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Julio - insomnies moites









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samedi 19 novembre 2005

l'enfant préféré

Toutes_les_3"On demandait à un sage :

Tu as de nombreux enfants, quel est ton préféré ?

Il répondit :


Celui de mes enfants que je préfère,
c'est le plus petit, jusqu'à ce qu'il grandisse,
celui qui est malade, jusqu'à ce qu'il guérisse,
celui qui est prisonnier, jusqu'à ce qu'il soit libéré,
celui qui est malheureux, jusqu'à ce qu'il soit consolé."

[A Annick,
à toutes les mamans qui lisent ce blog
à tous les enfants préférés qui lisent ce blog
mon petit cadeau du soir, ce poême qui m'accompagne depuis que je suis petite, et que j'ai eu l'occasion de vérifier depuis la naissance d'Alma, lors des régressions de Chimène, de ses maladies, de ses chagrins de grande fille... je pense aussi aux larmes d'Alma quand nous l'avons laissée tout à l'heure pour aller au cinéma avec Chimène, apparemment elle pense que ce n'est pas une assez bonne raison pour la confier. ]

jeudi 17 novembre 2005

je me souviens

Whou_1Mardi 15 novembre, j'ai souhaité pour la 13ème fois son joyeux anniversaire à Violaine.

13 ans d'amitié font de toi ma plus ancienne amie, et la pointure des seins mis à part (tes amis et les miens ne jouent pas dans la même cour), on me dit souvent que nous nous ressemblons.

Capter un peu de la douceur de Violaine... sans doute as-tu pris des choses de moi, une façon tendre de regarder ceux qui nous plaisent, et puis des grands principes que j'ai oublié depuis qu'on en a parlé ("Les enfants, faut les emmerder que pour les choses importantes"; tu parles !)

Le 15 novembre il y a 13 ans, nous étions encore en train de nous apprivoiser ; certains soirs, je te raccompagnais jusqu'à chez toi en poussant mon vélo, et nous nous racontions des ébauches d'histoires d'amour. Pour tes 17 ans, nous t'avions organisé une fête surprise, l'appât c'était moi..

Je me souviens d'une soirée douce et piquante, dans le salon de tes parents il y avait ta petite soeur de 4 ans, pas encore couchée, qui faisait du charme à ces garçons qui allaient devenir pour certains nos petits copains, pour d'autres nos grands amis, et pour deux d'entre eux, nos maris.

Je suis heureuse que nous ayons su nous réapprivoiser au travers des étapes de ces 13 ans. Les naïves ont fait place à des fofolles, puis amoureuses ferventes, collocataires, jeunes mariées, et mothers of 2. Et aujourd'hui Chimène demande à ton fils : - Tu m'aimes ? - Non..

Biquets_on_the_beach

mercredi 16 novembre 2005

American tabloïd

American_tablod_1Après avoir lu the black dalhia, et déçue par le dernier Dennis Lehane, je me dis que je ne veux plus lire d'autres polars que ceux de James Ellroy. Ses romans sont des mondes en soi, où il ne simplifie pas l'intrigue ni les caractères de ses personnages comme généralement dans les policiers. Ellroy malmène son lecteur, le force à suivre dans la noirceur des arcanes du pouvoir, de la manipulation policière. Brr. Dans American tabloïd, la manière dont il fait parler ses personnages me fait penser à Faulkner ; et donc me ramène à l'été meurtrier et à Antonio Lobo Antunes chéri. Faut se concentrer, les infos sont données au détour d'un monologue, et au compte goutte ; faut se rappeler les cours d'histoires sur l'Amérique des années 50, Marilyn et John, le mac cartysme. Heureusement que c'est une période sur laquelle beaucoup de livres ont été écrits, que j'ai lus, Blonde, J'ai épousé un communiste, et le film sur Howard Hugues...

Bon, j'y retourne. Je ne sais pas si je vais réussir à aller jusqu'au bout, c'est très fort ET il fait 780 pages, et j'ai une tendance énervante à laisser choir les bouquins en ce moment.

American tabloïd, James Ellroy

Narcisse

BicouniY'en a marre de raconter toujours les bons mots des enfants (enfin, ceux de ma p'tite p'tite sont encore assez rares), alors que moi aussi je suis une rigolote.

