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Julio - insomnies moites









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mardi 08 août 2006

le corps du blogueur

Place_photographe_1 Ne comptez pas sur moi pour écrire des notes à l'avance que je programmerai jour après jour pendant les vacances ; les textes écrits sur ce blog se conjuguent au présent.

Et ce que j'achète, moi, quand je vais sur un blog, c'est le corps du blogueur tapi derrière, qui guette mon passage. Alors je ne vous offrirai pas des demi-textes, privés du corps de Christie.

En revanche je laisserai la porte des commentaires ouverte, pour quand vous aurez envie de passer faire un coucou !

[Le matin je viens d'abord écrire ici pour me donner du courage.

3 jours avant de partir, je m'apprête à mener une négo difficile avec une cliente.. J'en ai parfois assez des bras de fer et des situations jamais posées, toujours en équilibre instable. ]

[Photo recyclée d'il y a plus de deux ans. Chimène venait d'avoir deux ans, il n'y avait pas d'Alma en vue... Que notre vie a changé !] (J'avais déjà mon p'tit bidon, though..) 

lundi 07 août 2006

les jours avec

  Les_jours_avec_2 Elle était heureuse de s'être laissée pousser les cheveux. Cette chevelure de setter irlandais était devenue à ses yeux l'atout maître de sa beauté. Elle aimait la manière dont les deux grandes mèches encadraient son visage. Oui, ses cheveux étaient l'objet de ses soins les plus jaloux.

                                                                    ***

Le mascara mal nettoyé avait laissé sous ses yeux une trace sombre, qui lui donnait un air tragique.


                                                                    ***
Après l'amour, elle éprouvait toujours le besoin de [ne pas tout diiiire !]

                                                                    ***
Ces jour-ci, elle croisait des gens très bronzés dans les rue de Paris semi-désert. La peau était hâlée mais le pas sans entrain, le visage chiffonné. Bizarre, se disait-elle, ces ex-vacanciers sont plus fatigués que moi qui suis sur le départ. Dur-dur de se réhabituer aux nuits de 6 heures.


                                                                    ***
La boulangerie d'en face avait fermé pour l'été. Pour le pain, elle avait dû se rabattre sur "la bonne boulangerie", à 5 minutes de marche, une espèce de chaine qui ne fermait jamais. Manger de ce pain-là vous rappelait le sens du pécher de gourmandise.
Il était bête d'avoir fermé le voisin, on s'y habitue au bon pain.


                                                                  ***

L'ironie des jours avec, c'est quand ils se terminent en jour sans.

Son père avait une histoire qu'elle aimait beaucoup écouter, jeune fille. L'histoire d'une jeune fille qui voulait découvrir le Japon ; son petit ami connaissait justement plein de Japonais disséminés dans tous le pays, et lui dit "Pas de problème, vas les voir de ma part, ils te recevront à bras ouverts."

Deux mois plus tard elle revient, la mine plutôt déconfite. "Alors, ça ne t'a pas plu le Japon ?" "Oh si, c'est un beau pays. Mais tu as oublié de me préciser une chose avant mon départ : les Japonais qui nous reçoivent attendent qu'on leur amène un cadeau. Tu ne le savais pas non plus, apparemment, quand ils t'ont reçu chez eux... Et ton cadeau, c'était MOI !"


Hansel et Gretel

Flou_artistiqueJ'ai emmené samedi Chimène à une "colo poney". Ce n'était pas prévu, pas prévu du tout, et puis après ses essais au club de notre amie, dimanche dernier, après le départ au Brésil retardé de quelques jours, et à la perspective du changement d'équipe du centre de loisirs qui l'accueille pendant la journée à Paris... Je lui ai proposé Tu veux faire du poney la semaine prochaine ? Et dormir là-bas avec tes petits amis ?

A ma grande surprise, elle a accepté avec enthousiasme.

