviens tu étais à Rome en 2002", ben ça va me bloquer un peu ; parce que oui chaque histoire s'inspire d'une foule de choses qui me sont arrivées ; mais aussi de choses vues, lues, entendues, rêvées... Et ça c'est ma cuisine secrète ! C'est OK pour vous ?

Gros bisous ! je suis chez Chine encore demain..]

[Hum la photo.. c'est la Corse. Je n'en ai pas de Roma ! et j'ai trèèès envie de Sud.....]

mercredi 11 juin 2008

accueillir l'imprévu

Il_est_pas_beau_mon_churchou_2

Me faire annuler un rendez-vous de déjeuner... et en profiter pour emmener Churchill piqueniquer sur les quais de Seine, près des péniches. On a (j'ai) mangé un bout de cette hallucinamment bonne quiche et une salade pèche + nectarines + jus de citron + basilic, au soleil, près des jolis bateaux..

Etre crevée un soir.. et quand même décider d'aller au ciné avec Nico, voir cette daube de film Sex and the city.. C'était nul mais qu'est-ce que j'ai ri ! Je suis sortie de la salle toute légère de ces éclats de rire.

Retrouver par hasard un super ami au concert de notre groupe fétiche, redécouvrir son charme et sa qualité d'ami. Hmmmm (et il était bien ce concert, quelle générosité ce Tom Yorke, à la fin nous chantions comme des fous !)

Je vous souhaite une superbe journée pleine de bonnes ondes et d'imprévus qui font plaisir (le dégât des eaux on le laisse aux autres).

[Et pour ceux et celles qui arrivent ici en se demandant comment faire pousser des tomatiers sans qu'ils soient menacés par des maladies démotivantes, je continue à préconiser de planter un pied de basilic juste à côté. Le basilic protège le tomatier, me demandez pas pourquoi mais ça marche ; et en plus le basilic profite des apports d'engrais : il devient tout beau tout grand !]


Découvrez Radiohead!

mardi 10 juin 2008

Ben de Ben & Jerry's

Famille_de_singes_2Vous connaissez Ben & Jerry's, le fabriquant de glaces aux ingrédients naturels ? Eh bien, j'ai failli sortir avec LE Ben de Ben & Jerry's.

Son vrai nom c'est Benoît, il est français et il était une promo au dessous de moi à HEC. J'ai toujours adoré "faire ma grande" et quand j'ai vu arriver sur le campus ce grand brun en duffle coat, un peu perdu avec son beau regard de myope, se tenant à l'écart des grappes de cool... J'ai eu envie de le nounouter et je l'ai invité prendre un thé au caramel dans ma petite chambre en bois. On est devenus potes ; et de novembre à juin, il a été mon chevalier servant.

Je n'avais rien contre ; devant lui je portais beau mais j'avais du mal à rencontrer les gens en profondeur sur ce campus : à une soirée quelqu'un te prenait dans ses bras en déclarant Toi t'es géniale ! et le lendemain, il ou elle te croisait dans les couloirs sans te saluer. Lorsque j'arrivais au RU pour déjeuner ou dîner, j'avais souvent des bouffées d'angoisse à la perspective de ne pas trouver d'amis dans la salle ; et souvent je dinais avec de vagues connaissances qui m'accordaient à peine un regard. Autant dire que j'ai été soulagée de me laisser admirer par le beau regard de mon Benoît dégingandé. J'étais touchée aussi par sa démarche maladroite et gracieuse de chiot. Un vrai amour.. dont je n'étais pas le moins du monde amoureuse.

Et puis j'ai connu un garçon, on a eu des hauts et des bas qui m'ont occupée, je suis partie au Chili et mon amitié avec Benoît s'est étiolée tranquillement.

Jusqu'au soir où on a dansé ; j'étais revenue en France, c'était à la fin de ma troisième année, ma promo et moi allions quitter le campus dans quelques jours et il flottait un parfum d'urgence à profiter de nos dernières miettes d'insouciance - une fois sortis, nous serions lâchés parmi les fauves dans la jungle du travail... Une soirée ou un pot dansant était organisés un soir sur deux ; moi qui avais souvent la flemme de sortir, ce juin-là j'étais de toutes les fêtes.

Benoît était là aussi, souvent. Je ne savais pas qu'il dansait comme un dieu ; enfin, plus exactement il dansais comme j'aime. Il sautillait, virevoltait, inventait, me portait, s'agenouillait, toujours avec un regard de conivence qui me prévenait du mouvement suivant... Une nuit, nous l'avons passée à danser ensemble. Puis nous sommes sortis et nous nous sommes allongés dans l'herbe. J'ai posé ma tête sur son ventre, mais il ne s'est rien passé de plus. Je ne sais pas pourquoi.

Le lendemain il partait faire de la planche au Pays Basque.

Je me suis demandé quoi faire. Et puis, j'ai rappelé mon ex amoureux pour savoir comment il allait. Je suis resortie avec lui... et à l'heure qu'il est nous sommes toujours ensemble ; nous partageons même deux enfants. 

Un mois après "notre nuit", j'ai reçu une carte de la part de Benoît, une carte sympa sans plus. Depuis, il a monté deux boîtes, dont l'une s'est cassée la gueule au moment de la bulle internet ; et la suivante, c'est Ben & Jerry's. Nous sommes toujours amis, de temps en temps il repasse à Paris pour visiter ses distributeurs et voir sa famille, et quand il a un quart d'heure on prend un café ; et à chaque fois que je le revois, je savoure le charme de son beau regard de myope...

