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Julio - insomnies moites









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vendredi 15 juin 2007

à petits pas, la petite Alma..

J'ai commencé à écrire ce blog (me racontais-je) pour tromper l'attente, je désirais tomber enceinte et "ça" ne venait pas.

6 mois plus tard, la petite graine est devenue petite vie.. Attila prenait possession de moi !

Puis Alma est née, aux yeux sombres et passionnés.

Et maintentant, mon bébé à couettes veut choisir ses vêtements le matin et refuse le biberon de lait, quand à la couche.. un jour c'est oui, un jour c'est non. Et puis "ze veux aller à l'école".

Roseaux

De toute évidence, mon bébé se mue en petite fille... [hum, j'avais oublié à quel point l'apprentissage de la propreté passe par le lavage à grandes eaux deux fois par heure !] 

jeudi 14 juin 2007

radoter

AmantLorsque nous nous sommes mariés, une de mes angoisses c'était que Nicolas s'arrête brusquement de m'aimer, un jour où j'aurais raconté la même histoire une fois de trop à nos amis, devant lui. (J'avais vu trop de messieurs bavards remplir tout l'espace, littéralement effacer leur femme, et tout ça pour dire du vent...)

7 ans plus tard, j'ai l'impression qu'il m'aime encore, et il me fait souvent remarquer que je radote (pas en racontant les mêmes histoires à tous nos différents amis, mais en les lui racontant à lui). A chaque fois qu'il m'arrête au milieu de mon histoire "tu me l'as déjà raconté 10 fois !" je suis un peu vexée.

C'est ça qui est bien avec l'écriture.
Tout à l'heure en pensant à l'histoire de Rosa et Lucy, je me demandais si je ne l'avais pas déjà écrite. J'allais faire une recherche... et puis, Au diable. Lorsqu'on écrit, on a le droit de raconter la même histoire. Il y a 1000 manières possibles ; à chaque fois un détail change, un angle, un personnage, que sais-je. Regardez sur Amazon à la page "Boucle d'or". Bref si je l'ai déjà racontée, mon histoire d'aujourd'hui n'avait pas grand chose à voir avec celle d'il y a quelques années.

Marguerite Duras a écrit je ne sais combien de versions de l'Amant. Si ça se trouve, elle aussi avait un mec qui la chambrait quand elle se mettait à radoter...   

s'accompagner

KitchenLeurs maisons se touchent. Maisons construites à l'identique, en parpaings blanchis et en bois, comme toutes les maisons de la longue rue dont j'ai oublié le nom. Ensuite, chacun bricole.

Leurs maisons se touchent et il ne se passe pas un jour sans que l'une entre dans la cuisine de l'autre, en frappant pour la forme, Ola ! Tu as bien le temps pour un tecito ? Rosa et Lucy, les deux voisines inséparables.

Le mari de la première l'a quittée pour une plus jeune qui était enceinte de lui. Rosa elle-même avait accouché un an plus tôt de son troisième enfant, qui doit aujourd'hui être un gaillard de 15 ou 16 ans. Pour arrondir la pension versée par le mari, Rosa fait des ménages à droite à gauche et parfois, héberge des Françaises - mais ça n'arrondit pas beaucoup.

Le mari de la seconde est un militaire recyclé (après les élections de 1988 qui ont destitué Pinochet, pas mal de militaires se sont retrouvés sur le carreau, enfin, à la retraite). Pour compléter sa retraite, l'idée de Carlos, le mari, a été d'ouvrir un sweatshop dans son garage, avec comme ouvrière : sa femme ! Lucy passe donc sa journée penchée sur du tissu de coton à piquer, piquer, piquer, des t-shirts et des joggings.

Estoy tan aburida ! C'est leur grand moto, à ces deux femmes qui s'accompagnent pour le meilleur et pour le pire. L'ennemi dans leurs vies, c'est l'homme. Les pauvres, qu'ils partent ou qu'ils restent, ils ont tort..