4 ans, je trouve ça petit pour partir quelques jours loin de toute personne connue. Enfant, chaque séparation avec ma mère me rendait malade, et quand il faut vivre avec des inconnus je n'en dors pas plusieurs jours à l'avance encore aujourd'hui. D'ailleurs j'avais la gorge nouée lorsque je me suis arrachée à ses petits bras.

Mais Chimène n'est pas moi. Elle n'a pas pleuré - je l'ai regardée de loin partir avec les deux autres enfants de sa chambre, et leur monitrice, pour faire connaissance avec les poneys. Elle trotinait derrière, devant, tout semblait bien se passer.

En regagnant ma voiture, j'ai croisé une maman qui pleurait.

[Papa m'a téléphoné hier Et oui tu vois, les enfants ça n'a qu'un temps... Ils s'en vont très vite, finalement.
Il avait l'air fier de l'émancipation de sa petite-fille.

Je le suis aussi, et hier j'ai passé la journée à brainstormer sur des voyages au long cours avec Nico quand les enfants nous aurons quitté ; j'ai aussi pensé à des projets d'entreprise à monter. On verra ce qui en sortira - je ne réalise pas tous les projets que j'élabore, mais une bonne partie quand même, plus de la moitié. Je prends mes désirs pour une réalité, et chez moi les brainstormings ont quelque chose de dangereux !]

[Quant à Alma, elle semble ravie d'être efant unique. Cette place tout entière pour elle-même lui donne l'occasion de participer davantage à la maison, elle m'aide à arroser les plantes, elle est très gâtée et rigole tout le temps. A chaque changement d'équilibre dans la vie de tous les jours, je suis frappée du bien que ça nous fait à tous. Bon, faut pas que ça dure trop quand même..]

dimanche 06 août 2006

dans la valise, j'emmène

Auprs_de_moi_toujours_2Cette année, pas de voiture-maison, pas de maison accueillante où on pourra s'étaler pendant 10-15 jours : non non non, nous serons une famille nomade, mode de transport : l'avion, les bus et nos pieds, s'agit de bien calculer les bagages. Fiouyouyou, cette question m'occupe l'esprit depuis que nous avons résolu les problèmes plus sérieux (billets, passeports).

Au rayon livres notamment, j'ai prévu de n'en emmener que deux (pour moi - en plus des guides et d'un livre pour les enfants ; en plus du livre de Nicolas ; ce qui fera que nous serons tout de même à la tête d'une bibliothèque ambulante!). Grosse difficulté, et si j'en emmène un qui m'emmerde ? et si je le finis en une journée ? dans les deux cas, je me retrouverai gros jean bec d'ombrelle (vous la connaissiez celle-là ? je la tiens de ma cousine Camille, collectionneuse de locutions verbales et d'expressions populaires).

J'ai fini par opter pour

Auprès de moi toujours, de Kazuo Ishiguro
et Frankenstein, de Mary Shelley

(j'ai bien hésité avec Bonté divine, Lily la tigresse, La conjuration des imbéciles. D'ailleurs la valise n'est pas bouclée.. Je peux encore changer d'avis.. vous en dites quoi ?)

[C'est bon, c'est TROP BON d'avoir de nouveau accès à mon blogounet !]

samedi 05 août 2006

mouaif

J'ai plus de copines.

Soit on est brouillées.
Soit elles sont parties en vacances.
Soit elles sont parties habiter à l'étranger.
Soit elles sont à l'étranger et en vacances.
Soit elles sont là mais speed car elles partent bientôt en vacances...

En attendant, pour déjeuner, ou prendre un pot, ou pour papoter, je ne sais plus qui appeler !

'Reusement, j'ai mes clients
'Reusement, j'ai mes filles
'Reusement, j'ai ma grand-mère
'Reusement, j'ai mon Nico

MAIS CE NE SONT PAS DES COPINES !!!
(quoique..)

Et hier j'avais même pas Internénettes, j'vous raconte même pas the crisis. Du coup je reviens avec 40.000 idées de post (enfin, 2 ou 3 !)

jeudi 03 août 2006

choses qui me font me lever (tôt) le matin

Ma_jungle Cette année, mon activité professionnelle a décolé (je ne gagne toujours pas le salaire de mon assistante maternelle, mais m'achemine vers plus de régularité) et j'ai dû m'organiser pour travailler plus... Avec un enfant de plus.

