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Julio - insomnies moites









Ca peut servir


























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jeudi 17 mars 2005

j'ai mal là

SachsLes médecins - plus je les fréquente, record absolu depuis 6 mois , et plus j'aboutis à la réflexion qu'on est le meilleur médecin de soi.

Hier au square, une copine de l'aquagym me montre sa ceinture de soutien du dos, qui lui permet de marcher en se fatigant beaucoup moins. Ca fait 6 mois que je parle de mes douleurs au médecin (un homme), que je vais voir un ostéopathe (un homme), personne n'est foutu de me parler de cette ceinture.

Mes dents - douleur liée à la grossesse, m'ont dit 3 dentistes sans regarder s'il y avait autre chose, et hop un mal incessant pourrait être soigné au liquide de rinçage.. J'ai dû le lui suggérer moi-même, au 4ème dentiste, Et si vous regardiez là y'a pas un abcès ? Il l'a vu tout de suite et l'a percé en 2 minutes. 

Je ne vous raconte plus l'histoire du Primpéran pour lequel mon médecin ne m'avait pas avertie des effets secondaires - ils sont écrits sur la notice, mais toutes les notices sont des copier-coller les unes des autres.

On devrait nous apprendre (mais qui ?) à questionner d'avantage ; être moins passif devant le pouvoir du médecin qui prescrit ; et qui, par son assurance, nous décourage souvent de poser des questions. C'est compliqué, parce qu'on en a besoin en même temps de leur assurance... L'homéopathe de Chimène change son traitement tous les mois, en soi cette adaptation du traitement aux résultats me va bien mais vu que c'est moi qui administre le traitement, j'aimerais comprendre en quoi les nouvelles graminées seront plus efficaces que les anciennes. "Vous n'avez qu'à étudier l'homéopathie, c'est 3 ans d'études", me répond-il à chaque fois.

J'aime bien le site de Martin Winckler - je ne sais pas quel médecin il fait, le type m'énerve souvent, j'ai adoré La maladie de Sachs... quoiqu'il en soit il nous pousse à nous affirmer, à être mieux informés et plus acteurs dans notre santé. Un contrepouvoir précieux. 

[Recherche un pédiatre près de chez nous, au tarif à peu près conventionné, auprès de qui l'attente moyenne ne dépasse pas 20 minutes. S'il est attentif et compétent, c'est encore mieux.]

[Recherche une maison qui vend des ceintures de confort pour femme enceinte.]

mercredi 16 mars 2005

nouvelles nouvelles du Franprix (où passe l'argent du ménage ?)

Capuche_1Lorsqu'une copine vient à la maison et que je lui dis Bouge pas, je descends au Franprix, elle me fait la réflexion que depuis des plombes je ne raconte plus rien à ce palpitant sujet. Mea culpa, voilà donc quelques nouvelles.

- Y'a toujours des fleurs magnifiques (des plantes je veux dire) à des prix battant toute concurrence, vous pouvez dire à Nico que je me retiens pour ne pas en acheter un pot tous les jours - eh oui j'y vais presque tous les jours ! Hier j'ai craqué car c'est le retour des plantes aromatiques - menthe, thym, basilic, estragon, ciboulette à 1,80 € le pot, tout y est passé et vous pouvez dire à Nico que ce n'était pas du luxe car nos plants de l'année dernière faisaient grise mine (à part le persil, lui plus on le coupe plus il prolifère). J'ai aussi craqué pour un jasmin magnifique, ben oui j'en avais déjà acheté un au marché dimanche mais celui du marché, rikiki, était à 4 €, et celui du Francri - c'est comme ça qu'elle dit Chimène - immense, valait 4,95, ça aurait été trop bête de le laisser...

- Y'a toujours des fruits de ma passion, barquettes de fraises depuis février (à 1€65, ça fait pas cher l'envie de fraises si ? bon c'est vrai qu'elles n'ont pas particulièrement du goût, mais vous pourrez dire à Nico que du rouge croquant ça n'a pas de prix dans un yahourt). Là aussi je me retiens pour ne pas en prendre à chaque fois, ce n'est pas une question d'argent mais d'organisation de la pénurie, c'est bon de manquer un peu. Pareil pour les mangues qu'on se dispute avec Chimène.

- Y'a toujours Saïd le petit monsieur en blouse rouge qui regrette quand je ne viens pas avec Chimène Elle est où ma copine ?, et qui la gâte de manière éhontée presque à chaque fois (gâteaux avant le dîner, trousse Jet 27, c'est la maîtresse qui va être contente, tortue-qui-fait-porte-clés-et-lampe-de-poche). Quand il ne la voit pas, elle réclame un sac en plastique pour faire un tablier à son doudou, je peux vous dire qu'il a une garde-robe impressionnante le Doudou !

