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Julio - insomnies moites









Ca peut servir


























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vendredi 22 avril 2005

petite chèvre butée

Caprice

De l'italien capriccio, lui-même formé sur capra : « chèvre ». Attesté en italien au XIIIe siècle au sens de « frisson » (de peur ou d'horreur), puis au XVIe siècle, au sens de « désir soudain » ou » idée fantasque ».
Exigence, parfois accompagnée de colère. Un caprice d'enfant.

C’est la colère qui m’interpelle dans la définition. La violence de la frustration, ce brusque rappel à la réalité qui fait de ce désir violent subit, une envie nécessairement passagère et non mémorable. Comme si la fantaisie ne devait être que brève pour ne pas nous faire tomber de l’autre côté de la ligne, celui de la folie. Difficile alors de répondre à la demande de Christie puisque toutes mes envies sont déraisonnables. La vie, les autres se chargent de me ramener sur terre. Dans la boue plutôt. Et je me mets en colère forcément puisque, comme une enfant, je désire intensément l’impossible. Alors comme une petite chèvre butée, je retourne rêver de ma maison ronde tournant avec le soleil et je me bouche les oreilles pour ne pas vous entendre m’enjoindre d’être raisonnable.

Sophil

carioca

Favella_view_2_1envies de là-bas

des envies qui debordent les mots
comme des traces de là-bas
le là-bas du passé
des envies qui se declinent
en latitudes et longitudes
en songes d'armorique
et rythmes cariocas

arpenter la lande bretonne
pousser du côté du Cap Fréhel
descendre sur la grève
et gouter les embruns

remonter le rio Caraiva
courir sur le sable de braise
se meler aux corps moites
et s'enivrer du son du forró

il y a longtemps des envies d'exil
une vie (re)construite au loin

aujourd'hui amputée de là-bas

Thiphaine r-

ce fils dont j'ai tant parlé...

160804_1408_1

     ENVIE que mon regard
     Le porte loin,
     Loin le plus loin possible,
     Jean-Sébastien,
     Ce fils autiste dont j'ai tant parlé !
     Il m'a montré le si beau chemin
     Des regards qui maintiennent
     En VIE !!!!!

Annick

jeudi 21 avril 2005

la dernière fiche de paie

Vanbremeersch_christie_1800Ce matin, je me suis battue avec mon foutoir administraitf. C'est ça le truc quand on a moins de boulot, on ouvre les yeux et on voit toutes les merdouilles accumulées.. et qu'il faut bien régler avant d'avoir 10 000 $ de pénalité à payer.

Ce matin j'ai aussi rédigé la dernière fiche de paye de Marie-Laure, la nounou de Chimène. Ce soir, pour la dernière fois j'irai chercher ma Boulette chez sa nounou. Ce soir, je récupère ma puce, pask'on a décidé qu'il n'y avait pas de raison qu'elle parte tous les matins chez l'assistante maternelle si je ne travaille pas (c'était le plan), pas de raison qu'Attila-qui-ne-s'appelera-plus-Attila reste au chaud avec moi tandis que Fraisinette ira chez Marie-Laure.

Deux ans 1/2 de petites traditions s'achèvent ce soir. Discussions au square, confidences, remontage de moral, engueulades... J'ai un peu peur de ce que sera ma vie avec Chimène non stop ou presque (on a trouvé une halte garderie pas loin, où va déjà son amoureux et qui l'accueillera 3 matins par semaine), j'ai peur de ne pas être patiente, ni libre, ni...

Et en même temps, la connivence avec ma pucette les jours où elle est malade et où je la garde, quand je prends vraiment le temps de l'écouter, jouer avec elle, entrer dans son petit monde. Le soir c'est trop court.

Arriverai-je à reprendre du collier en septembre ?

Je pense à la tristesse de Marie-Laure, il ne lui reste plus qu'une heure à passer avec cette petite fille qu'elle a connu lorsqu'elle avait 6 mois..

danse rituelle

Dsc00141_400bisdepuis la rue
Les distinguer dans la vitrine
s'en aller
...
y penser
...
dans la boutique s'en approcher
les étudier
de près
...
y Penser
...
un jour les essayer
odeur du cuir
cambrure du pied
...
y PENSER
...
et puis n'y plus tenir
les acheter
Vite les chausser pour être une autre
par : Not_Imelda

A nous deux la vie !