Ma perle d'hier au docteur Chacha (l'homéopathe accupuncteur, également magnétiseur et guérisseur de chagrins d'amour, ai-je appris récemment, et qui soigne PLEIN de stars), je suis sûre qu'il l'a racontée à tous ses patients de la journée.

Cher docteur, lui ai-je dit, vous êtes mon dernier recours avant Sainte Rita.

[C'était ma minute d'autocélébration je ne recommencerai plus, quoique, cela donne bein du courage avant de se mettre au travail.]

[Je suis bien contente d'avoir commencé à prendre des notes de lecture. Recueillir le vague qui ressort de la rencontre avec un livre. Et je me rends compte que je m'y livrerai sans doute bien plus que dans mes notes habituelles.. ]

mardi 15 novembre 2005

passer l'hiver

Passer_lhiver_1Allé, je me lance dans les notes de lecture. Ne m'en veuillez pas si ce sont plutôt des notules, je ne suis plus si forte dans l'art du commentaire composé ; mes sensations, le parfum que j'ai gardé du livre.

Des vies dans des impasses, et pour nous sauver de la faillite imminente, la chair  ; les personnages ne sont pas dupes, le rapprochement des corps n'est qu'un répit, mais la tendresse partagée c'est déjà ça de pris ; et elle aide à survivre.

Un recueil de nouvelles que j'ai avalé en deux soirées (parfait pour ceux qui n'aiment pas lire long, et qui ne débordent pas d'optimisme).

Passer l'hiver, d'Olivier Adam

fishing family

Fishing_family 

Deux petites heures de notre week-end, passées sous le crachin à pêcher dans l'étang. Chimène court d'un pêcheur à l'autre en manquant à chaque pas de trébucher dans la boue (elle a fini par réussir). Alma et moi, goguenardes et joyeuses. Et Nico, tout fier de sa prise.

Le reste du temps, nous étions devant la cheminée, 17 adultes plutôt calmes et 10 enfants de moins de 4 ans ravis de se retrouver. Les nullipares ont trouvé l'ambiance un peu bruyante et se sont enfuis assez tôt. Bizarrement, moi, je suis repartie très reposée.

Je repense à ce passage de Comment ne pas être une famille parfaite, qui recommande de chouchouter les copains célibs ; ben on trouvera une autre occase..

vendredi 11 novembre 2005

l'aventure en famille

Ballade_en_familleCe n'est pas chose aisée que de concilier les désirs de 4 personnes d'âges et/ou sexes et/ou caractères différents. Alors, dans ma petite famille, on fait souvent des choses deux à deux, ou seuls, en variant les combinaisons.

Mais mon objectif secret est que nous puissions bientôt multiplier les aventures en famille. Déjà, avec ce projet qu'on a de partir tous les 4 au Brésil cet été, car un couple de supers amis s'y marie. Dans la vie quotidienne, on va commencer à emmener Chiménette dans des spectacles pour enfants, au ciné... Mais à 4 ?

J'ai retrouvé à Malacoffre, au bout de la rue où habite ma grand-mère, une piscine immense conçue pour tous les âges de la vie : un grand bassin pour nager, un autre pour exécuter des plongeons maousses, un bain moyen pour les enfants qui apprennent à nager et une pateaugeoire à l'eau bien chaude pour les petits. Nous l'avons inaugurée l'autre jour avec Chumette, elle a découvert les casiers à vêtements où il faut mettre une pièce, et le pedivulve glacé, et la douche bien chaude à la fin, quand on appuie sur tous les boutons de douches en passant sous chaque jet...

Prochaine étape : y aller tous les 4 ; je suis fatiguée à l'avance de la dépense d'énergie que c'est d'embarquer tout le p'tit monde avec les bonnets, les serviettes, les maillots, et impatiente à l'avance de voir Alma dans la pataugeoire, de partager ça avec Nico. Je vous raconterai.