- Y'a toujours un panneau "handicapés" à une caisse, censé me concerner ainsi que les personnes âgées, mais vu que rien n'est expliqué en dessous personne ne laisse passer personne.

- Je croise toujours l'homme du Franprix, mais depuis que mon ventre est rond comme une pastèque j'opte pour la politique de je ne le connais pas ; eh oui, y'a des choses qui se perdent...

incarner un prénom

Jeanne3Dans deux mois mon p'tit loup sera né (autour du 14 mai) ; peu à peu je réduis la voilure de boulot et avec Nico et Chimène et toutes les femmes autour de nous (Maman, Anne, Mariel, Mam, Mané, Violaine, Clara, Marie-Laure..) on essaie d'imaginer ce que sera notre vie à 4.

L'urgence est de s'occuper du lit de Chimène, maintenant que j'ai prévenu la nounou qu'on arrêtait avec elle à partir du jour où j'entrais en congés mat ; fin avril. Je pensais qu'elle m'en voudrait et non, Marie-Laure a été soulagée de cette décision car elle sent bien que Chimène n'aurait pas supporté de venir chez elle alors que le bébé restait avec moi...

Un sujet qui nous occupe aussi est celui du prénom. Depuis quelques mois, je porte deux prénoms, un de fille, un de garçon, comme deux évidences. Pour Chimène, nous nous étions donné le choix, nous avions six prénoms, mais pour Attila je ne sais pas, seuls deux me semblent convenir.

Prénoms caresses avec des voyelles et des labiales ; prénoms doux et profonds, pénétrants, comme le regard de Nicolas ; prénoms qui leur permettront de signer sans leur nom s'ils le souhaitent, tellement il y en aura peu ; prénoms déclinables en espagnol, langue de mon coeur...

Et le papa il en pense quoi ?

Et Maman qui me soumet toutes les semaines sa sélection et quand je lui dis Non merci, me regarde en souriant Bon je ne m'en fais pas alors, de toutes façons ton enfant tu ne l'appeleras pas Cunégonde ou (et là elle prononce le prénom que j'ai choisi) !

[Modèles pour la photo : Jeanne et Valérie en février 2004]

[Ne cherchez pas à me tirer les vers du nez, vous me connaissez, je suis une tombe !]

mardi 15 mars 2005

un peu de crânage

Logo_salondulivre2005_2 Allé, je ne boude pas mon plaisir d'y être ni celui de vous l'annoncer : je vais dédicacer mon livre au salon du livre de Paris !

J'y serai dimanche 20, de 13h30 à 15h.

C'est surtout l'occasion de donner rendez-vous à ceux qui voulaient y aller ce week-end et qui passeront peut-être par le stand de l'éditeur Publibook (E51 - D50, on a un corner). Vous ne pourrez pas me louper (sauf si vous venez à un autre moment), la grosse femme enceinte derrière une pile de livres roses, c'est moi !

Hi hi, j'ai hâte (j'espère que si vous me voyez, vous vous arrêterez et ne passerez pas incognito !)

hic et nunc et demain

En_attendant_les_invits_1

Le souffle me manque. J'ai du mal à vivre tout ce qui m'incombe aujourd'hui, je pense déjà à ce qui m'attend demain quand mon petit sera arrivé.

Aujourd'hui
* soigner la dent (prendre rdv avec la gentille dentiste, annuler rdv avec la sorcière expérimentée)
* aquagym (trouver une copine pour Chim, l'amener, aller la chercher, profiter du ciel tout grand à vélo)
* siestes obligatoires
* lever le pied avec mes clients / terminer avec eux les chapitres dont on avait convenu / facturer
* à propos de factures, préparer le rdv avec le comptable...
* meubles : porter au tapissier le futur lit de Chimène, acheter un fauteuil de travail pour avoir moins mal au dos
* acheter un sécateur qui sèque, deux nouveaux pulvérisateurs (un pour l'engrais, un pour l'eau pure), trouver un nouvel arbuste pour le jardin (bambou, camélia ?)
* répondre à 30 e-mails
* prendre rendez-vous pour la 3ème échographie
* trier les activités, le truc horrible
* écrire sur mon cahier les échos de mes séances psy, ils s'échappent si vite..
* aller voir ma grand-mère, lui montrer qu'on a besoin d'elle, faire en sorte qu'elle reste près de moi le plus longtemps possible
* passer du temps avec ma bounette qui n'aura plus jamais 3 ans, de mon Nico avec qui on va.. organiser un autre week-end (trouver une destination, réserver)
* terminer Dalva
* ne pas laisser trop de bordel derrière moi
* caresser mon bidon, jouer avec ces petits pieds...

