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jeudi 08 mai 2008

aimante ?

Dans la liste des choses que je veux être, il y a un adjectif qui devrait venir avant "inspirante" : c'est "aimante". J'ai eu la révélation hier après-midi, et depuis comme avec "inspirante" je me demande comment l'être davantage, aimante.

En fait c'est assez facile d'aimer des personnes choisies et merveilleuses. Je vais quand même m'entrainer à les aimer mieux, avant de passer au reste du monde.

L'un de mes premiers actes aimants fut d'aller rendre visite à ma grand-mère sur le chemin de notre départ en Bourgogne. Nous devions rester 5 minutes... et nous y sommes toujours ! Je n'ai pas eu le courage de repartir ni hier soir, ni ce matin, et du coup nous attendons Nico qui travaille et n'est libre que demain soir.

En vacances à 5 km de chez moi : c'est assez incongru, et malgré tout dépaysant d'habiter la grande maison de ma grand-mère, avec son jardin, la piscine pas loin, et de nouvelles règles. Et ressourçant pour moi de m'occuper des enfants avec celle qui a chouchouté mon enfance (et me chouchoute encore). Ma grand-mère est ravie, les filles et moi aussi ; ceux qui nous attendaient, et Nico, je ne sais pas...

Enceinte de mon nouveau projet d'entreprise (qui aboutira peut-être à un Plume de vie 2 qui ressemble beaucoup au premier en juste un peu plus flamboyant !) je passe d'un excès à l'autre, c'est assez déroutant mais en même temps, je ne sais pas, rafraichissant.

[Je n'arrête pas de penser à cette histoire de l'aïeule de l'un de mes clients : elle venait d'accoucher de son troisième ou quatrième garçon et devait rejoindre, avec tout un déménagement, son mari juge de paix dans la nouvelle ville où il avait été affecté. En chemin elle s'est arrêtée chez sa mère.. et n'a plus voulu repartir. Son mari est venue la voir et l'a recourtisée pendant 2 ou 3 ans, à la suite de quoi elle a accepté de reprendre le cours de la vie avec lui. Ils ont fait référence à leur premier mariage et leur deuxième mariage, qui produisit encore deux ou trois garçons ! Mais elle s'était fait une raison de vivre dans une maison peuplée d'hommes et je crois que par la suite, ils ont été très heureux.]

mercredi 07 mai 2008

l'ennui

D'où il vient, l'ennui ?

Et d'où elle vient l'intensité avec laquelle je me plonge dans la discussion, dans la relation avec mes 4 mousquetaires de clients, l'un après l'autre ou tous ensemble ? Ou dans nos papotis du soir avec Nico... Et pourquoi avec les filles par exemple, je sens la fatigue et l'envie de m'enfuir-m'enfouir alors qu'elles m'ont tellement manqué la semaine dernière ; ou avec d'autres personnes, la plupart, une certaine absence, je suis là sans être complètement présente ; et par ricochet eux aussi ont envie de se tirer.

L'absence pour moi, est absence de projet commun ; absence de compréhension mutuelle, ou jugement porté sur le moi du moment, encore plus flou que d'habitude ; je ne pesais déjà pas beaucoup, et voilà que je mets à peser encore moins ! "Tu t'y prends mal, tu as tort." Que répondre à cela ? je ne vais pas argumenter sur ma méthode : marcher à l'intuition et au tatônnement ça ne se justifie pas. Et c'est ce qui fonctionne pour moi. Et je suis preneuse d'autres suggestions, pourvu qu'elles ne soient pas des couperets.

J'aspire à retrouver dans chacune de mes vies une présence et une bonne intensité de relation ; et sans doute cela passera d'abord par la case "me retrouver professionnellement", avancer dans la redéfinition du moi professionnel - et du moi tout court.

Allé ; au boulot.. (je n'ai jamais autant bossé qu'à ces deux étapes charnières où je cherchais ma nouvelle voie, en 2001 et aujourd'hui, donc. ça vous fait ça à vous aussi ?)

