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Julio - insomnies moites









Ca peut servir


























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vendredi 23 juillet 2004

maternité

maternitQuand Nico a pris cette photo, j'étais pas très contente ; je me trouvais grosse, mouillée, dans cet état de vulnérabilité qui ne donne pas envie d'être immortalisée.

Et puis, à la regarder, elle me plait ; j'aime la tendresse qu'elle montre, celle immense que je ressens particulièrement en ce moment. Sa petite enfance s'échappe à pas de géant, j'éprouve le besoin de savourer chaque instant de ma toute petite déjà grande.

Et j'aime que Nicolas ait capturé cette tendresse dans la petite boîte grise.

jeudi 22 juillet 2004

coquillettes

frres_et_soeurCe soir Mathilde et Bounie viennent dîner. Bounie c'est mon frère, et Mathilde, vous l'aurez deviné, est sa copine. Je précise, mon petit frère. Enfin, je n'ai que lui comme frère, mais il est né 2 ans 1/2 après moi, et je vous prie de croire que ça compte..

Bon, je sais, ça devient ridicule à mon âge ces histoires de droit d'anesse.

Bref, ils viennent dîner et sans même me poser la question, je suis en train de préparer un dîner comme à la maison - c'est à dire, avec des plats que nous mangions à la maison quand nous étions petits (Ben quoi, pour vous, la maison ce n'est pas aussi la maison de vos parents dans laquelle vous viviez quand vous étiez petits et dans laquelle eux vivent encore ?)

Besoin de rappeler à nous ces saveurs d'enfance.

Alors au menu :

- tartines de rillettes en entrée (très estival..)

- galettes de sarrazin - bon d'accord, achetées sous plastoc à Franpraille, ça ne vaut pas celle de Noël du marché de Saint Cyr mais bon - "complètes"ou "norvégiennes"

- et un clafoutis aux cerises - les clafoutis, c'est le premier gâteau que j'ai su faire à 8 ans, parce que la recette était marquée au dos du paquet de pruneau. Je l'ai vite sue par coeur, mais j'oubliais toujours un ou deux ingrédients et en rajoutais d'autres.. le jour où j'ai oublié les pruneaux et le lait, il n'a pas été bonissime mon gâteau.. Je vous rassure, ça m'arrive toujours ! (Je vous donnerais bien la recette, mais je risque d'oublier des ingrédients..)

Avec Nico, on se fait toujours des petits plats super bons, et parfois la cuisine ultra simple de mes parents me manque. Quand il n'est pas là, au déjeuner par exemple, il m'arrive de savourer une boîte de saucisse lentilles ou un plat de coquillettes-gruyère-jambon blanc-ketchup. Comme à la maison.


[Ah ben voilà, pendant que j'écris Chimène en a profité pour transformer la salle de bains en piscine.. Grr.. ça m'apprendra aussi à bloguer hors des heures ouvrables.. ]

hamac

yesse_L'un de nos projets de l'été avec Nico, c'est de commencer à tenir un gros cahier commun dont la thématique serait Notre maison de rêve.

C'est là que nous consignerons toutes nos idées, trouvailles et rêves pour la maison que nous bâtirons ensemble ; et si nous ne parvenions pas à gagner assez d'argent pour la bâtir, il nous resterait toujours le cahier.. Mais je crois que, mûs par un rêve, nous allons nous sortir les doigts du cul (surtout moi, c'est vrai).

Pile là maintenant, je sais que ma maison ou le jardin de cette maison accueilleront un hamac, plusieurs hamacs.

Et qu'on y aura un chien.

Et des arbres fruitiers.

Et un grenier pour cacher nos trésors.

Et des niches dans les murs pour mettre des statues de la vierge, des chats en bois.


Que la vie me semble belle, de pouvoir imaginer toutes ces choses délicieuses, et de me donner toute cette énergie pour oeuvrer à les réaliser.

mercredi 21 juillet 2004

invisible ?

sous_leau_1Ah ces p'tites vacances en Bourgogne dans ma belle-famille. Y'avait que des adultes, des vrais, mais on a bien rigolé.

