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Julio - insomnies moites









Ca peut servir


























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mardi 21 novembre 2006

les équations

Les_filles_1

Presque sans m'en apercevoir, je passe ma vie à poser les termes d'équations (avec plus ou moins d'x, y, z)

Comment rencontrer telle personne ?
Comment creuser ma relation avec telle ?
Comment pourrions-nous nous revoir, et que ça se passe bien ?
Comment vivre une vie des semaines pleines, mais pas trop ?
Qu'écrire d'intéressant sur mon nouveau blog pro ? (faut que j'arrête de vous bassiner avec, sinon quand vous allez le lire grosse déception !)

Mon cerveau processe, processe... ces questions en filigrane, tant que l'équation n'est pas bonne ping rien ne bouge et quand je trouve, Alleluia, ziva les mails et les coups de fils et l'élan revenu : j'ai trouvé.

Oui, ma vie d'aujourd'hui se résumerait à chercher les bonnes conditions d'exercice de tout, pour moi et pour chacun dont je me sens un peu responsable, le temps de la rencontre.

En fait, ça sert drôlement les maths, même à une fille comme moi..

[Hmm, ce soir gratin de potimarron, j'attends Nico pour le déguster me jeter dessus, bon j'ai un peu goûté la chair orange, ma bouche est encore pleine du goût de chataigne]

crédit photo, JS, merci..

Un poème, pour compléter ce texte, un poème de Paul Valéry trouvé sur le très beau blog D'ombre et de lumière

 

Il dépend de celui qui passe
Que je sois tombe ou trésor
Que je parle ou que je me taise
Ceci ne tient qu'à toi

Ami, n'entre pas sans désir.


 

l'urgence d'un livre

La semaine dernière, et cette semaine, mes clients déclinent nos rendez-vous (ils les reportent).

Tout d'un coup, le livre qu'on écrivait ensemble ne leur paraît plus si urgent ?

Bon, que leur dire ? Prenons un autre rendez-vous...

Ce qui surgit de ces plages de temps retenues, puis laissées vacantes, c'est ma propre écriture. Enfin, je prends le temps d'écrire mon blog pro. Et je me suis décidée à organiser, dans ma routine de tous les jours, un ou deux quarts d'heure pour noircir les pages d'un nouveau cahier, mince cahier blanc.

Sur la page de garde, deux mots tracés au crayon : Un amour.


Sur_les_galets_1

lundi 20 novembre 2006

pendant ce temps là

Hmm ça fait du bien, une p'tite pause de blog...

Pendant ce temps là, je concocte le nouveau site de ma Plume, pas mis à jour depuis (je n'ose même pas le dire tellement ça fait longtemps), qui sera.. un blog justement ! Bah oui la lourdeur d'un site, ça ne fonctionne pas avec moi.

Release du nouveau plumedevie.com en décembre.. ou avant : quand j'ai décidé d'avancer, j'avaaaaaance ! ça fait du bien aussi de réaliser ses projets, on se sent content de soi ; jusqu'au prochain nez dans son caca, beuark. 

samedi 18 novembre 2006

revenir à la vie

Je m'inquiète, quand je n'ai envie de rien.
Pas arroser les fleurs, pas faire les courses, ne rien inventer.

Ce matin, après une longue grasse mat' et un croissant au nutella, j'ai pris Alma dans sa poussette bleue, et nous sommes parties chez le fruit-et-légumier, et nous avons ramené des épis de maïs, de grosses pommes jaunes, plein de poivrons rouges, un potimarron, une grenade, des grappes de tomates, d'énormes oranges, une racine de gingembre, 3 ou 4 citrons, sans oublier les clémentines

Le rose m'est revenu aux joues.

Dans_lascenceur

[Et hop, pour fêter ça, je suis allée me prendre en photo dans l'ascenceur..]

J'ai toujours eu honte de mes états d'âme. "Tu t'écoutes trop", "Mais t'as tout pour être heureuse !"
On me l'a toujours dit ; et c'est vrai. [Heureusement, cette phrase de Daniel Balavoine, à laquelle je me raccroche parfois "Quand
Dans l'amour
Tout s'effondre
Toute la misère
Du monde
N'est rien à côté
D'un adieu !]

Et voilà, au milieu de cette vie-là, de micro-évènements me font chanceler. Adolescente, j'étais si triste, et je me cherchais des raisons de déprimer...Tandis que les merdes, les tuiles, les tragédies (j'ai connu ça moi ?) me trouvent campée sur mes jambes, arrimée à la terre, pour une fois.