Boulets

[Et une photo quand même, pour égayer l'ennui ; jolies bouées-boulets qui ariment à la terre..]

mardi 06 mai 2008

la poésie d'un chien

Churchou

Le coucher dans sa niche et le retrouver, au matin, au pied de notre lit (en général, sur mon tas de fringues de la veille ou dans les chaussures de Nicolas)

Le voir courir dans un petit ruisseau d'égout, le long du trotoir, comme si c'était la mer

Le voir attraper une motte de terre et la balader sur 20 mètres en secouant la tête, fier comme s'il avait découvert l'Amérique

Ses petits mordillements et lèches de pieds quand il est comme maintenant planqué sous mon bureau

La queue flap flap flap qui bat la chamade sur le parquet

Sa manière d'attraper la laisse quand on se balade, et de faire semblant de se tenir en laisse

Ses aboiements incongrus de Don Quichotte de salon (c'est curieux d'écrire d'un chien qu'il a la voix mal posée, et pourtant quand il aboie et que sa voix se casse c'est assez drôle)

Les gens qui se foutent de moi dans la rue, - Il n'obéit pas votre chien ! - Tss, vous allez voir, viens mon Churchou..

Notre joie de rentrer à la maison pour être accueilli par ce sourire de chien.. quand il n'est pas à la porte tout le monde le cherche Ben il est où Churchill ?

J'ai un peu mauvaise conscience de l'avoir ramené de Dinard où il était si heureux mon toutou, et même à Paris, on est bien contents avec notre Churchillou (qui a grandi et forci, c'est ouf, pendant ces vacances ! un vrai petit mec-chien..). 

lundi 05 mai 2008

regards d'hommes

C_est_moi_aussi Pendant les 4 ans où j'ai participé à un atelier d'écriture, il y a eu toute une longue période au cours de laquelle je n'ai écrit que des textes tristes à se jeter par la fenêtre. Un jour que je m'en excusais auprès de mon groupe, l'homme, le seul homme de la bande sur les 7 ou 8 que nous étions, m'a dit "Mais ce n'est pas seulement la joie que nous recherchons dans une écriture, le désespoir aussi nous bien parle de nous.."

C'est ce même qui dirait un peu plus tard, toujours face à l'un de mes textes, "J'aurais adoré qu'une femme m'adresse ces mots-là !"

***

Quelques temps après notre rencontre, il s'était décidé à m'adresser la parole et finit par me balancer : "Au départ, je n'avais aucune envie de te connaître tellement tu me semblais inconsistante." Sur le coup, ça ne m'avait pas tellement ébranlée ; mais cette inconsistance, je me la trimballe depuis plus de dix ans maintenant et elle revient griffer mon coeur à intervalles réguliers.

***

"Tu m'as immédiatement parue éminemment sympathique !" ça, ça m'a fait du bien.

[En contrepoint le regard de Nico qui me capture si bien dans son appareil photo. Souvent, il attrape la soeur, la petite fille ; et plus rarement, la femme.

Aujourd'hui j'aspire à être regardée
et à peser davantage que mon poids de mots

Mais sont-ce des choses que l'on écrit ? ]

free music

vendredi 02 mai 2008

un petit tour de balcon

Allé hop aujourd'hui c'est la fête du slip, je déroge à tous mes principes de "pas plus d'un texte par jour", voilà mon balcon "début mai 2008" (un peu balayé pour l'occasion).

Visite guidée (et vite faite, c'est pas Versailles..) :

Capucines

Mes pousses de capucines qui me ravissent.

Verveine_orange_2

J'espère qu'il va bien grandir ce pied de verveine !

Verveine_fraise

Celui-là aussi ; et les fraises, est-ce qu'on aura des fraises cette année ?

Ma_jungle_2008_2

Vous avez vu les citrons, c'étaient pas des boniments ! Ah c'est que je l'aime moi ma jungle domestiquée. (cette année, j'ai très envie d'ajouter un figuier... ça manque non, un figuier ?) 

choses qui me mettent en joie

* mon nouveau bracelet, un lien rouge avec un coeur d'argent, à mon poignet pour me rappeler que j'aime la vie (ma grand mère me dit que ça fait petite fille, moi j'aime)

* les plantations bien nettes sur mon balcon (en revanche, faut que je balaie autour des pots j'ai mis de la terre partout)

* avoir presque terminé un projet d'histoire qui tient debout pour mes 4 mousquetaires

* la perspective d'un long trajet en voiture avec mon homme.. et retrouver les filles dimanche !

* la compile de Papa, joyeuse et "pas moderne" du tout

* notre série du moment, Big Love, qui parle d'une famille polygame en Utah, avec 4 personnages fantastiques, j'y pense tout le temps..

* L'art de la joie, ce livre transmet un souffle et une liberté qui me font beaucoup de bien en ce moment..

* tous les projets de mai (un long week-end, des déjeuners, préparer les vacances, pleiiiin de travail)

* ma nouvelle orchidée, achetée un peu plus cher que les précédentes, et qui fait des boutons !