EnviecathOn a envie d’été, mais pas seulement :
On a envie de soleil mais pas trop, pour retarder la lucite estivale bénigne
On a envie de fleurs mais pas n’importe lesquelles pour éviter le nez bouché et les yeux bouffis et pleurnichards aux pollens de graminées
On a envie d’un balcon fleuri et bien tenu, avec des tomates cerises en grappes et de la ciboulette parfumée mais on sait bien qu’on a les pouces désespérément pas verts
On a envie de rangement pour un appart’ tout beau tout propre mais sans rien jeter : on ne sait jamais !
On a envie de chocolat (Noir Côte d’Or Poire intense ou Nestlé Noir Cerise) pour ôter l’angoisse qui étreint trop souvent la gorge et le cœur, mais la balance va encore être désagréable

Alors on a des envies allégées :
On a envie de faire réviser le vélo qui dort dans la cave depuis une petite dizaine d’années (sûrement resserrer les freins comme pour ralentir devant la vie)
On a envie d’un bain de mousse voluptueux dans une baignoire ronde comme un ventre maternel, une coupe de champagne à la main pour le plaisir sans trop de calories, avec un le bruit des vagues en fond sonore pour noyer le passé, les autres et l’ancien moi, mais tout cela résiste…
On a aussi envie de fêtes de famille et de retrouvailles : ça tombe bien, des fiançailles sont prévues début mai !
Tout ça, c’est parce qu’on a envie de plonger et de s’autoriser à écrire, à rythmer sa vie autour de l’écriture pour, au bout de l’envie, porter un livre jusqu’au bout et le voir naître enfin…
Mais comme on a des années de raison raisonnable et raisonnante derrière soi, on reste avouable avec l’envie de chaussures de Shéhérazade déjà essayées à trois reprises dans la boutique aux tentations (« oui madame, on a toujours du 37, vous voulez les essayer encore une fois ? ») mais le banquier va gravement soupirer…

Alors on décide d’avoir envie de vivre. On regonfle le vélo, on sème les graines de tomates cerises, on vide un peu le trop plein de l’appartement, on achète les chaussures si belles en rose cuivré pour mille et une vies à venir, on ouvre un fichier « Projets écriture » dans l’ordi et… on a envie de devenir soi et de crier en regardant le panorama de verdure offert par le balcon : « C’est l’été : à nous deux la vie ! »

Cath

on en a une énooooorme envie

Gato

Une grosse ENORME envie de chocolat!
Voila, c'est pas très déraisonnable, mais pour une petite puce de 14 mois c'est deja pas mal !
 

mercredi 20 avril 2005

en vie

-envie d'être mince et d'avoir le ventre plat,
-envie d'être grosse et d'avoir le ventre plein ...de vie,
-envie de partir au bout du monde en amoureux,
-envie de partir avec les enfants n'importe où,
-envie de faire l'amour toute la journée et même la nuit,
-envie de dormir toute la journée et pas la nuit,
-envie de voir mon papa et de lui dire qu'il me manque et que je l'aime,
-envie de ne plus croire parfois que mon papa est encore en vie,
-envie d'être envie pour tous ceux que j'aime,
-envie que tous ceux que j'aime soient en vie...

Agnès

son caprice du moment

Venise_jennyMon caprice du moment est déraisonnable, c'est le moins qu'on puisse dire.
Mais qu'y puis-je ? Dès le retour en train, une seule idée en tête : y retourner.
Trois jours, ce n'était pas raisonnable : tout au plus une mise en bouche !
On m'avait prévenue. Tellement d'avis positifs : j'allais être déçue, inévitablement.

De l'eau,
des palais fastueux et décrépis,
de l'eau,
des ruelles sombres et étroites,
de l'eau,
des ponts en pierre, en bois, petits, majestueux, couvert,
de l'eau,
des partitions de linge coloré,
de l'eau,
un campo,
de l'eau,
une église, des églises,
de l'eau,
des sonnettes en cuivre au soleil,
de l'eau,
des campaniles penchés,
de l'eau,
des terrasses sur les toits,
de l'eau,
des fleurs aux fenêtres,
de l'eau,
une envie de chanter au bord des lèvres,
encore de l'eau :
Venise !

Jenny

mardi 19 avril 2005

garde meuble

O_jardim* Un chat en bois de Caroline (il se balade dans les plantes)
* Une chaise longue en tissu bayadère (réveillée tôt le matin je m'installe dedans pour lire)
* Un arrosoir design orange (ne me quitte pas depuis 4 ans)
* Une photo bizarre en rouge et blanc
* Un bonhomme burkinabé
* Deux ou trois livres de Claire-Lise (dont Suzanne la pleureuse), plus la moitié de sa boîte à bijoux qu'elle a semé de ci de là
* Une veste sans manches et des espadrilles oubliées par Luc (un vêtement par soirée)
* Une écharpe en vison de ma grand-mère à faire peur (avec la tête et les pattes)
* Un pantalon en tissu moiré genre "serpent" (appartenant à Maman, qui n'a pas apprécié quand je lui ai dit que c'était pour un déguisement...)

Les amis qui partent nous confient des pièces clé de leur mobilier. Puis ils reviennent, voudrait récupérer leur bien auquel on s'est habitué. Zut de zut. Ne me prêtez plus rien, je suis une vraie usine de récupération. 

Je sens que je vais recevoir des coups de fil moi demain " ah c'est toi qui l'avais.."

Si je pouvais aussi recevoir des mails de participation au concours de fraisinettes...

Ma Photo

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