[Et ce soir, j'ai eu droit à mon dîner annuel dans le bain !
Le boumoussant à la sauce satay, je recommande vivement..]

vendredi 17 novembre 2006

les rituels de Madame Alma

Alma_octobre_2006

Alma arrive à l'âge (18 mois ! las, le temps court..) où ça devient problèmatique d'aller se coucher. Elle met une demi-heure de plus que Chimène pour s'endormir et surtout, surtout, nous impose une série de figures et d'objets... qui a tendance à s'alonger.

L'homéopathie du soir - pschit, bonbons (au passage, l'adminstration matin et soir de granules et de liquide est assez contraignante, mais rien à voir avec la peur tout le temps de les voir tomber malades, qu'ils attrapent froid, qu'ils manquent l'école, et rebelote pour 15 jous sans sortir... quel confort !)

L'histoire - les histoires, une pour chacune, enfin, tandis que je lis son histoire à Chimène, Alma sort tous les livres de leur mini-bibliothèque, les piétine, cherche LA page qu'elle aime, fait un bisou au dessin qu'elle a repéré, hurle quand j'essaye de regarder avec elle les autres pages..

Et puis, et puis, on se penche par la fenêtre et on dit bonsoir à la ville, bonsoir camion, bonsoir poubelles, bonsoir machines à laver, bonsoir les vélos, bonsoir le monsieur qui rentre chez lui, enfin, z'avez compris le topo...

Ensuite chacune va dans son lit avec un livre (elles sont trop bichettes), Chimènou avec Doudou, Alma avec Pépé (sa poupée), Chum s'endort en 5 minutes, et Alma crie, Alma chougne, Alma nous réclame, au bout d'un quart d'heure on revient, les bras, re-tour de la maison, bonsoir la chambre des parents, bonsoir le bureau, bonsoir Papa qui fait la cuisine...

J'aimerais me souvenir jusque là, mes 18 mois, comprendre quel genre d'angoisse retient nos petits de sombrer dans le sommeil, et ce qui les attache à ces rituels qui se multiplient, et, et, et.. comprendre, quoi.

[Ce qui me rassure, c'est qu'on a connu ça avec Chimène, la série de petites manies, le doudou, le biberon d'eau, l'histoire, et elle nous rappelait 15 fois car y'avait tous les soirs un trucs qui manquait, et maintenant, elle est mignonne et s'endort en 10 minutes

Ou peut-être est-ce nous qui avons intégré ses rituels, qu'ils font tellement partie de nous qu'on ne s'en rend plus compte, tandis qu'Alma est encore un peu neuve... ]

Chum_avril_2004

[Chimène à deux ans.. Je me suis replongée, hier, dans ces photos.. c'est fou comme on oublie la façon d'être de nos petits.. et ses joues si pleines... ]

[Sept heures et demie, j'entre dans notre chambre, et avant de tirer Nicolas de la couette moelleuse, je ferme la fenêtre restée ouverte toute la nuit, just as my mother used to do.. Certains rituels ont la dent dure !]

jeudi 16 novembre 2006

les petits deuils

Route_marguerites_marguerettes Chaque journée apporte son lot de morts minuscules

un déjeuner que l'on attendait avec joie, et qui s'annule
un objet perdu, et auquel on tenait, et que l'on cherche en vain
une amitié naissante, qu'on n'approfondira pas
un ami qui s'en va
une opportunité de travailler qui finalement n'aura pas lieu
un plaisir qu'on se refuse
un amour auquel on renonce

et bien sûr, il y a tous les deuils qu'on inflige...

Je me demande si cette succession de désertions nous prépare aux plus grandes ?

[On entre plus facilement dans une relation si l'on a l'assurance qu'on pourra aller et venir à sa guise ; si l'on sait que l'autre ne nous retiendra pas malgré nous

Je m'émerveillais autrefois de ma capacité à nouer ces liens forts et légers, dans le train par exemple, ces discussions profondes tout du long avec mon voisin ou ma voisine ; lorsque j'en avais assez, lorsque j'avais besoin de retourner en moi-même, je savais prendre un beau sourire, et dire "Excusez-moi, le rythme du train m'endort, je vais faire un petit somme.." et l'autre comprenait je crois..