* mes abdos qui tirent à cause du jogging et du vélo hier (ayé j'ai retrouvé mon "poids de forme", je me sens toute mince ! le secret, reprendre le sport + se servir à manger dans des assiettes à dessert..)

* presque arriver à marcher avec mes salomés de grande fille, oui ces jolies chaussures qui ont des talons de 8 cm et que je dois vous montrer depuis un an 1/2 !

 

Le_plus_beau

[Qui c'est le plus beau ???

C'est pas possible, faut que je les retrouve, je gratte le cul de tous les chiens du quartier et dévore des yeux les enfants blonds dans les parcs. Ne me demandez pas ce que je fais quand je suis en manque de sexe, je vous ai déjà dit que ma belle-mère lit ce blog ! (bisous, Anne..)]

free music

jeudi 01 mai 2008

légère, légère

Je ne m'étais pas rendue compte qu'ils pesaient si lourd sur moi, tous ces livres des autres. Et maintenant que peu à peu je m'en dégage, pfiou, je me sens légère, légère ; un gaz. Et du coup les livres qui me restent, 5 ou 6 à des stades différents d'avancement, maintenant que ce sont les derniers (avant un moment), je les écris beaucoup plus facilement : dans la joie.

Et je me souviens de mon boulot d'avant, celui où je me trompais tous les jours et cela désolait mes 2 ou 3 patrons ; le jour où j'ai démissionné, comme par miracle je n'ai plus commis AUCUNE erreur. Les mecs étaient fous (mes patrons) !

Et moi, comme aujourd'hui, je me sentais légère, légère...

[En attendant, je bosse, je bosse ! et suis bloquée sur le mode "je répète tous les mots deux fois, deux fois"..]

Chum_and_church

[Bon c'est pas tout ça mais ils commencent à me manquer grave grave mes 3 petits amours.. 'reusement qu'y a encore le grand !]

mercredi 30 avril 2008

vers Plume de vie 2

Caminando_se_ven_las_cosas

En ce moment y'a des gens qui s'inquiètent. Pour moi. "ça va ?" "ben oui.." et 5 minutes plus tard, "tu es sûre que ça va ?"

"quand vous m'avez annoncé votre décision [d'arrêter d'écrire un livre pour lui, ndla], j'ai eu peur qu'il vous soit arrivé quelque chose de très grave ; ça n'est tellement pas votre genre.."

"ma chérie, tu ne peux pas tout envoyer balader comme ça.." "ben si" (Ben non en fait...)

Je suis peinée de dérouter ceux que j'aime, et heureuse de les surprendre.

Car voilà ; je suis en train d'essayer de changer de métier. Je ne sais pas ce que je vais faire, mais je ne développe plus l'activité "écriture de livres pour les autres". Je tatonne. Je regarde tout ce que j'ai aimé faire pendant 7 ans, tout ce que que j'ai envié à mes clients, mes amis ; et tout ce que je ne veux plus faire (ou être). Je tâte le terrain de mes envies, des compétences à acquérir, des produits et services pour lesquels mes clients (=les indépendants et patrons de PME, ça je l'ai bien en tête) seraient prêts à me payer.

Vertigineuse expérience que de laisser tomber une peau ; comme un serpent après la mue, je me sens toute jaune, toute nue, pas jolie-jolie : c'était tellement confortable de pouvoir dire "Christie, accoucheuse de livres pour les autres".

Sauf que je devenais un peu grise, et moi j'ai envie de flamboyer ; d'apporter d'avantage ; de continuer à travailler avec mes clients chéris une fois qu'on a réussi un premier projet ; de mener des projets plus courts, moins coûteux pour moi (ça ne veut pas dire moins engageants hein !) ; et de m'aider moi-même à accoucher de mes propres livres. Et aussi, travailler en équipe avec des personnes INS-PI-RANTES. Tout en gagnant ma vie, ça va sans dire ! (et là la petite voix borisvianesque me chuchotte "mais ma vie je n'ai pas besoin de la gagner, je l'ai.." tss tss tais toi Boristie.)

Je ne sais plus qui je suis ; mais je vais trouver.

Bon c'était pour vous dire. Du coup entre réfléchir, transmettre un "bébé" et terminer les autres, prospecter, rencontrer, et m'inspirer (et rempoter les plants de tomates et les fraisiers achetés au marché de Dinard), je n'arrête pas ! Et j'oscille entre grande joie et grande peur. 

Et vous la sentez, vous la sentez l'énergie et la vie qui se dégagent de ce wind of change ?

