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Julio - insomnies moites









Ca peut servir


























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jeudi 20 septembre 2007

j'aime quand ça se réveille

J'aime quand mon p'tit salon (ici) se réveille, que tout le monde afflue à la fin de la journée, ça me rappelle les goûters faits de longues tartines et de grands bols de chocolat après une journée de ski, quand j'étais une toute, toute petite fille..

J'aime aussi dire "à demain" à mes copines de blog.

J'aime que certaines rencontres virtuelles deviennent réelles.

J'aime les retournements de situation et d'humeur, passer des larmes au rire.

J'aime le mot TATAWIN que m'a appris Alicette hier soir (alors alors, ça veut dire quoi ?)

J'aime..

Gros bisous les copines (et les autres).

I hate those days when

la peau du visage semble plus sèche,
les yeux sont plus petits
le corps est moins souple
ces jours où les fringues fétiches ni les petites boucles d'oreilles ne parviennent à égayer l'apparence

j'ai peur aussi de cette sensation de ne tenir à rien et que rien ne tient à moi - détachement qui n'a rien à voir avec la griserie de la liberté - et c'est vrai : à quoi peut-on s'attacher, si les enfants partent, si les amours fanent, si les parents meurent, si les maisons sont vendues ?

Un_os_a_ronger

Heureusment, nous partons demain à Dinard..

Je devrais appeler ma grand-mère, elle me dirait de m'écouter un peu moins.

vertiges

Les_coquines_1

Ayé Alma a son nouveau lit. Un lit de grande, le futon que je voulais. Tout s'est passé très vite, on est allé le choisir, on l'a commandé, on est allé le chercher, Nico a viré le lit à bareaux, installé le tatamis et le futon... Et voilà, mon bébé n'est plus un bébé. Je n'avais pas prévu l'énorme pincement au coeur, ce lit à bareaux est dans mon paysage depuis presque 6 ans et là, là... nous n'avons plus de bébé à mettre dedans..

La nouvelle chambre est sens sus dessous, Chimène est jalouse, Alma ravie a dormi comme un loir ce matin, et moi, moi - ben va falloir que je m'habitue à voir mes petitoutes devenir des grandoutes.

Hier soir la honte, on revenait à la maison avec le vélo de Chimène, je croise deux voisines que j'aime bien et que j'ai envie, vous savez, d'impressionner un peu, et là Chimène bloque sur son vélo, elle ne veut (ou ne peut) plus avancer, et je lui ai hurlé dessus devant tout le monde, et devant mes voisines.. Ma louloute était toute chose, et en ce qui me concerne, fini la belle image de la maman attentive nien nien nien.

[Pour ceux que ça intéresse, Les Chutes, c'est très bien. Très très bien. J'adore le talent de Joyce Carol Oates à nous plonger direct dans le glauque, et à se mettre très très intimement à la place de tous ses personnages. Vous savez, elle l'avait déjà fait avec Marilyn Monroe pour Blonde, un de mes livres fétiches. Dans Les chutes, elle nous (me) ramène à notre fascination pour l'abîme, doublée de l'attrait irrésistible pour le tumulte qui sonne comme un appel, et la vie-mort-vie des chutes d'eau. Elle ressort aussi l'un de ses thèmes fétiches, la malédiction. Brr. Pas vraiment joyful, mais génial à en veiller très tard la nuit.

Cette nuit, je me suis réveillée en riant au souvenir de la blague racontée par Aymeric, mon copain prof-écrivain.. Un jour il demande à ses élèves : "- Quelqu’un sait-il ce que veut dire l’adjectif « prolixe » ?
- Eh, Monsieur, c’est pas des croquettes pour chien ?"

Je ne m'en suis pas remise.]

[Tentation... tentation de faire ma Romaine Gariguette et d'aller écrire ailleurs ; me libérer de ma peau de sansmoi, me libérer de vous lecteurs dont le regard me définit et me chouchoute et m'entrave (hou vous n'y êtes pour rien, c'est ce que je me raconte !), réinventer autre chose, librement.. Mon vieux fantasme de petite fille, partir à l'autre bout du monde et tout recommencer, un peu comme j'avais fait au Chili. Ah, le Chili ! Je l'ai déflorée, et elle reste ma terre promise, pas du tout dépassée, pourquoi suis-je toujours tentée de repasser par les mêmes chemins ?

Bon allé, au boulot.]

mercredi 19 septembre 2007

atavisme

Will_i_be_sued

Pour éviter qu'Alma ne se fasse pipi sur les pieds, sur la robe, sur la cunotte.. Je la porte et elle fait pipi sur mes pieds, sur ma robe (heureusement, ma culotte reste sèche).