Je ne sais plus le faire, aujourd'hui.. Ou peut-être que si.. (il m'arrive d'aller me coucher au milieu d'un dîner, chez moi ou quand nous sommes invités, puis de réapparaître une heure après, toute fraiche)

Mais surtout, surtout, il me semble que j'enchaîne parfois ceux que j'aime (ou tente de le faire)

Je ne sais pas assez dire "ce n'est pas grave"

Faire ma plume de canard

Laisser glisser, laisser partir, laisser revenir... sans poser des mots, ni demander des explications, forcément..]

mercredi 15 novembre 2006

l'esquive

Esquive_2Il n'est pas rare que les gens s'esquivent

On leur pose une question qui ne les arrange pas, eh bien, ils ne répondent pas, tout bêtement ; ploups, un trou noir de silence (les garçons sont encore plus forts à ce jeu)

Je trouve ça dommage, parfois cela aurait été intéressant de comprendre

Et moi je suis comme le petit prince, quand j'ai décidé de savoir quelque chose, je repose ma question plusieurs fois (gentiment, hein)

En général j'ai ma réponse

Et parfois, je romps le fil...

[Il y avait cet ami qui me posait toujours la question qui fait mal, et je lui en ai gardé une dent

Il y avait cette amie qui mettait toujours le doigt sur le truc important et gênant, et je n'aimais pas répondre, mais je répondais quand même, et je lui sais gré des réponses que j'ai trouvé grâce à elle

La différence, je crois, c'est l'intention ; l'ami voulait me mettre mal à l'aise, l'amie voulait m'aider, sincèrement - et les deux à chaque fois atteignaient leur but !]

petits pas petits pas petits pas

(pour relancer Machine quand elle refuse de se dérouler)

* Acheter une baguette au pavot, préparer mon sandwich et aller pique niquer au square Saint Lambert
* Appeler Nico, le regarder, éprouver sa gravité et sa douceur
* Rappeler mes copines qui me manquent
* Appeler Papa Tu viens déjeuner ? Et hop, il me remet d'équerre..
* Dire à ma maman, et à mes filles, que je les aime
* Croquer un ou deux carreaux de choc aux noisettes
* Presser et boire des agrumes
* Poser un masque sur mes cheveux, du rimel sur mes cils
* Revêtir l'une de mes fringues chéries, aujourd'hui, un petit pull noir acheté 20 balles chez Kookaï stock (tiens, je pourrais y retourner à Kookaï stock..)
* Dîner dans mon bain
* Me faire border comme une toute petite fille
* Faire des listes

(ça va déjà mieux, tiens)

Le_chapeau_indvissable

[Pour illustrer ma note ; marre des mouettes ; tapé au pif dans un dossier de mon ordi, mai 2006 ; tombé sur le nez pointu de ma Chimène et son inséparable chapeau, qu'elle garderait même pour dormir.. On l'a égaré tout l'été, puis retrouvé à l'automne, en boule dans la poche de mon caban, du coup elle l'a revissé sur sa tête, en plein novembre, et la cagoule alors ? ]

bien roulée

Ces jours-ci, je suis d'humeur "renarde roulé en boule"

Renard_1

Blauschwarzer Fuchs, de Franz Marc

Quelle chance d'avoir un tableau pour traduire cet état d'âme particulier !

(Du coup, j'ai du le mettre 5 ou 6 fois depuis la création de mon blog..)

[Eh ben dites donc, Gilda, elle a eu de l'écho notre petite conversation de l'autre jour.. , et , au moins... Je vais me mettre à faire attention à ce que je raconte, si mes blablas se mèlent ainsi à la pâte mentale des uns et des autres]

mardi 14 novembre 2006

encore les oiseaux

Romeojuliettemovie_1 I want to
I want to be someone else or I explode
Floating upon the surface for
The birds,
the birds,
the birds.

You want me
well fucking well come and
find me
I'll be waiting
with a gun and
a pack of sandwiches
And nothing,
nothing,
nothing,
nothing

You want me
well fucking well come and
break the door down
You want me
well fucking well come and
break the door down
I'm ready
I'm ready
I'm ready
I'm ready
I'm ready

[Radiohead, Talk show host, extrait de la BO du film Roméo et Juliette]

Il y a 9 ans, Nico m'a fait découvrir Radiohead. D'abord j'ai aimé ; puis j'ai plus aimé ; aujourd'hui, ils sont pour moi les nouveaux Pink Floyd, les nouveaux Mozart, le reflet de l'âme moderne ; bah oui c'est ronflant, mais on a tous sa petite chanson fétiche de  Radiohead, qui reflète l'obscur de nos désirs, notre moment où on bascule. ]

A_nen_finit_plus_les_mouettes




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