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Julio - insomnies moites









Ca peut servir


























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mercredi 16 janvier 2008

la place qu'on prend

CavaliereEn ce moment Alma nous abreuve de ses colères, une, deux, trois fois par jour. On lui dit "non", et c'est parti pour 20 minutes de cris perçants.

Les problèmes que cela me pose, en dehors de la préoccupation de la voir en détresse (et le stress que tout l'immeuble ait les tympans percés) : ne pas me mettre encore plus en colère (ce qui nous emmène assez loin dans les rugissants et la culpabilité de part et d'autre ; je me fais très peur dans ces moments-là...) ; ne pas laisser la colère prendre toute la place dans les échanges à la maison : pourrir nos repas à 4, ou l'histoire de Chimène.

Oui, face à ces colères je m'inquiète aussi pour mon enfant sage, ma grande fille qui n'a d'autre choix que d'obéir et d'être mignonne, parce que "n'en rajoute pas" ; j'essaye de ne pas tout miser sur "calmer Alma". Alma peut aussi se calmer toute seule. Et j'ai trouvé un truc (sur ce blog je crois), c'est la chaise de réflexion. Une fois la colère prise en compte, "tu es vraiment fâchée dis donc", je lui demande d'aller s'assoir sur un petit tabouret rose, de l'autre côté de la pièce, et de revenir quand elle sera prête. Elle est furieuse mais y va, pleure encore un grand coup, puis revient, et ça va mieux. Et moi j'ai pu répondre sans empirer la situation, et continuer à faire ce que je faisais, et ne pas pourrir le moment avec Chimène.

Ouf. C'est rassurant de trouver des solutions...

mardi 15 janvier 2008

ça ne fait pas mal

Into_the_wildSean Penn, dans la tournée pour la sortie de son dernier film, explique que la plupart de ses amis ne partent pas bourlinguer comme lui le fait régulièrement depuis ses 17 ans, car ils ont peur de se faire casser la gueule. "Mais la première fois qu'on se prend un coup est aussi celle où l'on réalise que ça ne fait pas mal. Ca ne fait jamais mal. Le jour où j'ai compris ça, j'ai franchi un cap décisif."

Hier, moi, j'ai franchi le cap décisif de quitter un client. Jusqu'à présent, nous avions été jusqu'au bout (dans les 90% des cas), ou bien eux m'avaient dit "On arrête". Mais jamais je n'avais osé prendre, moi, cette initiative de partir - même quand ça a été très dur. Hier mon client est allé trop loin, et quand il a pincé la bouche en me tendant un chèque, j'ai pensé que je n'étais pas obligée de supporter cela, son mépris, je me suis levée et je suis partie. 

La leçon coûte cher mais ne fait pas mal. Elle est même jubilatoire. C'est bon de s'autoriser à dire STOP. J'aurais simplement dû le faire plus tôt, fermement, tenir bon sur mon cadre, pour qu'on n'aie pas besoin d'en arriver là.

lundi 14 janvier 2008

comm

EncreSi vous vous demandez ce que je fabrique - j'écris mes voeux.

Moment obligé qui devient un moment joyeux, de passer un peu de temps par la pensée avec toutes les personnes qui ont croisé mon chemin professionnel en 2007. J'essaye de leur souhaiter des choses intelligentes, d'imaginer ce à quoi ils pourraient aspirer, et toujours être habitée par ce qui nous relie...

Mon vrai souhait, à vrai dire, est de continuer à travailler avec ces "bonnes fées", avec elles ou leurs amis ; s'échanger des idées, des tuyaux, enrichir la palette de nos liens.

[Le truc qui m'a fait méga plaisir cette année, est que j'ai reçu plein de cartes avant d'envoyer la première ! L'autre truc agréable, c'est que je suis passée par un imprimeur pour mes cartes et qu'il y a le nom de Plume de vie et le mien dessus, ben je suis toute fière, l'année prochaine je recommence !]