--

Dans ma famille, ma famille d'origine, enfin, ma grand-mère paternelle qui nous l'a légué à Papa et moi, on est exclusifissimes ; nous aimons les relations deux à deux - à plus, on essaye parfois, et l'intensité des échanges s'en trouve, comment dire, amoindrie. On est pollués par les tensions regnant entre les uns et les autres.. Total, je vois souvent mon père tout seul, ma mère toute seule, ma grand-mère toute seule.. et mes copains seul à seule et mes copines seule à seule.. Et voilà Alma commence à se réveiller un peu plus tôt pour passer un quart d'heure seule avec moi ; et Chimène aime les soirs où, à la sortie de l'école, nous n'allons pas chercher directement sa petite soeur.

Caramba, j'ai réussi à transmettre cet atavisme ! (ainsi que le caquetage de compèt ; mais celui-là, je ne sais pas qui me l'a refilé...)  

mardi 18 septembre 2007

les bijoux perdus

une épingle de cravate ayant appartenu à mon arrière-grand-père
une fine gourmette en or qui soulignait mon poignet de chat écorché
ma médaille de baptême, volée dans ma trousse de toilette par ma famille chilienne
une perle noire de Tahiti qui se balançait dans le creux de mon cou
le collier de perles reçu pour mes 18 ans.. celui-là, je l'ai senti glisser, laissé glisser
quelques perles sur des boucles d'oreilles que j'adore

je suis orpheline de ces bijoux-là, comme des rituels que j'aimais et qui ont disparu

les dîners du mercredi soir au resto japonais, avec Papa (1993)
les retours à vélo avec mon amoureux sur le porte-bagage (1993)
les surprises quotidiennes dans la boîte (1993 - ...)
les cafés avant les cours avec Alice ou Virginie (1991)
les trajets sous la couette toute douce, à l'arrière de la R16 (1982)
mes mardis soirs à la chorale avec mes super copines (2005)
les coucous à l'école avec ma copine mal coiffée (2006-2007)
les balades dans les champs avec mon amie d'enfance et nos chiennes (1988)
les Belle-île, les Civry avec ma bande (1993-2004)
l'assaut des meules de foin et du figuier avec mes couz (1980 -1991)

Photos_d_adieu

le truc bien, c'est que je peux porter tous les bijoux que je n'ai pas (encore) perdu ou abimé.. et savourer les rituels qui perdurent.. et en imaginer de nouveaux avec les amours qui ne m'ont pas (encore) quittée.

variations

J'aime bien (parfois) les changements de rythmes ; moi qui suis plutôt du matin, je trouve une tonalité différente à ces billets du soir. On dirait que les mots sortent d'un autre moi, et qu'ils résonnent différemment dans vos emplois du temps.

Cela m'évoque un stage d'écriture que j'avais voulu monter, "écrire à Paris", où on se serait baladés dans des endroits inspirants de la ville, et nous aurions écrit au levant, au crépuscule, et dans la lumière écrasante de 15 heures (l'heure de la mort du Christ, l'heure que Roland - Barthes - et moi détestons). Ben en fait mes propres principes d'écriture, varier les lieux et les places, je les applique très mal pour ce blog. Ecrire tous les jours, en revanche, ça j'enquille.

Quand même, ce stage.. ça aurait été chouette..

Chimène dessine pas loin, toute mimi dans son jean et son t-shirt rayé vert et blanc, elle est heureuse de sa grasse mat' inespérée suite à la longue attente hier soir aux urgences.

Little_princess

Et dès potron minet, avec Alma à qui la notion de grasse mat' est étrangère, nous avons fait une petite séance de yoga devant la fenêtre.. j'ai bien profité de ce long moment tendre avant la première colère !

Et vous, ça va aujourd'hui ?

[Je suis ravie d'avoir trouvé comment insérer des fichiers musicaux dans les billets. Si vous avez des suggestions de titres que vous aimez et qui vous paraitraient coller à la tonalité de maviesansmoi, n'hésitez pas à m'envoyer le titre par mail ! Comme ça je pourrai faire, parfois, des "spécial dédicaces"..]

lundi 17 septembre 2007

finalement, le bonheur...

Chimene_photographe

Alors oui, ma journée a tenu ses promesses

Pourtant,

Alma pleurait quand je suis partie ce matin
J'ai pris froid au café
La babysitter a annulé à l'heure d'aller chercher les filles
J'ai dû faire trois pharmacies avant de trouver un médicament super gênant.. évidemment celle où ils l'avaient, c'est celle tout près de chez nous, où on va tous les 4 matins..
Mes amis préférés n'ont pas écrit, Nico n'a pas eu le temps de m'appeler
La maison est dans un bazar monstre
Tout le monde a décreté ma soupe au potimarron pas bonne du tout
Chimène s'est ouvert l'arcade sourcillère en glissant sur une rampe.. Nico est avec elle aux Urgences, et je suis restée avec Alma (toujours grognon) au lieu de sortir avec mes amis comme prévu.. je n'ose pas penser que l'oeil se trouve à 1 cm du sourcil..