Les journées, arithmétiquement, ont dû croître ; or, j'ai remarqué que quelque soit mon nombre d'heures de sommeil la nuit, j'ai besoin d'une sieste de 20 minutes. Si 9 h ou 6 h : même combat, j'ai opté pour 6 h de sommeil + une sieste de 20 minutes.

J'ai essayé les deux formules, travailler tard le soir ou me lever plus tôt le matin. L'entrain du matin, la pesanteur du soir, y'avait pas photo, je suis du matin. Et hop le réveil à 6 h, 2 ou 3 fois par semaine, histoire de bosser avant le réveil des enfants et du chat (mon homme).

Quand j'ai moins de travail, je ne me lève pas si tôt... mais je devrais. J'aurais alors le temps

* de presser des oranges à mes amours
* de prendre l'air du matin sur la terrasse
* d'arroser tranquillement mes plantes, d'inspecter le dessous des feuilles, de féliciter celles qui vont bien (mes orangers, mes deux !! font des fleurs et des bébés oranges) et d'encourager les faiblardes (par contre, j'ai trop arrosé les gerberas : un peu comme certains p'tits vieux, ils souffrent d'hyper hydratation..)
* de boire tranquillement un petit thé ou un jus de citron..
* de m'étirer-yoga, le chat, la feuille, le salut au soleil..

Et de réveiller chacun avec le calinou approprié.

Toutes ces choses que je projette et n'ai souvent pas le courage de faire le soir, parce que ma couette et mon top bouquin me tendent les bras.

Oui, demain je mets le réveil à 6 h (et demie).

[La motivation, la vraie motivation pour un réveil matinal, est de donner une belle couleur à ma journée : par le temps pris pour moi, par le temps pris avec mes amours, afin de ne pas accumuler durant tout le jour la frustration d'avoir pressé les enfants, envoyé chier Nico et de ne jamais prendre le temps d'accomplir les activités qui me ressourcent. C'est trop important, pour moi, le matin..]

absente pour la journée

J'ai décidé d'aller écrire (travailler) au café aujourd'hui.

Ouf, terminé le manuscrit qui m'occupait depuis 10 jours, je suis heureuse de passer à autre chose. En même temps je suis un peu perdue, ai du mal à décider par quel bout aborder tout ce qui me reste à faire avant le départ.

Envie de renouveller mon air, mon paysage. Pour moi, rien de tel que le café.

A la rentrée, je vais m'arranger pour aller y bosser au moins une journée par semaine, ça me pèse trop la maison toujours sur mon dos, France Culture, Satie, et le soir les enfants et leurs exigences, j'ai besoin d'AIR.

ps : pour les mamans qui, comme moi, passent beaucoup de temps avec leurs petits - bah oui, travailler chez soi permet de les garder avec soi quand ils ont un petit coup de travers, ou quand la nounou a un pépin - j'aime bien les idées et l'esprit de ce blog. Hier j'avais Alma, et elle a passé l'après-midi à jouer avec les poupées russes de Chimène, ça lui a beaucoup plu.

[La photo ce soir ou demain, j'emmène l'appareil photo ! Allé zou ! Bonne journée..]

mercredi 02 août 2006

je n'admets pas qu'on m'emmerde

Je viens de supprimer un commentaire odieux.

Dorénavant, je détruis sans me prendre la tête tous les commentaires insultants ou insinuants, et j'interdis de commentaires immédiatement les personnes qui les font (quand je ne les connais pas, avec les habitués on a le droit de ne pas être d'accord, c'est même rafraîchissant).

Ce blog, c'est d'abord pour me faire plaisir que je le tiens. Et la bave du crapaud atteint la colombe, ni noire ni blanche, un peu grise comme tout le monde.

