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Julio - insomnies moites









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mardi 03 juin 2008

Laurent dans l'avion

Empeachment_3

"Les filles avec moi, en 6 mois elles vivent ce qu'elles auraient pu vivre en 3 ou même en 5 ans avec un autre !"

L'avion qui doit me ramener de New-York a trois heures de retard et je glande à la caféteria, d'assez mauvais poil, quand ce garçon s'installe à ma table, "Je peux ?". Sans attendre la réponse il pose son plateau et s'assied, "Moi c'est Laurent, et bla bla bla et bla bla bla", il me laisse sans voix. Ce que j'aime pas les bavards !

Au bout de dix minutes nous nous chamaillons comme un vieux couple, oui, sans se connaître, il me pose des tas de questions et me raconte sa vie, moi très sèche au début et... de plus en plus attendrie par ses boucles brunes, ses yeux chocolat et sa confiance. Il est tellement content de parler qu'il me suit jusqu'aux toilettes le bougre, puis quand l'hôtesse annonce l'embarquement nous nous levons comme un seul homme en continuant de nous houspiller.

Arrivés dans l'avion je prie pour qu'il vienne s'assoir à côté de moi. Zut son siège a l'air d'être de l'autre côté... Mais voilà mon Laurent qui débarque et demande comme un ange à ma voisine si par hasard... "T'as eu peur de plus me voir hein ?" "Ce que tu peux être arrogant !"

Au bout d'un petit moment il me demande s'il peut poser sa tête sur mes genoux ; j'essaye de refuser mais c'est tellement pour la forme, il s'installe en presque ronronnant ce cauchemar ambulant ! Puis c'est moi qui m'endort je ne sais plus trop comment mais : sur lui.

A l'arrivée, mes parents m'attendent avec mon chien qui me fait une fête du tonnerre. Laurent, ben c'est sa fiancée qui lui saute au cou.   

juin 3, 2008 dans autoficcion | Permalink | Commentaires (20)

Commentaires

J'aime bien !
La séduction rentre dedans, du mec qui fait tout pour, mais qui en fait non.
Et se laisser aller à prêter ses genoux, le temps d'une traversée aérienne...
Elle est chouette, ton histoire, et la balance entre l'attirance et le rejet brutal rend bien.

Rédigé par: MarieMay | 3 juin 2008 16:56:50

touchant

Rédigé par: jp | 3 juin 2008 21:04:46

J'ai râté un épisode tu étais quand à NY ?

Rédigé par: sophie | 3 juin 2008 21:52:11

Sophil c'est une histoire que je raconte
qui peut être vraie, ou pas

Rédigé par: Christie | 3 juin 2008 23:51:02

me disais bien aussi

Rédigé par: sophie | 4 juin 2008 01:02:18

Héhé! Ca me rappelle mon premier voyage en avion seule, à 19 ans, vers l'afrique du sud. J'avais goûté au vin, et l'altitude aidant, j'avais très vite eu la tête qui tourne et fini par sombrer dans les limbes. Je m'étais réveillée, ne sachant pas où j'étais, la tête posée sur les genoux de mon aimable voisin, un afrikaner bedonnant, très content de cette intimité. Je m'étais sentie gênée et reconnaissante.

Rédigé par: lolotte | 4 juin 2008 07:39:16

Les voyages, en train, en avion, c'est une parenthèse, hors du temps, où l'on se laisse porter. A peine les pieds posés sur le quai, ou dans le hall de l'aéroport, la vie réelle reprend son cours...

Rédigé par: swahili | 4 juin 2008 08:57:09

ce que tu dis, Swahili, pour moi s'applique surtout aux voyages en solo, où on a la possibilité, le temps d'un trajet, de se réinventer une identité.

Rédigé par: Christie | 4 juin 2008 09:27:39

Dans les airs, dans le train en mouvement... Ce sont en effet les lieux les plus propices à se réinventer, à se mettre entre parenthèses, soi même et sa petite vie "fixe"...

Rédigé par: Olympe | 4 juin 2008 09:32:29

C'est d'ailleurs une liberté à laquelle je goûte avec délice. Etre seule, dans un cadre inhabituel et déliée de ma condition de femme et de mère, l'espace d'un instant.

Rédigé par: MarieMay | 4 juin 2008 09:43:37

est-ce vraiment sa fiancée ?

Rédigé par: Thaïs | 4 juin 2008 10:38:25

Ca me fait penser à la chanson de Grand Corps Malade, "les voyages en train"...

Rédigé par: Olympe | 4 juin 2008 10:41:53

Le style ressemble à Marc Lévy

Rédigé par: maria | 4 juin 2008 16:02:56

je ne sais pas comment je dois le prendre....

Rédigé par: Christie | 4 juin 2008 16:05:01

bah moi à votre place je ne le prendrais pas très bien, c'est la loose marc levy!

Rédigé par: noa | 5 juin 2008 11:43:37

Son premier livre je l'ai dévoré... et j'ai eu un peu honte d'aimer ! Sirupeux et très cinématographique, j'avais trouvé.

Rédigé par: Christie | 5 juin 2008 11:57:30

Allons bon.

"je glande à la caféteria, d'assez mauvais poil,"
il écrit ça, Marc Lévy ?

Moi aussi j'ai aimé son premiêr livre, je l'ai même relu, plus tard... même si je ne le dis pas trop fort.

Rédigé par: MarieMay | 5 juin 2008 12:11:00

Je ne sais pas comment vous voulez le prendre. Je voulais juste dire que le style me faisait penser à celui de Marc Lévy. Sans jugement d'une part ou d'autre.

Rédigé par: maria | 5 juin 2008 13:38:58

j'aime votre franchise Maria ! j'ai deux petites histoires en stock, je vais voir comment je les amène et vous me direz si votre sentiment se confirme (et daubes ou pas daubes, Marc Lévy est millionaire quand même !)

Rédigé par: Christie | 5 juin 2008 14:33:21

Moi, ça me rappelle plus K. Pancol. (Désolée pour le train de retard, je rentre de vacances)

Rédigé par: Clea | 8 juin 2008 21:13:11

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