[Coucou j'ai inauguré mardi dernier une série de courts textes de fiction ; toute ressemblance avec des situations et des personnes existant ou ayant existé, ne peut être que fortuite... Gros bisous !] 

lundi 09 juin 2008

la fluidité

La_fluiditEn ce moment notre vie sociale prend des vibrations nouvelles - nous voyons peu nos amis de toujours, et rencontrons de nouvelles personnes avec qui c'est le tourbillon d'enthousiasme.

Pour ma part j'ai besoin d'adhésion.. de me sentir acceptée et affermie dans mes choix avant de me frotter aux regards de certaines personnes qui me connaissent depuis 15 ans.

M'ont-ils vue grandir ? et moi, ai-je su les réadopter dans leurs nouveaux "moi" ? Ce sont des questions subtiles et en ce moment... je donne toute mon énergie à cette transformation (et y'en a qui me disent "Ah moi je ne trouve pas que tu aies tellement changé !" et ça m'égratigne ! comme quand on revient de chez le coiffeur et que personne ne remarque).

Mais quand je passe une soirée, une journée avec une amie d'il y a longtemps, alors je suis frappée par la fluidité qui règne entre nous. Non que l'on aie envie des mêmes choses au même moment ; mais la manière de dire, d'agir, d'interagir, les choses s'arrangent sans heurt.

Je me sens à la fois puissante et douce ; affirmée sans m'imposer.

Merci les bonnes fées...

[Ne vous moquez pas. Mais les filles, les filles (et les mecs hein pourquoi pas) je suis plongée depuis samedi dans ce livre et c'est l'halu, l'halu la richesse de ce que j'y trouve. Un peu comme dans Femmes qui courent mais avec un nouveau regard, moins alambiqué, plus accessible.. et moins féminin, bref un autre éclairage sur la puissance du merveilleux - et ce n'est pas du luxe dans ce monde matérialiste ma brave dame ! Je vous jure, ça a l'air olé olé mais c'est très sérieux. En plus l'auteur propose des stages.....]

[Bon et pour tous les gens qui arrivent sur ce blog via la requête "Maman nue" (voire "Maman complètement nue") ça m'embête de vous décevoir mais cette photo est ce que vous pourrez voir de plus dénudé ici !]

samedi 07 juin 2008

une fleur rouge (retrouver la faim)

Une amie m'a convaincue de rencontrer cette femme qui avait un livre à écrire. J'ai parlé à la dame au téléphone, "Vous savez, je suis en train de changer de métier, je ne suis pas sûre de ce que je peux faire pour vous mais on peut toujours se rencontrer !"

Dans l'intervalle, je la googlise. Les résultats qu'elle a obtenus dans sa profession sont assez fortiches. Une autre amie me parle de cette femme avec des étoiles dans les yeux.. Et je me sens recommencer à frétiller.

Puis le jour du rendez-vous elle arrive dans une robe rouge féminine et pro. Elle est chaleureuse, très business woman mais dingue de littérature ; le livre dont elle voudrait accoucher touche des sujets qui me passionnent. Avant de la rencontrer j'ai réfléchi à des conditions bonnes pour moi, pour exercer ce métier d'écrivain pour les autres avec plus de légèreté, moins de douleur et en gagnant ma vie. Je lui en parle.. Elle a l'air de trouver ça juste.. "Vous voulez des références, que je vous donne le numéro de téléphone d'anciens clients ?" Un grand sourire "Non, ce ne sera pas la peine !" Me voilà repartie.

Pour célébrer notre rencontre et cette faim retrouvée de bels et beaux projets, j'ai acheté un hibiscus rouge corail, exactement la même teinte que sa robe.

vendredi 06 juin 2008

l'écriture est du temps volé (continuer la danse)

Temps_vole

* temps volé au sommeil lorsqu'à 6 ou 7 heures j'embraye déjà sur le récit d'une vision de la nuit, avant d'aller me recoucher ;

* temps volé aux livres pour mes clients quand la petite voix se fait insistante "et toi, et toi, tu en as des choses à raconter !

* temps volé aux enfants qui mangent seules leur dîner dans la cuisine pendant que je file en douce voir si j'ai reçu de nouveaux petits mots ;

* temps volé à l'amour... tout ce temps consacré à écrire, comme je pourrais l'utiliser bellement à caresser le ventre doux d'un homme ! 

... Hors de cette sensation de main coincée dans le pot de confiture, mes phrases perdent leurs ailes. Si je veux aller plus loin, va falloir que je continue à organiser la semi-clandestinité.

Et vous, à quoi volez-vous du temps ? et pour en faire quoi ?

Bonne journée mes chéris-chéries. Je nous souhaite de trouver les conditions dans lesquelles nous pourrons accomplir ce qui nous tient à coeur !

[Le truc agréable en ce moment, c'est le matin, je m'habille joli - en tout cas, en y réfléchissant et tous les jours d'un style différent de la veille - j'oublie parfois le coup de brosse mais pas le trait de rose à lèvres pailleté.. et ainsi parée, je m'autorise à dire bonjour à tous les gens dont les yeux expriment quelque chose qui me parle ; et ces inconnus me répondent de la manière la plus naturelle du monde (comme si on se connaissait). Et moi dans ces moments-là je me sens juste.. humaine !]

[Tiens je découvre que je souffre d'hypergraphie.. le mal de 7 heures du mat' !]

[Ah Picimguaba, près de Sao Paulo au Brésil.. on y était bien..]

Ma Photo

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