Quand j'aurai fini posté toutes mes enveloppes (tout à l'heure, si tout va bien), je pourrai commencer à rédiger le premier numéro de ma newsletter pour Plume. Hé hé. J'ai hâte aussi de raconter ce que je sais. (Si vous voulez vous inscrire, dites le moi !)

Bon début de semaine mes chéris-chéries ! Et vous, vous faites quoi ?

jeudi 10 janvier 2008

le troisième petit cochon

LoupUn truc qui m'a fait du bien, ce matin, au petit matin (j'étais réveillée), ça a été de me lever pour écrire dans le cahier rouge, celui des limites, le cadre de Plume de vie.

Tracer le cadre de ma maison professionnelle, poser les règles non négociables, à l'intérieur desquelles tout est souple, comme dans une maison - mais avec des murs en dur. Ce cadre parle d'argent - comment, quand je suis payée ; parle de temps - comment on fixe les rendez-vous, le temps que j'ai pour relire les textes, etc.

Des modalités simples mais qui me permettent de travailler sereinement, de créer de la valeur sans m'inquiéter. Et donc, d'envoyer sans culpabilité les factures à mes clients. Parce que bon faut pas déconner, les soldes ont commencé hier !

Du coup après il m'est resté du temps pour méditer.. presser des oranges.. faire des câlins à mes amours.. et bon on est quand même arrivées en retard à l'école !

[Hum, je les connais par coeur ces murs élaborés depuis 7 ans. Le seul problème c'est que je peine à les porter - et que régulièrement je laisse tout le monde les enfoncer. Tenir, tenir. Et me rappeler mon cadre optimal aussi souvent que nécessaire.

Accepter, aussi, que mettre des limites soit mon talon d'Achille (mon autre) : accepter de devoir y revenir souvent, et de me replanter, accepter sans baisser les bras, m'accepter avec mes limites...]

[La prochaine étape : maintenant que je l'ai écrit pour moi.. incarner ce cadre et tenir bon auprès des autres. Et aussi, préciser ce qui dans mes collaborations, appartient à moi, appartient à l'autre. Ne pas porter tout le poids de ces livres que j'accouche. C'est trop lourd... et pas juste.]

mercredi 09 janvier 2008

jonglelette

Le truc bien chiant dans la vie d'une maman qui travaille, ce sont les imprévus qui viennent faire valser son emploi du temps. Après Alma malade, sa nounou prend le relais. Les babysitters sont en partielles et je ne vais pas appeler Maman au secours tous les jours !

Alma_par_chimne

Les maladies des uns et des autres, j'ai du mal à ne pas les prendre comme une attaque personnelle - pauvre nounou, au fond du lit elle se fait engueuler ; faut que j'appelle pour m'excuser... Et j'en ai marre de chercher des solutions, d'appeler à droite à gauche, de supplier, m'excuser, remercier... Quelle humilité. Quelle souplesse. Quel nombre incroyable de ressources, de sourires, de méninges qui fonctionnent à 10.000 à l'heure. Et cette necessité de jongler revient tous les 15 jours !

Et je suis super entourée.

Je me demande comment font les femmes dont le mari ne peut jamais se libérer, et dont la maman super sympa n'habite pas à 30 kilomètres.

[Etrangement dans mon planning chamboulé j'ai décidé de maintenir le plouf à la piscine : déjà que je suis un peu mégère... faut prendre soin de soi si on veut que la maison tienne.]

