Je viens de déposer les filles au centre de loisirs pour la journée.
Cela fait un mois qu'elles n'y avaient pas été, pour cause de vacances, d'anniversaires, de 11 novembre, que sais-je.. En général je m'arrange pour que ce soit Nicolas qui les accompagne, leur petit visage triste quand je quitte le préau intérieur me serre le ventre. Mais ce matin il ne pouvait pas.
Evidemment on part à la bourre. Je réprime toutes les deux secondes un "dépêchez-vous". Je m'applique à donner la main à chacune, y'a pas de raison pour que toujours la plus brune soit chouchoutée. Mais quand Chimène se met à escalader les plots en pierre qui jalonnent la place, je ne peux retenir un "On n'a pas toute la vie." Derrière je pense aux portes qui ferment à 9 h, aux enfants qui ne sont pas admis et aux rendez-vous que j'ai aujourd'hui.
J'aimerais vivre une vie sans contrainte pour laisser mes enfants musarder. Je mène déjà une vie très libre et c'est bon pour les enfants d'être parfois frustrés, parait-il. N'empêche, je trouve ça difficile.
[Et mon client qui me demande un rendez-vous mercredi prochain. Y'a pas d'autre jour possible parait-il. Je n'ai pas encore répondu...]
[Et le comble : je me suis habillée en pantalon gris avec un pull noir. "T'aurais pu mettre une robe, maman, quand même", me dit Chimène du haut de sa robe rouge et de ses ballerines à pois.]




































Les commentaires récents