Rien ne s'est passé comme prévu (normal, je n'avais rien prévu).
Nuit. Rhume qui couve. Gorge scratchée. Yeux grands ouverts dans le noir, j'ai fini par me lever et aller travailler de 2 à 3 h du matin.
Matin. Petits yeux, nez coulant, envie de rien. Heureusement, j'ai rendez-vous avec Lola au café Marly.
10 h. Les dessins d'Ingres. Ses désirs mis à nus devant nous. Fétichisme du pied. Une petite fille dort dans une poussette, j'envie sa mère de l'avoir avec elle.
12 h, au Virgin je feuillette des livres pratiques et écoute en me balançant le disque de Holden, le prochain sur ma liste. Le téléphone sonne, je ne l'entends pas.
12h10 je finis par me détâcher d'Armelle et de sa chevrotine, finis par entendre le téléphone qui insiste ; c'est la voix désolée de Nicolas, Alma a vomi, est fièvreuse, ta journée pour toi...
12 h30 je file sur mon vélo tigré, petit détour par la passerelle des Arts sous le gris
13 h30 Alma rit en me voyant arriver ; elle a l'air plutôt en forme... le docteur diagnostique une laropharyngite, quant à moi je suis de moins en moins brillante rapport à ma gorge qui rape et ma tête qui vibre.
15 h sitôt arrivées chez nous on se pose sur le canapé, et nous endormone l'une sur l'autre.
16 h j'ouvre un oeil, vais coucher Alma dans son lit, me concocte 2 Nurofen + une potion thym citron miel + un bain à l'huile de lavande. Au lit.
18 h je suis fraiche comme la rose. La soirée peut commencer.
21 h Dîner avec Pauline dans un resto auvergnat rue Laplace. Un meuglement de fausse vache nous accueille lorsqu'on entre, je ris de plaisir, plaisir qui ne se démentira pas pendant la truffade au cantal.. Mama mia !
Ce matin j'ai très envie de travailler. Vive les pauses !
[Relevé ce passage de Rousseau dans le livre de RB : "Qu'on épie ce que je fais, qu'on s'inquiète de ces feuilles, qu'on s'en empare, qu'on les supprime, qu'on les falsifie, tout cela m'est égal désormais. Je ne les cache ni ne les montre. Si on me les enlève de mon vivant, on ne m'enlèvera ni le plaisir de les avoir écrites, ni le souvenir de leur contenu, ni les méditations solitaires dont elles sont le fruit..."
Celui qui crée, quoi qu'il livre, demeure insaisissable. Ouf.]
[Portrait de Jean-Jacques Rousseau par Maurice Quentin de la Tour]
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