Gros bisous. Bienvenue aux nouveaux, bienvenue au débat quand il est respectueux.

Julie

Julie_depardieuJ'ai lu dans (j'ai honte mais bon j'adore ce magazine, il me donne plein d'idées) Allé j'assume, j'ai lu dans Biba une interview de Julie Depardieu. Depuis, j'y pense très souvent (ça fait 10 jours).

"Ce qui m'énerve : les gens qui laissent couler l'eau quand ils se lavent les dents (même si c'est très tentant).

Pour me remonter le moral : je mets des fleurs dans ses cheveux. C'est très difficile de continuer à faire la gueule avec des fleurs dans les cheveux. Et plus ça va mal, plus je mets de fleurs."

Voilou. Elle m'énerve-touche cette nénette, je ne sais pas pourquoi.

[La photo je l'ai trouvée sur le site actuaciné.]

Et vous, comment vous faites pour vous remonter le moral ?

mardi 01 août 2006

léonin

Kermesse_1 Pour atteindre une femme, frappez-la donc dans ses enfants (ou dans son absence d'enfants).

Aujourd'hui je pousse un cri de ras-le-bol contre la situation faite aux mères à Paris.

Dans le 15ème arrondissement, où j'habite, une place en crèche est offerte pour 10 enfants ; comment sont-elles attribuées ? Mystère et boule de gomme. Nous avons fait une dizaine de demandes, avons appelé les crèches tous les mois, nous sommes déplacés pour voir l'adjointe chargée de la petite enfance - parlons-en de l'adjointe, une certaine Madame Bruno qui reçoit les vendredis de 9 h30 à 12 h 30, les parents ou futurs parents se lèvent à 5 h du mat' pour avoir un ticket, nous sommes 40 dans la file et il y a 10 places à tout casser, on se croirait en Union Soviétique. Donc, pas de rendez-vous. Une commission annuelle, en mai (trop con si vous vous vous pointez en juin), pour attribuer les places, personne ne vous prévient si vous n'avez pas été retenu... Vous appelez la crèche et là on vous dit "Ah ben si on ne vous a pas écrit alors c'est que c'est pas bon.." Pourquoi mais pourquoi ? J'ai appelé toute l'année, je suis HYPER motivée...
Ah ben c'est con pour vous ma p'tite dame.

De l'autre côté, les assistantes maternelles libérales, aggrées et suivies par la mairie, mais qui fixent leurs tarifs, leurs vacances, leurs conditions, tout. L'année dernière, quand on les rencontrait pour choisir celle d'Alma, une charmante dame m'a annoncé qu'elle travaillait 4 jours par semaine, mais voulait être payée 5 jours. Et cette honnête femme croulait sous les demandes ! 

La mienne prend ses vacances en septembre (alors que tous les petits dont elle s'occupe ont un frère ou une soeur en âge scolaire) et m'engueule si je décale d'un jour notre départ en août, "J'ai pris des rendez-vous". Soit Maryse, mais je vous paie ce jour-là, qu'Alma soit là ou pas, alors votre rendez-vous.. Comment dire..
Et si on n'est pas content, semble-t-elle me dire à chaque mini-bras de fer, si on n'est pas content  on peut arrêter, elle trouvera 10 enfants pour prendre la place d'Alma.

Alors je m'écrase, beaucoup trop, ça fait 4 ans que je m'écrase et là j'avais besoin de dénoncer cette situation faite aux mères qui travaillent.

Problèmes de pays riche certes, de pays privilégié sur le plan de l'aide aux femmes qui travaillent, et de pays où il reste beaucoup à faire sur le plan de l'attitude pour rendre plus vivable notre vie de femmes équilibrées, de femmes écartelées.

[Maviesansmoi est lu par plein de futures mamans, dans tous les sens du terme... Rassurez-vous, être maman et travailler - de mon point de vue - c'est aussi synonyme d'une vie riche et pleine ! D'autant qu'en France, on a le choix et on est très supportés par la collectivité, malgré tout. ]

Ma Photo

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