Demain
*shopping list : un pantalon Joseph chez mon frippier rue Saint Sauveur, des petits hauts Mango qu'on ira acheter avec Claire-Lise, un pantalon en solde chez Petit bateau, de jolies sandales, un maillot de bain
*contraception : marre de la pilule ; le stérilet j'ai du mal avec cet avortement du lendemain ; parler au docteur d'un implant ? (et le docteur toujours placide "Pourquoi vous pensez à ça dès maintenant ? on verra en temps voulu !" Tu parles)
*nounous d'Attila : crêche ou assistante maternelle ? je vais m'en taper des démarches..

ça m'use d'être moi

jeudi 10 mars 2005

sapristi

Dalmatien* tu piques ma crème hydradante Deluxe... je me pschiite de ton parfum

* j'emprunte ton pull à col roulé... tu utilises mes petits ciseaux à ongle (sans les remettre à leur place)

* tu lis mon Biba... j'annexe ton 2ème oreiller, ça m'en fait un 3ème !

* je me glisse dans ton peignoir en douce... tu lis mes polars avant moi

* tu manges mes Gervita... je pioche dans ta boîte à chaussettes noires (ça me prend 1/4 d'heure à chaque fois d'essayer de les assortir)

* j'enroule ton krama de soie autour de mon cou ... tu laves tes cheveux avec mon shampooing au henné

[crédit photo : moi, pour une fois, la photo fétiche qui me suit partout, prise à Venise ce même été de la robe blanche, première rencontre]

sur le seuil

MagnetoClic !

L'entretien est terminé. J'appuie sur la touche stop du magnéto, le range dans l'étui, rassemble mes stylos, termine le grand verre d'eau, remets le cahier dans mon grand sac brun...

L'entretien est terminé : cela se décide tout seul lorsque le débit ralentit, la fatigue s'installe dans les yeux.

Mais il continue ; enfin débarrassé de ses notes, il me parle de sa guerre, du silence dans les maisons, le bruit de la soupe à table où on ne pouvait rien dire même devant les enfants, de peur qu'ils ne répètent en classe une opinion qui pouvait vous couler. Le silence rompu seulement par les longues conversations murmurées dans la chambre à coucher.

Clic ! sur le pas de la porte une parole vraie est enfin échangée. 

mercredi 09 mars 2005

signes

Venise_de_dos

Ma tante de Marseille, que je vois tous les 2-3 mois, m'a dit hier Tu as changé, quelque chose dans ton corps a quitté la petite fille pour rejoindre la femme.

Cette réflexion m'aurait horrifiée il y a un an ; et hier, dans la bouche de cette femme que j'aime et admire, elle m'a fait plaisir. D'autant qu'elle répond à une impression qui grandit depuis quelques mois. 

* Y'a d'abord eu le syndrôme Dame proprette, de voir un enfant marcher à quatre pattes dans les miettes je me suis mise à nettoyer, balayer, récurer.. plus souvent.

* J'accepte de consacrer du temps et de l'argent pour me soigner - le dos, la tête, l'intérieur.

* J'apprends à ne pas répondre à tout - avec Nico, ça fait longtemps, mais avec ma grand-mère qui m'assène Il est affreux le gilet de Chimène ! c'est plus récent. Next step : réussir cette prouesse avec ma mère / mon petit frère.

* Je mets des écharpes à trous-trous - OK, me voilà directement propulsée au niveau des mémés ! Tant pis, je la trouve canon.

* (et je ne vous parle pas encore de ma poitrine naissante enfin née, vu qu'elle m'a l'air provisoire comme la dernière fois cette coquine-là..)

[pour fêter mon entrée dans l'âge adulte, cette photo, vieille de 10 ans 1/2 - je n'avais pas encore 20 ans ! fin août 1994, ma première rencontre avec Venise..]

mardi 08 mars 2005

crever l'abcès

FlureAu Chili j'étais partie avec une autre française, une Caroline que je ne connaissais pas, avec qui nous avions la particularité d'être complémentaires (nous avaient dit les organisatrices, bureau de l'association française Les amis du Chili). A moi la créativité, la spontanéité, à elle la rigueur et le sens des responsabilités. Non que je ne puisse être, à l'occasion, rigoureuse et responsable ; ni elle, créative et sautillante ; mais dans un binôme, les rôles se distribuent souvent comme une empreinte de négatif.