[Et dans mon "malheur", la gang des babysitters m'a indiquée LA copine qui avait terminé ses partielles et peut miraculeusement se libérer vendredi, le jour où je serai partie de 7 h du mat' à minuit... Ouvrir les yeux plus grand et élargir le cercle de ses alliés, ça c'est un réflexe utile !]

ps : Bon courage à toutes les mamounettes qui lisent ces lignes.. et merci à toutes les mamans de mamans qui aident leurs grandes filles quand les temps sont durs.

mardi 08 janvier 2008

les vieux habits

La nuit, je rêve d'habits ; d'habits déjà portés qui me seraient donnés, portant l'âme de leurs précédents propriétaires, s'ajoutant à la mienne. Brun gilet d'Anne que je porte un jour sur deux et que je répare, je répare pour qu'il m'accompagne encore longtempx ; les peignoirs bleus de Papa puis de Nico dans lesquels je m'enveloppe, et les jupes de Yuriko quand j'ai envie de me sophistiquer

et tous les pantalons bien coupés hérités d'inconnues, qui me donnent une silhouette guerrière

et mes chaussures de 10 ans, je les fais raffistoler très souvent, mais elles me font encore le pied léger ou pesant selon la nécessité du jour.

Le jour, je rêve d'une toute petite fille qui joue au milieu d'une grande pièce claire, bien rangée, presque vide, un vide habité ; elle entend quelque part, pas loin, la voix de son père, de sa maman. La vie est là, et elle joue tranquillement, absorbée dans son petit monde d'elfes et d'histoires à se raconter à voix basse.

Je vais passer l'aspirateur dans la maison, ordonner un peu l'espace autour de moi. Tu vois mon Nico, je suis en train de guérir.

Christie_sur_la_plage

2008 sera l'année de l'ancrage, et des choses qui se mettent à leur place. 

lundi 07 janvier 2008

sortie de cadre

Roses_de_noel_2Le p'tit inconvénient des rituels perso... est qu'ils sont perso.

Personne n'est là pour me botter les fesses si je ne les tiens pas, ah ah. En temps normal, le temps réglé comme la course du soleil, les semaines se suivent et j'arrive à faire entrer les activités dans les cases, la méditation et le rangement du bureau et la natation et la course et et et

mais dès que surgit une interruption, nécessaires vacances, pfiout, les rythmes se détraquent (c'est bien ce qu'on leur demande pourtant, aux vacances !) et je perds le fil de mes petits moments à moi. De retour à Paris, je ne pense plus à me réveiller 5 minutes plus tôt, et l'heure passé à réfléchir au café, allé, à quoi bon ? Quant à mon bureau, je vous le donne en 1000, c'est le souk again. Tss.

... Mais cette fois je ne veux pas me laisser avoir (par qui ? ben par moi pardil. La schizophrénie est une menace tangible quand on passe autant de temps entre soi et soi). Oui les deux coupures de Noyel et du 1er de l'An m'ont fait un bien fou. Et maintenant que je suis rentrée je vais me réatteler à ces rituels qui m'aident à ne pas voleter comme une abeille paniquée.

Gros baisers mes chéris-chéries ! Je suis heureuse aujourd'hui... je ne sais pas pourquoi.

[La coach Chine Lanzmann, qui est aussi une femme très chaleureuse et successfull, publie sur son blog 12 excellents conseils pour mettre en oeuvre les changements que l'on a décidé d'opérer dans sa vie. Pas mal au moment où nous sommes nombreux à nous demander comment faire..] 

vendredi 04 janvier 2008

mes lolas

un pyjama deux chemises de nuit (de princesse)
un deux trois t-shirts (roses) (ou mauves) (blancs à la rigueur.. "Maman, pourquoi tu veux toujours que je mette des habits moches ?")
une jolie paire de chaussures ("de filles hein Maman !")

La semaine prochaine, ma Chimène de presque 6 ans (6 ans !!!) m'envoie faire les soldes. C'est qu'il a grandi mon p'tit loup - je le vois aux manches qui lui arrivent au milieu des bras.

Clarks_de_sept_lieues_2

Alma a fait son premier collier de perles toute seule.
Chimène fait des dessins hallucinants (et sa petite soeur proteste avec rage, "Moi je ne fais pas des gribouillages !)


