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Julio - insomnies moites









Ca peut servir


























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lundi 12 février 2007

j'aime courir

Petits_arbres_2 * pour l'heure et demie rien qu'à moi dans le week-end
* pour le nouvel itinéraire vers le Parc André Citroën
* pour le soleil et le vent sur mon visage
* pour les méandres du parc à travers les bambous, les buis, les pensées, les pommiers du Japon, pour les pentes et les escaliers
* pour la détente dans le dos, dans la nuque - la colère qui s'écoule foulée après foulée
* pour les canards sur la pelouse
* pour l'air un peu scandalisé des mamies que je double, comme si j'allais choper leur sac
* pour ma tenue de runeuse
* pour mes étirements sous le petit sapin
* pour le retour en marchant le long de la rue Saint Charles ou de l'avenue Felix Faure
* pour la douche chaud-froid d'après la course, la meilleure de ma semaine

Ma vie s'enrichit d'une autre dimension.

[Après un lazy week-end, z'avez-vu, y'a du nouveau sur ampm..]

dimanche 11 février 2007

lettre à nos filles

CalamityjaneEn lisant les si poignantes lettres de Calamity Jane à sa fille Janey, je mesure la chance que j'ai de vivre avec mes filles,

de pouvoir les palper, les humer,

les coiffer le matin

les regarder dormir

répondre à leurs questions

Oui après avoir lu ces quelques dizaines de lettres emplies d'un humble amour désespéré, je mesure ma chance de voir grandir mes petites de chair et d'os, au lieu d'adorer de loin, de si loin, un fantôme, un fantasme d'enfant - et me sentir moi-même devenir un fantôme, trop seule, trop loin de ce que j'aime.

Mes_calamities

vendredi 09 février 2007

ce que j'aime, moi, l'hiver

Avant_le_coucher

C'est décider de me coucher tôt, vers dix heures et demie, onze heures

M'affairer un peu dans la cuisine, rangeoter, étendre deux-trois pièces de linge, faire tourner une machine
Faire bouillir l'eau
Aller chercher la bouillote
Zioup, la remplir
La mettre de mon côté du lit pour chauffer la place
Tournicoter encore un peu, pyj, dents, crème, bisou dans le cou, couettes jusqu'aux oreilles des filles

Puis aller trainer 15-20 minutes avec le journal, avec mon livre, en déplaçant la bouillotte trop chaude par ci par là
Glisser dans le sommeil
Accueillir Nico

Toute la nuit, osciller entre toutes ces chaleurs, la couette par dessus, la bouillotte aux pieds, et l'homme à ma gauche

Oui, la longue nuit d'hiver a du bon.

[Et au matin, scruter le jour bleu pour compter les minutes en plus.]

jeudi 08 février 2007

les dîners

Decollete

C'est marrant les époques

Y'a des mois où on reçoit beaucoup, des tonnes de dîners, des tas de recettes rôdées ou des essais
Et pi, y'a des moments où on ne se risque plus à lancer d'invitation
Où on se dérobe
(Où j'ai envie de dire à Nico Vas-y sans moi)

Peur d'affronter une conversation vide ou convenue
Peur de mettre trop d'émotions sur la table
Peur de ces rencontres tristes, ou bien qui n'ont pas lieu

Allé, faut pas que je m'inquiète
J'ai le droit de temps en temps d'être mieux en pyjama, chez moi, avec mes petits magazines ou les lettres de Calamity Jane à sa fille
J'ai le droit de préférer courir le long de la Seine
J'ai le droit de ne pas affronter, pendant un moment, les regards pailletés, aprêtés, même si chaleureux, d'un dîner en ville.

C'est même le principe de l'hibernation...

[Et quand même, un projet qui me met en joie, nous avons invité deux copines de Chimène et leurs parents à goûter-dîner dimanche soir.. Je vais leur faire deux gâteaux d'Estelle.]

[Et sur ampm.. ]

mercredi 07 février 2007

un signe

La_chapelle_orthodoxe

Hier matin, je nageais dans les affres de la perspective de commencer le travail avec un nouveau client. Comprenez-moi, c'est bien beau d'avoir écrit une vingtaine de livres avec une quinzaine de clients,  mais les débuts c'est toujours quelque chose. Excitant et flippant. On peut toujours se planter, ne pas se comprendre, merder la relation...

A midi, je vais chercher le courrier. Et je trouve la carte d'une cliente, on a mis 4 ans 1/2 à aboutir entre le premier entretien avec son mari et l'impression du livre, c'est mon record absolu de longévité, à vrai dire je n'y croyais plus quand elle m'a appelée.. Et son petit mot, "C'est une réussite, les lettres de nos enfants et de nos amis affluent, ils ont enfin l'impression de connaître un peu mieux R., qui la plupart du temps se protège derrière une réserve de bon aloi."

Alors, alors, j'ai réussi quelque chose ?

Je suis partie à mon rendez-vous avec une confiance regonflée. Je crois qu'il ne s'est pas trop mal passé.