Ils étaient tous en admiration devant Chimène (le premier petit-enfant de mes beaux-parents, qui ont eu 4 garçons.. une vraie star, ma fille !)

Une fin d'aprèm, peu de temps avant l'apéro, Anne ma belle-mère me dit Ah vraiment, elle est super bien élevée ta fille.
Pile à ce moment-là, Chimène enfourne les doigts dans son nez.
Je pouffe Ben oui, voyez..
Le fan club ne s'est pas démonté Ah mais c'est tellement bon ça !

Et devant l'air à l'aise de Chimène, nous en avons conclu que toute personne se curant le nez acquiert la faculté de se croire invisible.

faillible

bolsAujourd'hui, Nicolas est mayade, si mal en point qu'il ne peut pas aller travailler ; il reste à la maison avec moi.

Et moi, je suis fébrile avec toutes mes choses à faire, des rendez-vous auxquels me rendre, des mails à envoyer, du texte à PRODUIRE. Et trier dans l'or de mes idées celles qui valent le peine d'être menées à bout.


Ben je vais vous dire, à la fois c'est la fête quand il est là sans que ce soit prévu, et à la fois c'est pas facile de travailler sérieusement à côté de quelqu'un qui ne bosse pas. Pi quand mon roc tombe malade, ça m'angoisse...

mardi 20 juillet 2004

bonnes nouvelles, mauvaises nouvelles

BOULESCe soir, nous allons dîner chez ma petite grand-mère ; j'attends déjà sa question habituelle Quoi de neuf ? (Oh c'est pas beau de faire des procès d'intention...)

Cette question m'horripile, je ne sais jamais quoi répondre. Il y toujours des mini-trucs de neufs, et à la fois rarement rien qui semble valoir la peine d'être mentionné..

Mon client, enfin mon ex-client (je lui ai envoyé la dernière facture hier) est coach et il a avec ses propres clients une formule que j'aime bien, et que je reprends pour moi et ceux qui m'entourent. A chaque séance avec une personne qu'il suit, il demande "Quelles sont les bonnes nouvelles ? les mauvaises nouvelles depuis la dernière fois qu'on s'est vu ?"

Eh ben ça marche du tonnerre ; notre cerveau sait toujours répondre à cette question, qui nous conduit à voir une journée, ou un laps de temps sous les différents bouts de la lorgnette (nuages noirs, nuages roses).


Pour moi aujourd'hui :

Bonnes nouvelles
Il fait beau
Super horoscope qui dit que j'ai plein d'énergie pour mon boulot et c'est vrai et j'en ai besoin !
Gros câlin de Chimène ce matin
Brushing réussi
Mes ballerines splendides ne me font plus mal
Claire-Lise m'a offert un sac canon, pratique pour le vélo, grand, très chic (en soie verte)
Le gardien de l'immeuble veut bien s'occuper des plantes quand je ne suis pas là
J'ai plusieurs prospects à rappeler
J'ai plein de rendez-vous intéressants cette semaine
J'ai décidé de me remettre aux abdos 3 fois par semaine

Mauvaises nouvelles
Fuck the money
Mes plantes n'ont pas du tout aimé les 5 jours où j'étais pas là, elles ont attapé plein de maladies aux noms affreux (traitement drastique tout couper et mettre des produits a l'air bien chimique)
J'ai le trac de rappeler mes prospects
Je ne sais pas comment va se présenter l'année prochaine sur le plan pro
Chimène va se faire chier chez sa nounou en septembre et je n'ai pas d'autre solution pour le moment
J'arrive pas à produire
J'ai pris un kilo en Bourgogne suite à l'excellente cuisine de la grand-mère de Nico, j'avais pas besoin de ça

Et vous ?

lundi 19 juillet 2004

brindilles

allianceOn essaie de se coucher en même temps, à un quart d'heure près.