[J'ai choppé cette envie dans le livre que m'a offert Marianne au moment de la naisance d'Alma : Comment ne pas être une famille parfaite, de Libby Purves. Je crois que je vais le relire de temps en temps]

jeudi 10 novembre 2005

ingratitude

Nattes_1Ce matin, j'étais en train de coiffer Chimène dans la cuisine - après l'avoir calinée, levée, félicitée pour son lit tout sec, après avoir négocié les habits du jour (Je veux une robe maman !), l'avoir déshabillée, tartinée de crème pour son eczéma, habillée, tout ça en l'écoutant, puis je lui ai servi ses céréales pailles dans un bol de lait pas trop petit... Nicolas était parti finir de s'habiller, moi je n'avais pas avalé la première bouchée de mon müesli (parce qu'en parallèle je m'occupe aussi d'Alma)

Donc vous voyez la scène, Chimène entre mes jambes, et Alma en face de nous, dans son transat, en train de bouloter le bonnet d'un lutin...

- Je t'aime, mon bébé, dit Chimène d'une voix attendrie. Je t'aime mon bébé (elle répète souvent plusieurs fois, au cas où on aurait mal entendu, ce qui serait étonnant si on considère le volume de sa voix pointue).
- (Moi) C'est gentil ça... Et moi, tu m'aimes ?
- Hmm (elle réfléchit), j'aime surtout mon papa !

Ca m'apprendra à poser des questions à la con.

[photo prise par Claire-Lisou à Menherbes.]

mardi 08 novembre 2005

que les taiseux se taisent

Je suis plutôt attirée par les hommes taiseux. Les bavards deviennent mes amis, et on en reste à l'amitié (ce qui est déjà énorme).

Ce qu'il y a de bien, avec les taiseux, à part l'espace qu'ils me laissent pour parler, ce sont leurs gestes ; leurs silences, toujours éloquents - quand je ne parle pas, moi, j'ai l'impression d'être morte.

Le seul inconvénient des taiseux, c'est quand ils se mettent à parler. Ce qu'ils disent est généralement bien moins intéressant que ce qu'ils taisent. Ca tombe à plat.

Déception, lorsque le voile se soulève.

Hier, en faisant mes courses au Franprix, j'ai échangé mon 68ème bonjour avec le mec du Franprix - Bonjour, non, bonsoir, m'a-t-il dit d'une voix suave. Suave et douceureuse, que je n'avais jamais remarquée, que j'ai détestée, nous en resterons aux bonjours. (Non que j'ai échaffaudé des plans dingues avec ce Monsieur, mais nous aurions par exemple pu boire un thé à la menthe chez le Libanais d'en face).

Et ça n'a rien à voir, mais quand je suis remontée des courses Guillaume, le babysitter des filles, m'a annoncé qu'il arrêtait de venir les garder. Tout ça m'a mis le moral dans les chaussettes.

lundi 07 novembre 2005

fleurs de serre

RetroLe monde autour de moi parle de violence, des hommes démolissent des hommes, démolissent leurs écoles car ils ne se voient pas d'avenir, démolissent leurs installations sportives car ils détestent leur corps... ?

Et moi je pense à Chimène, ma petite fleur de serre qui nous a tellement fait rire pendant ces journées passées ensemble, pendant ces heures où loin de nous des voitures brûlaient. Je devrais noter, noter toutes ces phrases enchanteresses de ma petite mafieuse. Un jour elle me demandera Dis-moi comment j'étais quand j'étais petite (aujourd'hui elle me demande comment j'étais moi, enfant, par exemple, si comme elle j'aimais le chocolat et les framboises, ou si j'avais peur dans le noir, et ça la rassure quand je lui raconte les stratagèmes de mon père pour m'aider à m'endormir, les guilis, les gentilles fessées...)

Je contemple le joli stylo rose que Nicolas a choisi pour moi, sa plume crissante et fine me donne envie de bleuir des lignes et des lignes et des lignes, bien joué Bébé.

Chimène nous entendait répéter le Requiem dans la voiture et m'a demandé Maman, pourquoi tu chantes toujours la même chose ?

[Alma aussi nous fait bien rire, avec ses bulles ou son sourire de Sim, et ce qui est poignant c'est que Chimène voudrait l'imiter... Et alors au lieu de rire j'attrape un peu le cafard...]

Ma Photo

juillet 2009

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