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Julio - insomnies moites









Ca peut servir


























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mardi 13 novembre 2007

le pouvoir d'un livre

Ouvertures

Je suis encore étonnée de la joie qu'a insufflé en moi la lecture de la moitié du livre d'Anaïs Nin (je me suis arrêtée à la moitié ; allez savoir pourquoi, depuis que je partage de nouveau mon lit je suis incapable de poursuivre). Cette variété de situations, où rien n'est figé, où les héroïnes passent leur temps à explorer... à se ramasser.. à souffrir.. à vivre quoi, m'a énormément stimulée. En lisant ces nouvelles, j'ai senti que tout était possible dans tous les domaines de la vie. Des barrières sont tombées, une joie m'a envahie qui perdure et me permet de supporter très bien les petites contrariétés.

Ce livre est pour moi le pendant d'autres qui, colorant également ma pâte intérieure, l'ont teintée de doute et même de désespoir. Parmi les meilleurs, Les chutes et La disparition de Richard Taylor : celui-là je l'ai lu également à Dinard ; je me suis persuadée que Nicolas allait me quitter et déchoir comme le héros, le pauvre, je l'appelais en larmes trois fois par jour... Ca avait été de drôles de vacances au goût de mort. Malgré tout le livre est génial.

Rosie Carpe carrément je n'ai pas supporté et j'ai dû l'arrêter au premier tiers, quelle tristesse !

Ils sont rares ces livres qui se mèlent à ce point à nos humeurs, et même les dirigent. J'aimerais être un écrivain de cette trempe - plutôt du premier type, enfin, généralement (un peu de désespoir est toujours bon à prendre).

[Sinon, dans les ptites nouvelles, mon papa m'a offert hier une nouvelle tenue pour courir et un maillot de championne de natation - super motivant pour reprendre ou poursuivre une pratique assidue du sport !
Et hier soir nous avons enfin regardé le DVD La science des rêves, de Michel Gondry.. Epoustouflant de tendresse et d'onirisme, d'inventivité, et super drôle... j'ai adoré. Et ce petit Gaël Garcia Bernal et notre Charlotte nationale.. à croquer !]

Et pour finir la journée (de travail, dans quelques quarts d'heures en ce qui me concerne), spéciale dédicace Alice, Swahili, Lolotte, Lola, Lili..

lundi 12 novembre 2007

un secret pour lâcher prise..

.. c'est de regarder vers l'avenir, de manière concrète. Bref, agir.

Exemple hier soir : chogneugneu En plus faut que je me lève tôt demain, et mes clients qu'est-ce que je vais leur faire dire, et si ça se passe mal, et en plus l'autre m'a envoyé un paquet de newsletter à lire et je les ai même pas regardées, et nien nien nien et nien nien nien

(j'ai quand même fini par m'installer dans le grand fauteuil pour lire les newsletters.)

Ben elles étaient super intéressantes. Et j'ai trouvé plein d'idées pour le livre. Et je me suis couchée rassurée, en sachant que même si mes 4 mousquetaires restaient bouche close j'avais de la matière par ailleurs ; et de la matière pas à côté de la plaque (parfois je colle mes idées et les clients les trouvent bizarres, ils me demandent "Mais vous-êtes sûre que les gens se posent autant de questions ?" si j'en suis sûre... pour sûr, mais eux ça les convainc rarement !).

Du coup je vais potasser mon programme de Londres (plein de restos à organiser, pfiou ! et un livre sur les scenarii à potasser, hmm, j'en suis à la page 12) et celui de Lorraine aussi. Hé hé. Fini le blues, terrassé, bam bam bam.

Non mais.

Trois_2

dimanche 11 novembre 2007

bluesy du dimanche soir

On a pourtant fait le tri dans tous nos livres, décidé d'en donner / jeter / vendre 178, ce qui a permis de faire de la place pour les autres entassés à côté de mon lit (et aussi j'ai retrouvé des livres que je cherchais depuis des mois ! et mon magazine littéraire sur la solitude que j'avais accusé Nico de jeter ! et Don Juan et Le lys dans la vallée que j'ai failli racheter cet été, en fait on le a !)

J'ai pourtant redessiné mon jardin, coupé coupé arraché arraché déplacé déplacé (un vrai Soudan mon balcon dites voir..) et surtout balayé

Nous nous sommes pourtant baffrés de noodles au déjeuner et de pizzas au dîner

... Bref c'était un chouette dimanche, et malgré ça j'ai le blues du dimanche soir - le truc qui ne m'arrive jamais depuis que j'ai créé Plume.

Mais ce soir.. Peur de ces deux semaines qui arrivent où j'ai à la fois des rendez-vous clients chauds de chez chauds, pas mal de boulot, et deux déplacements à LOndres et en LOrraine prévus à deux jours d'intervalle. Oh la la, violent la femme d'extérieur. A ce rythme c'est même plus la peine que je me cherche un bureau.

J'ai peur de ce qui va arriver à mes poupettes. Peur de trop charger la barque de Nicolas.

Et surtout, peur du manque de leurs trois corps autour de moi, comment vivre autant d'heures sans nos mains qui palpent cheveux nuques ventres, sans les cris, les bisous, les dessins, et sans la protection rapprochée de ma maison ?

Ben va bien falloir hein. C'est ça l'aventure...

[Ces voyages professionnels et ma recherche de bureau me montrent à quel point je me noie dans un verre d'eau ; à quel point moi je suis prisonnière de ma jolie doudoune de vie.]

[Bonne idée tiens les dessins. Je vais emmener ma provision.]

