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Hier avant une réunion avec deux (nouveaux) clients, je me suis installée à la terrasse d'un café... Je m'étais faite belle avec une jupe bordée de dentelle (dit comme ça ça fait pupute, mais sans rire elle est canon), et mes hautes salomé (promis un jour vous aurez une photo). Tout d'un coup passe un homme ; son regard se pose sur le bout de mes chaussures, remonte sur mes mollets, mes genoux, mes cuisses... mes yeux Oh, bonjour ! Dans ses yeux, j'ai lu que ça lui avait pris une fraction de seconde pour passer de la fonction "homme" à la fonction "client".
Un peu plus tard, au cours de notre séance de travail, mes deux clients (dont une femme, très belle) ont reconnu en rigolant que les hommes, même au boulot, "ne pensaient qu'à ça". Moi ça ne m'a pas tellement fait rire. J'ai toujours du mal à me faire à cette idée qu'on ne se désexue pas.
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Souvent, les gens m'appellent "Chimène". Je n'ai pas de soeur, pas de cousine absolument inséparable (même si je t'aime, ma Raphaèle), alors on ne s'était jamais emmelé les pinceaux avec mon prénom. Et moi qui suis tellement fière de sa rareté, qui croyais tellement tenir à mon identité.. ben je suis fière qu'on me prête le prénom de ma belle emmerdeuse. J'en profite encore les quelques années avant de souffrir de son air mortifié (j'imagine) et de ses dénégations, "Attendez, Chimène c'est MOI, pas la vieille peau rangée des brancards."
octobre 2, 2007 dans Au boulot !, Carnets de l'après, Une femme | Permalink | Commentaires (26) | TrackBack (0)
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"J'ai toujours du mal à me faire à cette idée qu'on ne se désexue pas." :
C'est amusant, j'y pensais l'autre jour car ça tombe que depuis quelques temps dans mon lot de collègues d'usine se trouve un homme encore jeune qui non seulement ne pense qu'à ça mais ouvertement l'exprime (il ressemble beaucoup à "L'homme qui aimait les femmes"). Il n'est pas vulgaire ni rien de ce style, simplement il dit à haute voix ce que les autres d'habitude taisent.
Il m'a ainsi fait prendre conscience à quel point moi-même je n'y pensais pas, et surtout pas sur un lieu de travail.
Alors je ne sais pas si c'est moi, ou moi fatiguée ou moi dans un milieu professionnel toxique et où je me sais surveillée, ou si ce sont les femmes en général qui sont comme ça. Mais le fait est qu'enfermée dans des bureaux, je pense surtout à y organiser ma survie et si je parviens parfois malgré tout à penser c'est plutôt en terme ennemis ou alliés qu'en termes sexués.
Rédigé par: gilda | 3 oct 2007 13:32:36