Mon coeur crie "pas si vite !"... et quand Alma reste malade des jours et des jours, et que Chimène en profite pour réclamer qu'on la dorlote aussi ("Maman pourquoi tu ne nous amènes jamais le petit déjeuner au lit ?"), alors là j'ai envie d'accélerer le rythme, allé zou, guérissez, grandissez, faites comme vous voulez mais DEBARASSEZ-MOI LE PLANCHER. (Je crie je râle et je les garde au chaud et j'appelle le docteur et je colle les pansements et j'allume les bougies et je cuis la coupe et..)

Popas_legs

Dur-dur de laisser grandir mes filles à leur rythme.

jeudi 03 janvier 2008

anniversary

Dimanche cela fera un an que ma grand-mère maternelle, Grand-Mam, est morte ; nous a quittés et assiste peut-être, de là haut, au délitement de ce qu'elle et son mari avaient construit sur terre : une famille ; une maison au milieu d'un jardin, au milieu d'une île. On ne m'avait pas demandé mon avis, remarque, et je ne l'ai pas donné, j'ai regardé de côté, mais maintenant que la maison est vendue, j'ai mal à ma maison fantôme.

Je ne digère pas la vente de notre maison de famille. J'ai peur de ce qui s'effiloche, peur de ne pas savoir prendre le relais et construire à mon tour quelque chose qui tienne. N'est-il pas présomptueux de vouloir se survivre à coups d'édifices ? Je me demande si notre génération saura faire - aura l'audace, la volonté, la capacité à se sacrifier (il en faut des sacrifices pour un militaire avec 8 enfants, pour acheter un terrain et faire bâtir une maison ; il en faut des sacrifices pour rester ensemble tout au long d'une vie...). Voilà, je vois ce que j'ai perdu et je ne sais pas ce que je saurai bâtir de mes mains, de mon intelligence et de mon coeur.

Au revoir, Grand-Mam, nous n'en finissons pas de vous perdre. Et grâce à vous je retrouve mes cousines, les filles des soeurs de Maman - une maison ne tiendrait-elle que par ses filles ? celles qui, précisément, ne voulaient pas qu'on le vende, notre maison... Nous nous serrons fort la main et nous sourions bravement et essayons de nous accrocher à de nouveaux projets, recréer de nouvelles traditions. Sans lieu commun, c'est plus difficile, mais nous y arriverons.

Maracasse

mercredi 02 janvier 2008

les cadeaux que je n'ai pas reçus (hou la sale gosse)

Lights

J'ai été très gâtée à Noël. Gros bol de rêve, un gros pull un petit pull, une soirée géniale au théâtre, du champ, une petite chaine autour de mon cou, une grosse bougie odorante, dos cuadernos para anotar la vida, des moules pour faire des cannelés...

J'ai aussi offert à mes amourettes des livres que j'aime lire avec elles (cadeaux pour nous 3).

Mais devinez à quoi je pense ? à tous les cadeaux que je n'ai pas eus !

Ma liste vide, ça donnerait ça

un zesteur (de citrons, de copeaux de parmesans)
un bermudas, une jupe en jean
la série Millénium
la saison 1 de Rome
un jeu marrant de société
des japonaiseries
des bottes de 7 lieues
mon chien

(et pour les filles, je suis frustrée de Peter Pan, Azur et Asmar, Blanche Neige, Baloo, Mon ami Totoro...)

J'aime bien quitter Noël encore un peu désirante quant aux biens de ce monde...

[J'ai honte d'écrire cela quand dans ma rue des gens dorment dehors. Quand au Kenya des gens se terrent pour ne pas être massacrés. Et n'est-ce pas cela aussi, Noël, des rois mages qui offrent le superflu à cet enfant qui n'a rien - rien de matériel, car le reste, la chaleur et l'amour de ses parents, et sa mission sur terre, cela il l'a.

Bon c'était mon quart d'heure "petite gâtée", demain j'arrête.]

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