Allé Christie, ressaisis-toi. Les clients stimulants, ce voyage à Londres et ce travail en Lorraine, tu les as voulus non ? Ben si.. Mais là comme ça, tout à la fois.. Allé.

Dans_l_allee  

vendredi 09 novembre 2007

les leçons de l'expérience

Doudou_s_repair

Je m'apprête à aller poster un courrier pour mon client de l'autre jour (je l'appelle mon client mystère car il m'a forcée à signer une méga clause de confidentialité, vous me connaissez je suis une tombe ! en la signant j'ai tremblé comme jamais.. et en fait, ça va, le seul truc c'est que je ne dois pas oublier de marquer sur toutes les enveloppes "confidentiel et personnel"). Ca c'est la consigne explicite.. L'autre règle, non signée celle-là, est le petit mot joint au texte que je lui envoie... et que j'avais eu la paresse d'écrire la dernière fois. Cette omission m'avait coûté un lapin et une grosse mauvaise humeur.

Bon eh bien là j'ai repris la tradition et me suis fendue du plus beau petit mot depuis des plombes. Et je suis super contente de moi, comment vous dire, j'ai l'impression d'un travail bien fait et jusqu'au bout.

[Bah quoi, y'a tellement de fois où on se dit "quelle conne mais quelle conne", quand ça va bien il faut se le reconnaître non ? A ce propos, le truc qui m'a fait le plus plaisir pour mon anniv' c'est vos petits mots ben non enfin si ils m'ont fait trèèès plaisir mais le mieux du mieux (vu que mon chien ce sera pour l'année prochaine) ça a été de recevoir le mail de mon beau client (enfin, pas vraiment beau, mais comment dire.. il a quelque chose... qui me plait. Ben quoi, je peux le dire, c'est plus mon client !) qui m'assure qu'il a apprécié mon professionnalisme et ma sensibilité. J'ai toujours du mal à y croire quand les gens me trouvent sérieuse, apprécient mon travail.

Bon j'arrête de bavasser, et de crâner en plus, faut vous dire que j'ai passé la journée à travailler toute seule sans parler et que  parler j'aime ça ah vous aviez remarqué ? et je vais poster ma lettre et faire les courses du soir et... ]

dormir seule

Paysage_bourguignon

Y'a pas à dire, j'aime l'alternance des situations et les surprises qu'elle réserve. Dormir seule par exemple, en petites vagues au milieu d'une vie de sommeil partagé. Parfois je me perds dans un grand lit, je me caille et me réveille en sursaut au milieu de la nuit, Où est-il ?

Et d'autres fois... A Dinard j'allais me coucher tôt et trônais au milieu des deux lits jumeaux accolés, comme une petite reine entourée de mes livres et mes cahiers. Le loisir de rêvasser, de prendre tel ou tel bouquin, d'éteindre très très tard, de rallumer au milieu de la nouit, de me laisser emporter par le charme des récits d'Anaïs Nin, sans rendre compte, ni jouer le sempiternel Come on / I'm coming / Don't be coming, come..

Oui ça a du bon... d'autant que ça se termine.. et je retrouve ma maison pleine de sacs, une énorme liste de travail (qui me réjouit et me flemme), les bonnes résolutions de petite rentrée (personne ne voudrait m'emmener avec lui ou elle dans son cours de yoga pas loin de chez moi ? et à la piscine Blomet une fois par semaine ? personne n'a des idées de bureau à 20 minutes du 65 rue de la Croix-Nivert, avec au moins dedans une personne que j'aime bien ? personne n'est libre ce week-end pour venir trier dans mon placard les petites robes roses, histoire de faire un peu de places à tous les jolis habits gris et noirs et bruns de l'automne ?)

Ces vacances m'ont fait du bien (et j'ai encore eu un retour épique en train, où nous sommes restés bloqués 2h30 à Dole car les étudiants avaient envahi la gare de Rennes... je tolère très bien les aléas des voyages en train).

Et vous les chéries-chéris comment allez-vous ?

[Paysage de Saone et Loire, spéciale dédicace pour JJ/I et tous les amis loin de France..]

dimanche 04 novembre 2007

drôle de birthday

Ils sont toujours bizarres, mes anniversaires. Le jour où je demande "qui m'aime ?". Le jour où mon puis sans fond éclate au grand jour - je n'en ai jamais assez, de cadeaux, de baisers, de marques d'attentions.. Pendant 364 jours je me tiens à peu près, mais celui-là, celui-là, c'est le festival des demandes qui ne peuvent être satisfaites.

Et je me déteste d'être cette terre avide, et ce front plissé... La double peine.

Pardon mes amours, je suis touchée de tout ce que vous m'avez gâtée, j'aimerais mieux vous remercier, j'aimerais aussi mieux vous aimer quand ce sera votre tour d'être fêté.. Ben je vais essayer.. Merci en tout cas de vos petits mots, et de vos cadeaux, et d'avoir été là (et j'ai enfin reçu mon chien un super kimono dont je rêvais depuis longtemps.. et un vase rouge très charmant.. et un livre que je dévore déjà, conjointement à ma nouvelle résolution de ne plus livre que des livres top..)

(Et pour Nico, qui est, nolans volans, la "pierre angulaire" de mon fragile édifice, je vous raconte pas la pression en ce grand jour ! Hou la la comment devenir meilleure ?)

Je repars à potron minet pour Dinard. Je voulais passer vous embrasser entre les deux. Merci pour vos petits mots, je vois que vous gardez la maison en mon absence.

Christie_a_trentetrois_ans_2

[Christie à 33 ans. Pas évident de s'aimer, vous dis-je.. Mais vous le savez.]

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