Mais sans homme, accrochons-nous pour trouver du sens. Rosa l'a compris, Rosa et ses culottes trop larges, Rosa et ses dimanches passés étendue sur le lit, à regarder le plafond de sa chambre, son lit trop grand dans lequel elle couchait parfois son petit garçon.

[Après avoir habité chez Rosa, j'ai été habité chez Eli, deux pâtés de maison plus loin ; et le reste du temps j'étais fourrée chez Magda ou Jacqué. A elles toutes, mes mamas chilenas ont contribué à façonner mon féminisme particulier, très maternant, jamais a priori contre les hommes mais vigilante, hein...]

mercredi 13 juin 2007

un bon sujet de livre

Boucle_dor_2

C'est quoi un bon sujet de livre ?

Un bon sujet de livre, pour moi, semble inépuisable mais pas insurmontable ; j'ai un grand nombre d'idées et l'envie d'entrer dans les pages ; il y a matière à exposition, mais pas de mise en danger excessive.

Oui bien sûr un jour je me mettrai en danger dans l'écriture, mais dans mon premier livre.. je voudrais rester encore un peu protegée.

Un bon sujet ce sont aussi des personnages et des idées qui vont me tenir compagnie, dont la densité sera telle que je n'aurai pas besoin de les partager avec d'autres ; juste les faire exister sur le papier ou l'écran ; et c'est tant mieux car s'ils n'étaient pas pour moi de bonne compagnie, comment espérer qu'ils le soient pour les autres ?

Et puis il y a toutes les aides extérieures réunies, mon amie Laure, Guillemette, le vieux monsieur, Nico qui me regarde avec son air heureux et amusé (à moins qu'il ne soit juste crevé et que j'interprête), Pascal Riché, et Roland Barthes, Roland Barthes qui a passé sa vie à écrire sur le livre qu'il écrirait...

Pour la première fois de ma vie j'ai trouvé un sujet à ma mesure, ni trop chaud, ni trop froid, ni trop dur, ni trop mou, ni trop vaste, ni trop étroit, un sujet qui balance parfaitement.

mardi 12 juin 2007

ça sent la fin

Petits_fagotsFin juin, mes deux amies du quartier déménagent ailleurs voir si l'herbe est plus verte (heureusement toi tu restes ma Vioviow !). Hou ce que j'aime pas quand les amis partent. Quelles traditions, quelle chaleur viendront remplacer les liens patiemment, pudiquement tissés ?

Mais le bon du départ c'est l'avant, le poignant, la manière dont on se gorge les unes des autres. Je fais pareil avec mes filles quelques jours avant une séparation, et enfant je faisais pareil avec ma Maman...

15 juin, nous devons rendre le manuscrit du livre sur le divorce sur lequel je travaille depuis février. Après, après.. j'aime pas penser au vide de l'après.

[Et si pour une fois tu te réjouissais de ceux qui restent ? de ceux qui sont revenus ? et des projets à venir...]

Mon livre-que-cette-fois-je-l'écris, je vais vous dire - il tombe à pic.

En pensant à mes amis de 15 ans, à mon Nico depuis quinze ans, à ma grand-mère, mon frère et mes parents, à mes filles, à toutes ces personnes que j'ai la certitude d'aimer pour la vie, je suis habitée par cette phrase du prêtre qui nous a mariés le 20 mai 2000 : "Toi, tu es toujours avec moi."

Quelle chance, la présence de ces amours dans ma vie !

[Petite j'adorais cette période de la fin de l'année... Les récréations qui s'allongent, les sorties de classe avec le pique-nique et le car qui vous attend à la porte de l'école, les jeux tard dehors avec les copains et les vélos, les petits mots dans les agendas, et le pincement au coeur le dernier jour de classe...]

[C'est mes yeux ou elle a disparu la tâche sur les photos ? Faut croire aux miracles, vous dis-je...]