[J'ai de la valeur, j'ai de la valeur
mon programme des prochains jours :
sortir un peu de chez moi,
travailler l'emballage
retrouver des petites ailes]

mardi 06 février 2007

les cures

La_statue_renversee_1

Régulièrement, je trouve qu'il y un truc qui merdoie ; dans mon corps.

Parfois j'ai l'impression de perdre trop de cheveux
Le mois suivant, la peau des pieds se craquèle
Puis aux solstices, une baisse de tonus
Et mon visage tiraille...

Après mûre réflexion et petit tour de pharmacie, je finis par opter pour une cure, supposée me lester de mon mal. Dans un premier temps, elle me leste déjà de 10 à 20 €.

La cure doit durer un mois. En général, je prends mes granules, graminées, gelules, pastilles, très sérieusement pendant 3 jours. 3 jours au delà desquels la boîte se perd au milieu des autres boîtes, et j'oublie le mal qui me tarabustait.

Ce week-end, en commençant une cure d'huile de bourrache contre la peau vieillissante, j'ai farfouillé dans les boîtes de médocs et ai retrouvé toutes mes cures entamées. Que j'ai décidé de terminer.

Du coup, je prends 5 cachetons au p'tit dej (sans compter les gouttes contre le rhume). Du coup, j'imagine que d'ici 2-3 semaines,

j'aurai les pieds doux
le visage lisse
la pêche à fond la forme
une chevelure abondante
10 boîtes de moins dans les placards

A moins que tout ne se mélange et que je devienne une affreuse sorcière. On verra bien.

[Dimanche, nous sommes allés au musée Rodin..]

lundi 05 février 2007

les trous

Myfaceisback

Hier, je me suis mise à réparer les trous

Trous en dessous des bras de mon gilet fétiche (celui qu'Anne m'a donné avant de partir à SF)
Trous de doudous, réparation de réparures
Trous de la couverture au dessus de notre lit, un trou vieux de 5 ans qui me faisait honte à chaque fois que je faisais le lit
Trous des bras de chemise de Nico, sur lequel je couds un joli tissu
Trous du collant d'Alma, qui tombe et les déchire

Pour boucher les trous j'ai deux techniques, soit rapprocher les bords avec du fil à peu près de la même couleur, et le trou devient une cicatrice ; soit découper un carré dans une chute de tissu de Mané ou de Caro, ou un vieux caleçon de Nico, et en faire une jolie pièce "bourgeoise-bohème".

Je suis heureuse de reprendre mes ouvrages de dame (pendant que je parlais avec ma grand-mère, je poussais l'aiguille.. "Tu devrais prendre un dé.." "Je n'aurais pas la patience de coudre et recoudre cet affreux lapin..".. "Tu mets une pièce ? c'est pas terrible..").

Matérialiser le temps qui s'écoule (et me laisser bercer par l'amour de ma petite Mam).

[Un autre trou à combler, celui de la page blanche d'ampm, dont je deviens la rédac'chef de la quinzaine..]

samedi 03 février 2007

partir ?

C'est troublant comme, autour de nous, tous les amis ont fini par partir habiter un temps à l'étranger. Rome, Londres, Milan, Dubaï, Casablanca, San Francisco, Hong Kong, New York, Nairobi, Dublin, Santiago de Chile, Rio de Janeiro, Shangaï, Lisbonne - et nous ?

Nous, on reste à Paris. On reste dans notre bonne ville, attachés par quoi ? La lumière blanc-jaune sur le fleuve, la famille pas loin, les boulots installés là. Et peut-être, la peur d'aller tout recommencer quelque part ?

Jusqu'à présent, notre choix me paraissait cohérent, et depuis quelques semaines, j'ai envie d'ailleurs

Voir la mer tous les jours
Parler une autre langue
Me resserer autour des miens
Que les choses bougent, sans que cela dépende de moi

Ce ne serait pas une fuite ; juste, voir du pays, habiter loin un temps, avant de revenir savourer ma douce France.

vendredi 02 février 2007

la bouée

Drap

Elles reviennent les angoisses - soi-disant liées au boulot. Peur de ne pas y arriver, peur de ne pas trouver le temps et l'envie, je n'arrive plus à dormir la nuit et la journée je réfléchis mal, peur de ne pas savoir m'organiser, et les enfants, qui va s'occuper des enfants ? Je me shoote à coup de jus de citron et de litres d'eau, je me shoote aux massages de pieds avec des huiles douces, douces, je prévois de me lever plus tôt mais où est passée ma capacité à cadrer, à rassurer, où est passée mon envie de rencontrer, de faire, où sont passés mes alliés, ils n'en peuvent plus de mes yeux qui se noient dans les leur et tentent d'y trouver la bouée orange...

Oui je flanche, oui c'est dur d'habiter dans ma peau, et je sais, je sais pourtant que je vais le trouver, mon radeau, il est là quelque part à l'intérieur de moi, si je cherche bien il est là et m'attend pour me mener à bon port.

[Vous avez vu ce billet ? j'aime bien quand Nico raconte des histoires..]

Ma Photo

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