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Julio - insomnies moites









Ca peut servir


























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mardi 14 décembre 2004

maman pile ou face (1)

Teapot_1 A la maison (chez moi, rue de la Croix-Nivert), on a 15 sortes de thé qui se vident tout doucement. Je suis une grande amatrice de thé, mais je n'en bois presque plus depuis que je vis avec Nico. Pourtant, on en prend tous les deux.. mais le plaisir n'a rien à voir avec celui que je ressentais avant.
[à l'intention de Skotéinos : on parle bien du thé]

A la maison (chez moi, à Fontenay-le-Fleury.. bon, je devrais dire chez mes parents mais ça a été chez moi pendant 20 ans alors pourquoi aujourd'hui ? bref je continue à dire à la maison, ce qui en agace certains..) à la maison avec Maman on buvait le thé pendant de longs quarts d'heure.

Le temps que l'eau bouille
Le temps de se disputer sur quelle sorte de thé on choisit (pitié pas celui aux agrumes !)
Le temps de choisir les tasses (moi je veux une belle en porcelaine que t'a offert ma corres' anglaise)
Le temps de pinailler sur le temps optimal d'infusion (insomniaque comme moi, tu le veux léger léger léger et à tout prix tentes de me forcer à rajouter de l'eau froide pour l'alléger moi aussi mais moi Maman le thé ne m'empêche pas de dormir vu que tu m'en donnes depuis l'âge de 4 ans et puis j'aime attendre avec toi
Le temps qu'il faut pour que le thé refroidisse et qu'on puisse enfin le boire

Alors, j'en prendrai une ou deux gorgées, et tu feras semblant de ne pas voir que je jette le reste dans l'évier.

Pour moi, le thé se boit avec une femme.

Depuis que je ne le bois plus avec toi, ni avec Ely, ni avec Steph, ni avec Céline, ni avec Claire-Lise.. mes amies, vous êtes si loin ! ben le thé j'en prends presque plus.

Du coup je suis passée au petit noir et au vin le soir avec Nico.

contest : and the winners are...

Cup_1 Merci à tous les votants et participants au contest !

Vous avez distingué.. Ta ta..

Pour la catégorie "carnets et cahiers", Gilda.

Pour la catégorie "inclassable", Philippe[s].

C'était serré...

Félicitations à vous deux et merci à tous de nous avoir livré un petit bout de votre rapport à l'écriture.

Gilda et Philippe[s] vous recevrez vos prix d'ici quelques jours, le temps pour moi de trouver l'idée et l'objet.. ouille ouille ouille !

impostures (suite)

CourJe venais d'obtenir mon permis et je faisais souvent le même cauchemar, au volant de ma 205 junior, je conduisais au milieu du trafic, les autres automobilistes ne faisaient pas plus attention à moi qu'à n'importe quel connard devant ou derrière eux.. pourtant un sourire sardonique déformait mon visage Vous croyez que je sais conduire, mais je ne contrôle absolument pas mon véhicule !

La radio me téléphone pour faire un portrait de moi, je me mets à débaler mes trucs, et la complaisance m'écoeure, tout ce que je suis prête à faire pour 20 minutes d'antenne entre 1h et 2h du mat', et ça va intéresser qui ?

Un client signe un chèque au nom de ma boîte intuitu personnae, le sourire sardonique s'est transformé en sourire piteux, vais-je tenir la promesse pour laquelle tu me paies, saurai-je transformer ta boue en or ?

La liste est longue, ma vie tiendrait dans une suite d'impostures dont certaines, bien sûr, sont inomables. Et d'autres, j'imagine, sont nécessaires.

[La phrase d'un de mes premiers patrons qui me reprochait de ne pas faire bonne figure au bureau "Tout le monde a peur de ne pas être à la hauteur, simplement, les autres le cachent."]

lundi 13 décembre 2004

imposture

Haddock Le cahier orange et rouge dont je vous ai montré la photo. Ben en fait, il ne me sert plus de journal. Plus trop. C'est plutôt, comme dirait Jean-Sébastien, un cahier de notes éparses prises lors de rendez-vous de boulot. Pi quand même les pensées qui me viennent pendant ce rendez-vous. Mais plus trop.

Depuis que je tiens ce blog, mon journal extime, j'ai de plus en plus de mal à écrire hors d'une perspective de publication - auto-publication et publication immédiate, me direz-vous, et tout de même, partage avec d'autres.

C'est fou le nombre d'idées, d'amis, d'énergie que ce blog m'apporte. Et d'envie d'écrire. Et cependant, je regrette de ne plus trouver le courage d'écrire autre chose. Juste pour moi, les pensées inavouables, ce qui ne peut pas être partagé, ou pas brut d'immédiatement.

Faudrait voir à se ressaisir. Allé, une ligne par jour, juste pour moi.

tin tiiiin !

Tintinchampignon_1Il est midi.. L'heure du vote a sonné, la première partie du concours est close.

Jusqu'à minuit ce soir, je vous invite à voter pour vos "supports" préférés en utilisant mon e-mail ; eh oui, vos supports car au vu des participations deux catégories se dessinent clairement :

- les cahiers et carnets, avec Gilda, Pascale, Sophie, Tlön, Jean-Sébastien, Richard, La Vita Nuda et Cyrille ;

- les autres... avec Versac, S & Mo., Waves, Skotéinos, Philippes[s], Quoisetur.

J'ai oublié personne ?

Pour voir toutes les participations, cliquez sur la catégorie Vous, en regardant jusqu'à lundi dernier vous ne pouvez pas les rater.