 

une page par jour

Carnivore

Alors voilà, je me lance dans l'écriture d'un livre sur mon métier, dont le non de code sera Ma vie avec Roland Barthes. En même temps que j'accouche les autres, je vais tenter de m'accoucher moi-même de tout ce que j'ai à raconter. Les rencontres, les doutes, la nécessité de se ressourcer, enfin, plein de trucs. J'ai pris contact avec un vieux monsieur que j'aime beaucoup, (qui a un pied dans l'édition) et a accepté hier que je lui envoie mes feuillets. Je l'ai appelé car j'ai besoin de me frotter à quelqu'un, j'ai besoin d'un retour ferme pour avancer.

Avant même de commencer je me rends compte qu'un livre ne s'écrit jamais seul (je suis bien placée pour le savoir mais ça n'a rien à voir quand on se met de l'autre côté du miroir). Oui, je suis l'auteure de tous les livres que je porte, mais ô combien de personnes m'aident à les porter ces lourds pavés douloureux à accoucher. Mes chéris, merci merci merci !

Discipline : dans le petit cahier blanc qui a déjà abrité plusieurs ébauches de mes autres livres, écrire chaque jour une page de ce livre. Tant pis si elle est mauvaise, on a le droit de retravailler pas vrai ? Et me replonger dans la lecture de Roland Barthes (le Roland Barthes deuxième manière, celui qui dit je) Le grain de la voix, RB par RB, La préparation du roman et Comment vivre ensemble), à lui aussi je veux me frotter.

Allé zou. Mon travail commence.

[Je me demande de quoi je vais parler sur sur mon blog en attendant.. Je n'ai pas envie d'en faire un sous-produit qui ne sera que bavardage et bruit. Pour les deux autres, en revanche, mes deux petiots, ceux-là vont se régénérer c'est sûr !]

lundi 11 juin 2007

comment se prennent les décisions ?

Wet_floor

C'est une question qui m'intéresse, à propos des autres - et de moi : la manière (les manières) dont nous prenons nos décisions. La rationnalité des autres n'apparait pas du premier coup d'oeil ; souvent, en les voyant agir, on pense "Nan mais vraiment, vraiment... c'est aberrant d'avoir pris une décision pareille sur un coup de tête !"

J'ai du mal à croire aux coups de têtes. Pourtant, on m'en impute pas mal ! Mais ce qui se passe pour moi, c'est qu'un désir naît, puis rencontre des obstacles, des informations, et tout d'un coup, ping : je suis prête à foncer. Sauf que personne n'a rien vu, rien su de ce processus intérieur, parce que, parce que voilà, on ne raconte pas au monde sa petite cuisine intérieure, on dit juste "J'ai acheté une plante carnivore" "je vais devenir biographe" "j'ai décidé d'écrire un livre à propos de mon métier". Par exemple..

[La décision d'écrire un livre sur mon métier d'acoucheuse des pensées - elle n'est pas prise, mais est en bonne voie de

Je ne m'engage pas trop, car après Le cahier du déménagement, Un amour, Je renonce à l'amour, mon livre sur les réseaux au féminin, Les aventures de Bibi le chien.. je ne les compte plus mes projets de livre qui n'ont pas vu le jour, en 24 ans que j'ai décidé d'écrire ! Mais bon, un jour...]

Et vous ça va ?

vendredi 08 juin 2007

les maillots (suite)

Total, l'autre jour j'ai reessayé mes maillots de bain. J'en ai plein en fait, je m'en achète un ou deux par an, ça commence à faire une sacré p'tite collec.

[Note to self : cette année, me lancer dans une nouvelle collec' ?]

La mauvaise nouvelle, c'est qu'on ne voit presque plus mon Eres pré-grossesse sur mes fesses-post grossesses (elles ont bon dos les grossesses, j'avais déjà arrêté de le porter avant d'attendre Chimène, depuis qu'une de mes copines avec plein de seins et pas de ventre s'était acheté le même, tsss. Nous nous étions retrouvées à la plage et la comparaison, comment dire, n'a pas joué en ma faveur - à tel point que le copain de la dite belle a demandé à Nico si j'étais enceinte, la honte).