Elle m'en voulait, Caro, de m'être octroyé le rôle de Marie tandis qu'elle se cantonnait à Marthe. Elle m'en voulait d'arriver en retard aux différentes activités pour lesquelles nous étions solidaires, elle était furieuse que mes idées comportent toujours une part d'approximation, elle était amère de voir que je parvenais, par mes châteries, à mettre les gens dans ma poche tandis qu'elle se braquait.

La nature humaine est ainsi faite que.. plus elle m'en voulait et plus j'étais approximative, chatte, en retard.

Et la crise finissait par arriver, crise muette où Caroline arrêtait de m'adresser la parole. Cela pouvait durer des jours et des jours, toutes ces journées pendant lesquelles nous travaillons ensemble, cheminions ensemble de la poblacion vers le centre ville, déjeunions ensemble.. sans qu'elle ne prononce un mot à mon intention.

Caroline était la seule Française à des kilomètres à la ronde.

Hou la la, le poids de ces jours. Je savais qu'elle attendait des excuses... Bien sûr j'avais abusé, mais les torts ne pouvaient pas être tous de mon côté, comme son attitude le clamait en silence. Il m'incombait à moi de crever cette abcès dans lequel nous nous étions enfermées toutes les deux, et je trouvais ça injuste, et j'étais terrifiée par tout ce qui pourrait sortir de cette boule qui grossissait. Et cette peur durait des jours et des jours, jusqu'à ce que je n'en puisse plus et me décide enfin à oser un "Caro.."

Les cris fusaient, les larmes, les paroles douloureuses. Mais jamais aussi douloureuses que ces fantasmes de reproches horribles que je lui prêtais. Et après cette heure d'engueulade, notre vie reprenait son cours, un peu fragilisée mais parlante.

Lorsque nous sommes revenues en France, nous nous sommes quelquefois revues, et puis au bout d'un an j'ai arrêté de répondre à ses appels.

Cette histoire m'est revenue hier soir, en quittant les urgences dentaires où un dentiste expérimenté a décelé puis percé un abcès, sans me faire mal du tout. Cinq jours d'attermoiements et de peur. Depuis je sens la douleur quitter ma bouche, mon nez, mes yeux..

lundi 07 mars 2005

oublier Venise

DescenteAlors je vous raconte notre week-end poétique.

Vendredi soir vers 17 h il se met à neiger à Paris.
19 h, on se met en route pour l'aéroport (RER, etc.) Mal aux dents.
20 h on enregistre les bagages à Roissy 2F, "L'avion aura une heure de retard".
20h15 attablés autour d'un sandwich spongieux payé avec nos sous.
22h, l'embarquement commence ; la neige se met à redoubler.
23 h (on est enfin dans l'avion) : l'avion ne partira pas, le vol est annulé. L'hôtesse nous sert un verre d'eau.
0h15 : on rejoint enfin le terminal, pas de vol avant le lendemain 18 h (et encore sur liste d'attente), pas d'hébergement prévu pour nous. On doit rentrer à la maison avec nos propres moyens.
0h35 : grâce à mon gros ventre on remonte en 20 secondes toute la queue du taxi.

1h15 : on est bien contents de retrouver notre maison.

Samedi : plus un pête de neige, ni dans la neige, ni sur les trottoirs.
Razzia à la Fnac (correspondance de Proust, Journal de Jules Renard, Les croix de bois, Le dernier Kundera, LA Requiem), puis Rois et reine au cinéma (qu'est-ce que j'ai ri !), pot avec des copains dans un hôtel de luxe. Mal aux dents.

Couchée tôt. Culpabilité d'être si molle et mal, vis-à vis d'un Nico qui regarde la télé tout seul alors qu'on aurait pu sortir avec des potes (Chimène est toujours chez Maman).
Sale nuit, le mal au dents envahit tout mon visage, comme une paralysie.

Dimanche : couchée toute la journée, pleurs, mal, peur. On récupère notre ange, Nico s'occpue de tout. 19h30, le médecin finit par venir, finit par me prescrire des antibiotiques.. Je pleure encore de le voir désemparé (d'où vient cette douleur ? comment soulager une femme enceinte une fois qu'elle a pris tous la dose de Doliprane autorisée dans la journée ?)

Les antibiotiques ont travaillé pendant la nuit, je n'ai presque plus mal.

Venise, oubliée au fil des heures passées à l'aéroport. Petit à petit on se prépare à "ça va foirer". Vide d'un week-end qu'on ne devait pas passer là. Envie de reprévoir un nouveau week-end à deux, loin de chez nous, un week-end à se poupouner, mais où ?

Ma Photo

juillet 2009

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