[Ma grand-mère, cette sainte femme qui ne perd pas le nord, m'a demandé hier "et alors, tu vas gagner plus d'argent ma chérie ?" "heu, oui, j'espère.." "bon, mais au moins tu as l'air de t'amuser, c'est déjà quelque chose !"]

mardi 29 avril 2008

feuille enroulée

Adoree

Chaque absence de mes filles préfigure l'immense, définitive absence ; la maison vide de leurs cris et de leur petit bordel. Et le sens, quel sens je trouverai à mes journées, à mes pas dans le grand espace déserté, une fois que mes petits auront quitté le nid ?

[Ne pas chercher à les retenir. Ne pas leur faire porter ce poids d'amour, c'est trop cher payer le fait de les avoir mises au monde. Alma qui vérifie presque chaque jour, "C'est vrai Maman ton ventre ne voulait pas nous laisser sortir et le docteur a dû prendre un couteau mais ça ne t'a pas fait mal ?", je me demande si j'ai eu raison de leur raconter cela. Et quel docteur m'aidera à anesthésier la vacuité de mon ventre-maison, moi qui suis atteinte du syndrôme du nid vide 10 ans à l'avance.

Apprendre l'accordéon
Replanter mes tomatiers
M'autoriser ce stage de catamaran
Rêver de ce grand voyage en Inde, au Pakistan

Allegria_2

Vivre, vivre pour moi, et ne pas demander à ceux que j'aime de me remplir !]

[Quelque chose de rassurant : je ne suis pas la seule à éprouver ces noeuds.]

[Autre chose qui n'a rien à voir. Vous me demandez souvent comment je fais ma médite. Alors je suis un peu gênée car je me sens naine en la matière ! La seule chose pour laquelle j'ai du mérite c'est ma ténacité, je la fais presque tous les matins peu de temps après le lever (quand je peux), ou quand les enfants sont partis.

Je choisis un coin inspirant (pour moi, la grande porte-fenêtre devant le balcon).

Je m'assieds en tailleur, ou pieds sur les genoux, ou dans la position de la feuille enroulée (qui ressemble à la posture d'adoration, pour ceux qui voient) : front contre terre, bras le long du corps et en arrière.
Je laisse mes pensées vagabonder ; puis je me pose mes trois questions, "merci" (pour quoi je rends grâce dans la journée d'hier ? qu'est-ce qui m'a rendu heureuse ?) ; "pardon" (qu'est-ce que j'ai mal fait, qu'est-ce que je veux améliorer  aujourd'hui) et "aujourd'hui" (quelle va être la couleur de ma journée, qu'est-ce que je veux faire aujourd'hui, quelle va être mon attitude.

Enfin, je choisis une intention pour la journée, "Emmène moi vers mon chemin de vie", ou "Tendresse et fluidité", ce matin c'était "être à l'écoute de ce que les autres ont à me dire" parce que j'ai trois rdv qui m'angoissent un peu,

et zou, je file vers ma journée !

Le tout à pris 5, 7 minutes... C'est pas beaucoup mais ça me fait du bien ! ça me calme, et me recentre sur ce que je veux être et faire. ]

Bonne journée !

lundi 28 avril 2008

une définition et un poême

C_est_moi

Cette semaine loin de tout (enfin, pas si loin...), j'ai cherché le sens (ma définition) d'un mot que j'emploie à toutes les sauces, devant un homme que j'aime, devant une ville dont j'ai la nostalgie, devant une nouvelle amie, devant les chemins verts de Saint Briac ; un mot qui dit aussi la femme que je veux être pour les autres, mon homme, mes enfants, mes amis, mes clients, vous.

Ce mot, c'est inspirant.

Et le sens que je lui donne, c'est "qui met en mouvement. qui donne envie d'y revenir. qui met en joie. qui provoque une nostalgie, un manque, quand il est loin de nous. même si on le porte en nous, anyway."

Et vous, c'est quoi la personne que vous voulez être ?

Gros bisous ! I'm happy to be back.

[J'ai retrouvé, dans un commentaire, ce poême offert par Marie-Pool il y a bien, bien longtemps.. Je le trouve toujours aussi beau et vous le transmet mes loups-louttes

Dans sa superbe dérive
La Vie n'exclut
Ni mouettes ni gouffres
Ni algues ni brisants

Elle produit fruits et ténèbres
Culbute les idoles
S'esquive et se proclame ailleurs

S'émerveillant du seul vivre
Elle va
Souveraine
Où il n'est pas d'enclos

Andrée Chédid, Territoires du Souffle]

Ma Photo

mai 2008

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