Vous pouvez donc voter pour deux supports (le mien est exclu, je me fais suffisamment de cadeaux comme ça, en revanche les participants au contest peuvent voter et même pour leur support) et il y aura deux gagnants et deux remises de prix (sans contrôle d'huissier parce que bon.)

La proclamation des gagnants demain matin à 10 h..

Go !

premières amours

Tired_carnets

Influencée par un livre ou son préalable, que je n'avais pas lus, et abandonnée des autres, j'ai passé l'été accompagnée par l'un des fameux Moleskine, bien trop beau pour moi.

Il ne méritait pas les conditions extrême d'utilisation qu'une double vie impose.

Glissés dans mon sac à main les jours de sagesse, cachés sous la veste entre la ceinture et la chemise les jours de frénésie intempestive et de contrainte professionnelle, coulés dans la poche arrière de mon jean des jours de liberté, les carnets que j'adopte se doivent d'être souples et sans spirales blessantes.

Je fus moins exigeante, mes premiers et sages cahiers me servaient à noter le livre que l'ami ou la libraire m'avait conseillé, une course indispensable à faire en sortant du bureau et que je craignais d'oublier, une adresse de messagerie que le carnet d'adresses, saturé, ne pouvait plus contenir.

Quand l'écriture est venue, il s'agissait juste d'y jeter quelques mots pour un message à l'attention d'une amie ou d'un amour et qui risquaient de fuir, non pas tant les sentiments que leur expression avant l'instant magique où je retrouverai enfin l'ordinateur familial et la possibilité de le communiquer. Alors au milieux des listes de livres à lire, de musiques à écouter, de films à voir et de commissions ou corvées à faire, se sont installées quelques phrases de contrebande.

Je suis entrée dans le bal par inadvertance, vint un moment où les mots ont gagné, le calepin a dû se plier aux exigences de ma vie tiraillée.

Mon choix s'est alors porté sur ces Clairefontaine à la tranche en tissu et fort solidement cousus, la couverture solide mais souple d'un marron clair et discret, le papier doux accueillant à toute écriture. En l'espace d'un ou deux week-ends, ils prennent exactement la forme idéale de la poche arrière, se placent dans ma main droite avant même que j'ai compris que je devais à l'instant même écrire, m'évitant tout oubli fâcheux. Ils vieillissent bien, aucun n'a craqué avant la fin de son usage. J'étais heureuse, j'avais trouvé le partenaire idéal de ma nouvelle addiction.

Hélas par un mauvais jour du printemps dernier, ils ont disparu des rayons papeterie, où leur grands-frères de plus large taille figurent pourtant toujours en bonne place.

Le Moleskine, familier de ma soeur, mais ignorant d'arrogance que je ne faisais pas partie de la cour des grands, s'est alors imposé. Soucieuse de m'y adapter, d'obéir à ma fatalité, j'ai scrupuleusement dessiné le nombre de poissons requis for a decent tribute to Ernest auquel le marketing indélicat nous force de penser, travaillé sérieusement, senti son poids dans mes poches, bataillé avec l'élastique, craqué la pochette intérieure par utilisation trop intensive de post-its pour compléments intimidés, tenté en parallèle d'autres expériences, dont certaines japonisantes, agi en femme inassouvie par un mari trop sérieux et qui cherche consolation auprès de plus souples amants.

Cependant, quoi qu'on fasse, on en revient toujours à ses premières amours.

Les miennes sont en rupture de stock.

Gilda

elle attend un bébé ?

Autel_1Depuis deux ou trois semaines, Attila se manifeste par des petites caresses, des bonds dans mon ventre.

Les hommes à qui j'en parle, émerveillée, font la remarque "ça doit être bizarre d'avoir quelqu'un à l'intérieur." 

En fait, non. Les caresses d'Attila arrivent après les mois difficiles, les 25000 hormones qui déboulent en un mois, la fatigue incontrôlable, les nausées, le corps qui se déforme...

Après Mars Attack, les caresses. Les jeux. Le contact se noue petit à petit avec cet Alien qui devient mon enfant. Je me sens naître mère à nouveau.

dimanche 12 décembre 2004

je n'écris pas

CerveauJe n’écris pas. Ou plutôt, j’écris beaucoup, mais je n’écris pas.
Rien qui vaille la peine d’être lu.
Alors je rêve que j’écris.

Philippe[s]

it's tea time

et je vous rappelle en passant qu'il vous reste jusqu'à demain midi pour participer au contest de supports d'écriture (j'allais écrire "cahier", pfeu..)

Après, tous ceux qui veulent pourront voter pour le support qu'ils préfèrent, en m'envoyant un e-mail. Le votes sera clos lundi soir, à minuit.

l'âme d'un blog

Main_cacheDe temps en temps on sent qu'un blog s'essoufle. Les notes s'espacent, les thèmes se répètent sans élan, voilà, disparu ce foisonnement du début, cette envie de partager ce qui nous tient à coeur.

Sacrés blogs, qui reflètent si bien nos états d'âme sans qu'on ait besoin de dire "je me sens comme si ou comme ça" ; relation à son blog qui ressemble à celle que nous entretenons avec nos amis, avec nous-même - désir, fatigue, désir, fatigue.

Heureusement, il revient, l'élan.

[fine pellicule d'ennui qui recouvre nos vies ; pas envie de cadeaux pour Noël ; j'abandonne les livres avant la moitié

le carnet de rêves est presque vide

restent
frotter mon nez contre les oreilles d'un chien
retrouver Venise
connaître le visage de mon bébé

j'utilise le truc de Laure : sourire même quand on se sent gris ; ne pas transformer un état d'âme en comportement, rester avec mes clients enthousiaste et pro.]

Ma Photo

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