Il y a des choses, toutes petites mais essentielles, qu'on ne peut se dire qu'à ce moment-là, dépouillés de nos vêtements et des nos appétits, libérés des tensions de la journée, libérés du désir de faire ; au bord du sommeil.

Souvent je viens chercher Nicolas à son ordinateur ou devant la télé Tu viens ? Parfois c'est lui qui dépose un baiser sur ma nuque, tandis que je suis ployée vers l'écran, Je vais me coucher..

Après le papotis, on bouquine, et puis très vite l'un ou l'autre éteint, sombre immédiatement.

Celui qui lit le plus tard a pour mission de donner le dernier baiser à l'autre endormi. Quand c'est moi.. quand c'est moi, je pose le livre, j'éteins la lampe, je vire les deux oreillers, je me câle sur le ventre, et au bord du sommeil je me rappelle Le baiser !

Souvent je suis tentée de le sauter Boh il dort, il ne se souviendra pas.. Et puis je soulève mon torse et mes lèvres tatônnent vers son épaule.

Ce baiser soir après soir, ce n'est pas tant pour lui que je le donne, que pour moi - donner une continuité aux rituels d'amour, brindilles de notre nid de couple.

mardi 13 juillet 2004

au cul du camion

bibichepouah ! la fumée
plisse mon nez - petits poils noircis
je rêve aux collines parsemées de vaches roses


où un pique-nique au champ de Mars se transforme en dîner sur la moquette

suzanneNous nous sommes retrouvées.. nous avons palabré.. Voilà le résultat du best of des bouquineuses, des avis à la fois disparates et qui parfois se rejoignent..

Bref ce club de copines qui va entamer en septembre sa 4ème saison, trouve encore toute sa raison d'être, découvertes, bonnes bouffes, poilades entre nénettes, amitiés qui naissent, se renforcent.


[Depuis j'ai terminé L'homme soeur, de Patrick Lapeyre : doux et désespéré, poignant, aux échos multiples à ma propre attente, à mes propres troubles de la personnalité..

Depuis j'ai tenté d'entrer dans Love, de Toni Morrison, et j'ai définitivement mis au rencart cette voix geignarde qui m'avait déjà insupportée lors d'une première tentative de lire Beloved (à quoi pensent les jurys du Nobel ? ils en ont des fois un drôle de goût).

Depuis, j'ai commencé Suzanne la pleureuse, d'Alona Khimi, sur les conseils de Claire-Lise et sa voix chichiteuse et ironique sur elle-même m'enchante. Comme quoi il y a pleureuse et pleureuse.]

en partance

piedichez nous, il y a des sacs de partout

mes sacs du jour et de la veille, remplis de flyers et d'articles de Libé que je m'imprime pour le métro et de papiers de sécu à renvoyer depuis 3 mois

les sacs de fringue qu'on nous donne et que j'ai pas encore rangés,
ceux que je dois donner à droitagauche

les sacs couleur crotte de chat de la Fnac, résidu de la razzia du samedi

le sac de l'ordi auquel on n'a pas encore trouvé de place

des sacs à sac, des coins à sac, des sacs poubelles vidés tous les pas beaucoup et jamais assez cependant

des sacs à linge propre, des sacs à linge sale


et dans un coin de mon bureau, le sac du week-end d'avant - celui d'il y a un mois - se fondant avec celui du week-end suivant, y'a qu'à retirer les affaires sales, en rajouter deux trois propres et se fier au sédiment - résultat, on oublie toujours the truc

- dans une maison, on est toujours en train d'arriver, en train de partir ; et je ne sais pas comment font les gens qui déballent tout dès qu'ils rentrent chez eux, qui assignent à chaque chose une place qu'elle retrouvera immuablement, bien pliée, sitôt 9 h du soir le dimanche.

Ma Photo

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