Et pourtant oui, c'était quand même une superbe journée
J'ai fait avancer des trucs
J'ai rendu service à des gens
J'ai rigolé avec mon amie la maîtresse
J'ai envoyé des pensées tendres à ceux que j'aime (vous les avez bien reçues au moins ?)
Je me suis régalée avec la soupe au potimarron, mon bol ET celui des enfants
Passé du temps avec chacune de mes filles
Et Nico est rentré super tôt, du coup.. et mon ami le docteur Cha a appelé pour prendre des nouvelles de Chum (et annuler ma séance de lévitation magnétisage de mercredi car il a un bridge !)

Ce serait chouette hein, si la recette du bonheur était duplicable à l'infini...

Bon allé, demain j'essaye encore ! 

dimanche 16 septembre 2007

demain

J'écris ce soir, de mon lit (quelle hérésie ! emmener l'ordi au lit.. nan mais vraiment, on aura tout vu !).. je me  couche tôt, fourbue de la course, et d'une balade au bois avec les filles et LEURS VELOS, ouille ouille ouille, le papa de Chimène et sa persévérence et sa patience, et mon Alma qui apprend à naviguer sur un tricycle, hum, et la présence de ma grande amie retrouvée

J'écris ce soir car demain sera chargé, j'ai ma petite liste de rendez-vous et de trucs à réparer, et de propositions à envoyer, et de sommaires à rebidouiller, et de questionnaires à préparer, et les filles, et les amis, et et et

Une journée bien pleine, où je sais ce qui m'attend, et où j'ai la force qu'il me faut - pourquoi toutes les journées ne sont pas ainsi, actives, orientées - me mettant à l'abri de la dépendance aux autres, d'un coup de fil de Nico ou d'un mail d'un ami préféré ?

Miroir, joli miroir, demain tiendra-t-il ses promesses ?

you're back

je ramasse deux jouets qui trainent
remise le pyjama d'il y a 10 ans, celui que t'aimes pas (avec des petits chiens imprimés)
n'oublie pas de me brosser les dents
tapote les oreillers
et range dans un coin mes pensées de midinettes

Nicolas_is_back

ça a du bon de te retrouver.

Et moi demain, je cours ma deuxième édition de la Parisienne..

vendredi 14 septembre 2007

les enseignements d'Etienne D.

Il y a longtemps, dans une vie d'avant (ce blog), j'ai lu une interview de mon idole... Etienne Daho (bon en fait c'est pas mon idole, juste je l'ai rencontré dans un resto-boîte brésilien, j'avais déjà une caïpi dans le nez et j'ai proposé de lui offrir un verre car J'adoooore ce que vous faites, bref c'est lui qui m'a offert le verre que j'ai bu piteusement au comptoir, à côté de lui qui me tournait le dos et parlait à Emmanuelle Seigner, si si si, trop jet set ma jeunesse..)(c'est pas JJG mais quand même, il a écrit une ou deux chansons, wahou).

Bref, dans cette interview, mon vieux pote Etienne développait une idée.. il disait qu'il avait beaucoup morflé par amour, de ne pas savoir si son amour était payé de retour (ce qui est quand même souvent LA question).. mais que toujours, toujours, souvent très longtemps après, il avait appris que ses émois avaient été réciproques.

Ouah, la chance avais-je pensé, moi l'éternelle amoureuse transie (bon j'ai filé des rateaux aussi, mais c'est bizarre ceux-là ne m'ont pas fait un effet boeuf). Quel beau cadeau de savoir qu'on n'a pas aimé tout seul, que le feu était partagé, que cet amour-là n'a pas été juste un rêve mais une parcelle de communion, et que notre rôle a dépassé celui d'une ombre désirante...

Et puis à la réflexion, so what ? Ce qui compte, n'est-ce pas le soi de maintenant, qui continue de morfler et de soupirer derrière d'autres qui peut-être, dans 10 ans, quand on aura bien tourné la page, nous révèleront Mais siiiiii en fait, je t'aimais.

Il y a peut-être un âge où on cesse d'être sentimental et où on devient, assez platement, pragmatique.

Fleurette 

[Bon les filles, Maman, Papa, vous allez vous demander ce qui me prend d'écrire tout ça, si j'ai mes hormones ou quoi, mais non, il y a juste que mon mari est loin, j'ai du temps pour rêvasser et la flemme d'aller ranger la cuisine.. Mais j'y vais. Bonne nuit !] 

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