La bonne nouvelle, c'est que je suis canon, enfin, pas mal, dans mes Etam post-grossesse ! (Ehhh oui, en vieillissant je fais dans le cheap...) (En fait c'est même pas vrai, je trouve souvent mes maillots chez Princesse Tam Tam ou Franck's Boutique, à Sagone). Bref me voilà remotivée pour courir et faire mes abdos quotidiens avant la plage, pour être encore plus CANON.

Bah oui quoi ?

[Non non non, pas de photo ! Vous les aurez à la fin de l'été, moi, sylphide bronzée, fuselée.. c'est mieux que moi palotte, boulotte !]

jeudi 07 juin 2007

il serait bon de

Ongles_de_nacre

* reprendre une cure de Roland Barthes et de Boris Vian, histoire de regarder la vie avec ce recul qui me manque (tandis que je partage leur fièvre, leur peur de s'ennuyer) "On écrit avec son désir, et je n'en finis pas de désirer" (dernière phrase de RB par RB)

* prendre 15 minutes pour ranger chaque bibliothèque de la maison. Demain je m'attaque à celle de notre chambre, ensuite, celle des enfants, puis celle du salon : on va en donner des livres !

[aller plus souvent à la blibli. cette nécessité de posséder ! stooop !]

* laisser la porte ouverte à la parole dissonnante.. permettre de dire aussi le verre à moitié vide..

* rappeler l'adresse à Nico de cette petite boutique près du métro Cambronne, qui vend de si jolis sacs en toile de Jouy, et des boucles d'oreilles en verre, et...

* appeler mon éditrice pour lui proposer un projet de traduction : de l'audace, de l'audace !

* ne pas parler à tout le monde, à tout bout de champ, de tout ! mais, mais, quand la vie déborde...

[commis hier une petite folie, trouvé et acheté une plante carnivore chez mon petit fleuriste pas pointu du tout, mais cette plante est une merveille avec ses petits godets, à la première occase je vous la photographie !]

* bon aussi de bourriner, dernière ligne droite pour terminer un manuscrit avec deux clients, après j'aurai moins de travail et ça me fait peur.. alors que je pourrais profiter de la vie ? mais à 32 ans faut travailler, gagner des sous, se développer professionnellement.. qui dit cela ? bon moi je le dis. Allé rends du bon travail on verra bien ensuite !

[hier soir, fantastique, loué le film avec la liane Charlotte, Prête moi ta main. Ben j'ai bien rigolé !]

mercredi 06 juin 2007

les dessous chics (une chambre à moi)

Apres_eres

En préparant mon sac pour la piscine, j'ai cherché des maillots de bain à mettre... et ai retrouvé mon vieux bikini Erès que je n'ai pas porté depuis des années. J'ai pris quelque hanche depuis 1999 où je l'ai acheté.

Erès.. vestige de ma période de salariat, de ma période de célibat où j'avais à peu près des sous et ne partageais mes comptes avec personnes.

Je ne suis pas nostalgique de cette époque, mon année au service marketing d'un journal financier (si si vous avez bien lu) a été la plus auto-destructrice de ma vie. Et je regrette deux choses, mon adorable appart' rue de Picardie dans le 3ème bobotissime - mon appart à moi toute seule ; et les primes trimestrielles. Mes patrons m'avaient fixé des objectifs et lorsque je les atteignais, ping, ça me faisait des sous.

Et ces sous, je les dépensais pour de vrais moments de luxe. Un maillot Erès. Un ensemble de lingerie. Un week-end à Venise pour l'anniversaire de Nico.

Aujourd'hui j'ai eu un pincement au coeur pour ce luxe révolu (alors que je vis un autre luxe, de faire un métier que j'aime et de voir mes enfants)... mais y'a p'têtre des rites à réinventer...

[Merci Aymeric d'être mon coach piscine !]

Ma Photo

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